Welles Orson (1915-1985)

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Orson Welles, de son vrai nom George Orson Welles, naît le 6 mai 1915 à Kenosha dans le Wisconsin.

Enfant précoce et prodige, il perd sa mère alors qu’il n’a que 7 ans puis son père vers 13 ans. Le docteur Bernstein, un ami de sa famille devient son tuteur. Il a une jeunesse dorée, rythmée par de nombreux voyages à l’étranger.

A 16 ans, celui qui savait réciter par coeur « le Roi Lear » à l’âge de 5 ans, bluffe et se fait engager par le prestigieux Gate Theater de Dublin. Ses affinités avec le monde des planches, lui font intégrer les plus grandes troupes, pour devenir un acteur et metteur en scène très respecté. En 1934, il réalise « The Hearths of Age » un film muet de 5 minutes. La même année, il rentre à la radio.

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En adaptant « la Guerre des mondes » de Herbert George Wells pour les ondes, il crée l’un des événements radiophoniques du siècle. En effet, les auditeurs avaient réellement cru au débarquement des extraterrestres dépeint par ce roman. Ce touche-à-tout souhaite s’investir dans le cinéma en adaptant le livre « Au Coeur des ténèbres » de Joseph Conrad. Il voulait que ce film soit réalisé en caméra subjective. Ce dernier procédé et le coût trop élevé du projet empêcheront le film de voir le jour.

Son premier long-métrage sera « Citizen Kane » (1941). Ce film est révolutionnaire par son procédé narratif et reprend implicitement le principe de la caméra subjective. Cette oeuvre s’inspire de la vie du magnat de la presse W.R Hearst qui utilisa toute son influence pour la censurer.

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Les critiques ne salueront pas « Citizen Kane » et le public le boude. Welles enchaîne avec « La Splendeur des Amberson » (1942). Le film ne rencontra encore une fois pas de succès. Les studios remonteront ce film sans son accord, intervention qu’il vivra extrêmement mal. Welles décide alors de se concentrer sur sa carrière d’acteur. Il joue dans « Jane Eyre » (1944) de Robert Stevenson avant de revenir à la réalisation avec « Le Criminel » (1946).

Puis en 1948, il monte « La Dame de Shanghai » avec sa futur ex-épouse Rita Hayworth. Là encore malgré son inventivité l’échec est modéré. Avant de quitter les Etats-Unis, il réalise « Macbeth » tiré de la pièce de Shakespeare. Ne supportant plus les contraintes du système américain, cet épris de liberté et d’indépendance part s’installer en Europe.

Il se rend compte qu’il est grassement payé pour ses prestations d’acteurs. Il utilise ses hauts salaires pour auto-financer ses longs-métrages. C’est ainsi qu’on le voit dans « Le Troisieme Homme » de Carol Reed (1949).

Il joue sous la direction de grands noms du 7ème Art comme dans « Si Versailles M’Etait Conté… » (1954) de Sacha Guitry, « Moby Dick » (1956) de John Huston, « Le Génie du mal » (1959) de Richard Fleischer, et « La Décade prodigieuse » de Claude Chabrol (1971).

En tant que réalisateur, il continue l’adaptation de pièces sur grand écran comme « Othello » (1952) et « Falstaff » (1966) poursuivant ce qu’il avait entrepris avec « Macbeth ». Grâce à Charlton Heston, il fait « La Soif Du Mal » (1958), puis en 1963, « Le Procès » d’après le livre de Kafka.

Son dernier film est « Vérité Et Mensonges » (1975), une oeuvre sous forme d’essai sur le thème de la vérité dans l’art. Malgré l’infortune commerciale de ses films, Orson Welles est indéniablement l’un des plus grands cinéastes du 20e siècle. Un génie exubérant, excellant dans tous les domaines artistiques. Incompris, il est aujourd’hui considéré comme un réalisateur visionnaire.

