Wright Teresa (1918-2005)

Muriel Teresa Wright naît le 27 octobre 1918 à New York.
Très jeune elle monte sur les planches et dès la fin de ses études 2daires elle rejoint le Wharf Theater de Provincetown dans le Massachussetts. Pour “Our Town” de Thornton Wilder, elle sert de doublure à Dorothy McGuire et en jouant une pièce à Broadway est remarquée par les dénicheurs de talent de Samuel Goldwyn, qui l’engage pour l’adaptation cinématographique de “La Vipère” (1941) de Lillian Hellman confiée à William Wyler et où elle donne la réplique à Bette Davis.
Elle retrouve le réalisateur pour « Madame Miniver » où elle joue le rôle 2ndaire d’une jeune mariée tuée dans un bombardement aérien. Ce rôle lui vaut l’Oscar qui lui avait échappé pour « La Vipère ». Fait extrêmement rare, elle reçoit aussi la même année, une nomination pour l’Oscar de la meilleure actrice face à Gary Cooper dans « Vainqueur Du Destin ».
En 1942, elle épouse Niven Busch (1903-1991) jusqu’au 25 novembre 1952. Ils eurent 2 enfants.
A partir de là, de nombreux studios la réclament comme Universal pour « L’Ombre D’Un Doûte » d’Alfred Hitchcock, dans le rôle de Charlie, la nièce soupçonneuse d’un tueur de veuves fortunées. La Warner l’enguage pour tourner dans « La Vallée De La Peur » : un western écrit par son mari, le scénariste Niven Busch qu’elle a épousée en 1942.
Elle renoue ensuite avec Goldwyn et Wyler pour « Les Plus Belles Années De Notre Vie » qui remporte 7 Oscars.

Teresa Wright et Joseph Cotten pendant le tournage de « L’Ombre D’Un Doûte »
En 1946, une grossesse la contraint à renoncer au rôle de la métisse dans « Duel Au Soleil » qui lui aurait permis de rompre avec les emplois de jeunes femmes sages et rangées.
Désormais loin de toute attache avec les studios, elle est femme de paraplégique face au débutant Marlon Brando dans « C’Etaient Des Hommes ». Alors âgée de 34 ans, elle joue la mère de Jean Simmons qui en a seulement 10 de moins dans « The Actress ».

Teresa Wright et Marlon Brando
En 1959, elle se remarie avec Robert Anderson (1917-) jusqu’en 1978. Ils n’eurent aucun enfant.
Dès la fin des années 60, le cinéma passe au 2nd plan au profit du théâtre où Teresa connait notamment le succès avec “Mort D’un Commis-Voyageur” et la télévision où ses apparitions sont couronnées de nominations aux Emmy Awards.
Ce n’est qu’occasionnellement qu’on la revoit à l’écran jouer les charmantes vieilles dames dans « Quelque Part Dans Le Temps », « Le Prix De La Passion » ou « L’Idéaliste ».
Teresa Wright est décédée le 6 mars 2005 d’une crise à New Haven dans le Connecticut.
Retrouvez son étoile au Walk of Fame au numéro 6405 sur Hollywood Boulevard
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Une vraie sainte, assez pénible, dans le film THE MEN avec un jeune Brando en paraplégique vétéran de guerre qui n’accepte pas sa situation. Personnellement je n’aime pas ce film très larmoyant et elle n’arrange rien… Et la musique écoeurante de pathos saturé !! C’est dans L’OMBRE D’UN DOUTE d’Hitchcock qu’elle est absolument formidable !! Elle y joue la jolie nièce de Joseph Cotten, séduisant tueur de veuves friquées( sous des apparences anodines) qui la fascine et la trouble , elle qui s’ennuie dans sa petite ville de province où rien ne se passe… Elle va percer son secret mais ne sait pas quoi faire car elle sait qu’il sait qu’elle sait ! lol ! Il s’établit donc entre eux un rapport très malsain, parfois fusionnel… Ce qui explique pourquoi Hitchcock dans sa grande perversité lui a donné le même prénom que son oncle: Charlie !! Un film fascinant. Voir l’hommage délirant du prêtre à à la fin !! Hitchcock a très bien su utiliser son visage assez triste dégageant une grande gentillesse et une certaine douceur mélancolique…