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Orson Welles et Rita Hayworth

Au cours de sa vie, il s’est marié à 3 reprises :

- Virginie Nicholson du 14 novembre 1934 jusqu’au 1 février 1940, ils eurent un fils : Christopher (né en 1938)

- Rita Hayworth du 7 septembre 1943 jusqu’au 1er décembre 1948, ils eurent une fille : Rebecca (née le 17 décembre 1944). Elle est décédée de la maladie d’Alzheimer en 1987

- Paola Mori du 8 mai 1955 jusqu’à sa mort, ils eurent une fille : Béatrice (née le 13 novembre 1955). Elle est décédée dans un accident de voiture en 1987.

Orson Welles décède d’une crise cardiaque le 10 octobre 1985 à Hollywood.

Retrouvez son étoile au Walk of Fame au numéro 1600 sur Vine Street

Quelque unes de ces citations :

« Même si les bonnes vieilles journées n’existaient jamais, le fait que nous pouvons concevoir un tel monde est, en fait, une affirmation de l’esprit humain »

« Diriger un film est le refuge parfait pour le médiocre »

« Je déteste la télévision. Je la déteste autant que des arachides. Mais je ne peux pas cesser de manger des arachides »

« Mon docteur m’a dit de cesser de dîner intimes pour quatre. À moins qu’il y ait 3 autres personnes »

« Je ne prie pas parce que je ne veux pas ennuyer Dieu »

« Un film n’est jamais vraiment bon à moins que l’appareil-photo soit un oeil dans la tête d’un poète »

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Citizen Kane (1941)

Pour plus d’informations, visitez :

http://www.cinememorial.com/Acteur_detail.php?id=473

Publié dans : ||le 31 juillet, 2006 |20 Commentaires »

20 Commentaires

  1. le 7 septembre, 2009 à 17:08 hugongerard écrit:

    Un trés grand , je dirais l ‘ un des plus grands mythes du septième art , il a crée sa véritable et propre légende.

  2. le 31 juillet, 2009 à 13:43 hugongerard écrit:

    J ‘ ai jeté néanmmoins un coup d ‘ oeil à la filmographie d ‘ Orson Welles sur l ‘ ouvrage intitulé 501 REALISATEURS sous la direction de Steven Jay Schneider préface d ‘ Elizabeth Quin , Orson Welles est décédé en 1985 , et sois disant il aurait dirigé 3 films dans les années 90 UN DON QUICHOTTE ( 1992) ITS AL TRUE ( 1993) et un remake de MOBY DYCK ( 1999) il y a vraiment un os et un gros , comment aurait-il fait pour diriger ces 3 films , puisqu ‘ il est mort en 1985 , aurait-il ressuscité est-il sorti de sa tombe comme LES MORTS VIVANTS le film de GEORGES ROMERO ,.

  3. le 14 mars, 2009 à 13:09 hugongerard écrit:

    J ‘ ai détesté LA DAME DE SHANGAI que je possède en VHS et que j ‘ ai revu , certes , ce n ‘ est pas le meilleur film de WELLES , certe RITA HAYWORTH est belle dans ce film , mais le film lui même me paraissait ennuyeux et barbant trop bavard , il manquait d ‘ action dans ce film, le doublage en VF , plutôt mauvais , je m ‘ attendais à mieux de la part de RITA et d ‘ ORSON , seul passage interressant dans le film , le final la fameuse séquence de poursuite de la galerie des glaces scène mithyque restée célèbre .

  4. le 27 février, 2009 à 14:01 Arkadin écrit:

    La plupart de ces acteurs étaient des amis de Welles, ils appartenaient à la troupe du Mercury Theater dont il était co-fondateur.
    Ce n ‘est qu’après Citizen Kane qu’ils ont connu la gloire à Hollywood.

  5. le 3 janvier, 2009 à 12:29 hugongerard écrit:

    Que d ‘ acteurs ou d ‘ actrices ont débûté avec le grand ORSON , pour ne citer que certains de ses partenaires de la plupart de ses films JOSEPH COTTEN inseparrable depuis, CITIZEN KANE , DOROTHY COMINGORE , AGNES MOOREHEAD ( ENDORA de la série MA SORCIERE BIEN AIMEE ) , PAUL STEWART , le valet de chambre de CITIZEN KANE voué aux rôles de flics ou de gangsters , quelques acteurs radiophoniques , qu ‘ il ne faudrait pas oublier TED DE CORSIA , MERCEDES MCCAMBRIDGE EVERETT SLOANE et j ‘ en passe.

  6. le 23 septembre, 2008 à 13:02 Arkadin écrit:

    Petite précision biographique: il semblerait que Christopher Welles ne soit pas un garçon mais une fille . Orson et Virginia voulaient tant avoir un garçon qu’ils ont décidé de garder le prénom prévu pour leur enfant alors même qu’ils avaient eu une fille .

  7. le 9 juillet, 2008 à 9:59 Arkadin écrit:

    Le Criminel n’était qu’une oeuvre de commande. Welles a tourné le scénario tel quel sans en rien changer, et a fini le tournage avec dix jours d’avance sur le planning. Il s’agissait avant tout pour lui de prouver aux producteurs que les racontars qui le poursuivaient depuis son aventure Sud-Américaine sur ses débordements de budget et de temps de tournage était faux et qu’il était un grand professionnel, d’où le sentiment qu’il s ‘est moins investi dans ce film que dans les autres, et le fait qu’il le considère comme son moins bon.

  8. le 28 mai, 2008 à 9:46 Michel écrit:

    Je rajouterais à mes propos ci-dessous qu’on sent bien que Welles n’avait pas toutes les rênes en main pour ce film. Tout s’explique…

  9. le 28 mai, 2008 à 9:40 Michel écrit:

    Pour ma part j’ai été déçu par LE CRIMINEL. Il y a bien sûr la touche Wellesienne (les angles de vue, les éclairages…), un dénouement intéressant(l’horloge de l’église) et un Robinson une fois de plus EBLOUISSANT de sang-froid, d’assurance impitoyable, d’acharnement tranquille (un dur, comme toujours mais du bon côté cette fois!!)… J’ai trouvé toutefois ce film artificiel et maladroit. Franchement nous savons dès le départ qui est le criminel, les dialogues sont ennuyeux, et tout est SURLIGNE,DEMONSTRATIF comme si le film s’adressait à des gamins !! Welles, en VO, n’a même pas l’accent allemand et Loretta Young, est une niaise idiote dont l’attitude finale n’est pas crédible…

  10. le 15 mai, 2008 à 9:40 hugongerard écrit:

    Pourquoi Welles considérait-il LE CRIMINEL comme son plus mauvais film , moi je l ‘ ai trouvé excellent.

  11. le 11 mai, 2008 à 16:35 Michel écrit:

    je n’ai pas mentionné LA DAME DE SHANGHAI à dessein car je n’ai vu ce film qu’une seule fois, avec des amis étudiants à Paris, dans les années 80, et nous n’y avons rien compris !!! Nous avions trouvé ce film HERMETIQUE, tarabiscoté, inintelligible, voire absurde par moments mais sauvé par des séquences absolument sublimes, en particulier l’épisode des mirroirs, et par la présence de Rita. Une sorte d’exercice philosophique personnel assez obscur dont seul Welles possède vraiment la clé. Si je le revois mon avis sera peut-être différent !!!

  12. le 10 mai, 2008 à 10:40 Michel écrit:

    Pour moi Welles acteur c’est bien sûr le Kane solitaire de CITIZEN KANE qui réalise que le bonheur ne s’achète pas. C’est aussi et surtout le Harry Lime du TROISIEME HOMME, film époustouflant où il campe un odieux trafiquant de pénicilline douteuse dans une Vienne occupée décadente (rues nocturnes trempées par la pluie, cafés poisseux, ruines, terrain vague,et surtout égoûts où Welles joue sa plus belle scène: une fuite éperdue…une grille qu’il ne peut ouvrir… SUBLIME). C’est le flic pourri de LA SOIF DU MAL, autre chef d’oeuvre absolu, l’ex-nazi du CRIMINEL, le Rochester habité de JANE EYRE… Je n’ai pas vu son OTHELLO mais son FALSTAFF est absolument incroyable, à sa propre démesure Shakespearienne dans la vie !! Son Kane, à la fin du film me rappelle Brando à la fin d’APOCALYPSE NOW: même démesure solitaire et incomprise; même interaction entre le personnage et l’homme !! Welles et Brando, tous deux écrasés par leur propre génie ! Un cinéma trop petit pour les comprendre et canaliser ce génie ! Même gâchis, mêmes fulgurances inouies indépassables ! Dans CITIZEN KANE on est scotché par l’extrême mobilité de la caméra et cette structure narrative en puzzle qui modifient notre perception des êtres et des choses. On comprend pourquoi Welles fût hissé illico au même rang qu’un Griffith ou un Ford !! LA SPLENDEUR DES AMBERSON, autre tour de force technique, peut décevoir dans sa deuxième partie assez disjointe dans ses ellipses et ses « raideurs », mais c’est esthétiquement une merveille et un Welles plus lyrique et sensible… J’aurais adoré voir ses adaptations, à New York je crois, de Shakespeare: JULES CESAR en un seul acte ! et MACBETH avec un Macbeth en dictateur caribéen et les sorcières en prêtresses vaudoues ! Welles était un magicien.

  13. le 18 mars, 2008 à 6:21 marieeleo écrit:

    Bien sûr j’ai oublié « La soif du mal », film immense qui commence par un fantastique plan-séquence sur une rue animée, extrêmement dur à réaliser. Je ne me souviens guère de l’intrigue mais comment oublier Marlène Dietrich dans un petit rôle, la peau au maquillage foncé, et la scène du viol de Janet Leigh dont elle a dit elle-même qu’elle l’avait tourné dans un vrai état de terreur !

  14. le 17 mars, 2008 à 18:29 marieeleo écrit:

    Il y aurait beaucoup à écrire sur Orson Welles qui est peut-être le génie le plus surprenant du cinéma. J’ai découvert Citizen Kane quand j’étais étudiante et j’en garde un souvenir rempli de nostalgie, nostalgie qui est au coeur de l’oeuvre puisque nous sommes, heureux spectateurs, les seuls à apprendre à la fin de cette oeuvre labyrinthique et magique ce qu’est le fameux « Rosebud » du héros. Je n’ai pas gardé un souvenir ineffable du « Criminel » et de « la splendeur des Ambersons », films qui je crois ont été remodelés et remontés par la censure contre l’avis de leur auteur, mais « Othello » est un des premiers vieux films que j’ai vu et je n’oublierai jamais les splendides tons noirs de cette oeuvre baroque. Baroque aussi, le « Mr.Arkadin », film sur les liens qui unissent un père mentalement incestueux à sa fille prisonnière. Comment oublier « le procès », adaptation très libre, mais magnifique, de l’oeuvre de Kafka, où des dizaines d’yeux fixés sur le héros parviennent à transmettre un terrible sentiment de voyeurisme et de malaise ? Quant à « la dame de Shangai », le scénario en est aussi compliqué que celui du « Grand sommeil », mais les acteurs sont merveilleux, la beauté de Rita Hayworth magnifiée par de nombreux gros plans sur son visage (dont Orson Welles, stupidement, ne voulait pas au départ), et la fin dans le palais des glaces est une des scènes les plus envoûtantes du cinéma.

  15. le 16 décembre, 2007 à 17:42 marieeleo écrit:

    Il a enfilé les oeuvres superbes comme un collier de perles. Quand on pense qu’il a réalisé « Citizen Kane » à l’âge de vingt-cinq ans, on croit rêver. Et quand on voit à quel point il a été incompris, on croit rêver aussi et cela laisse à songer au sort généralement fait au génie. Les mots me manquent pour dire ce que je pense de chacune de ses oeuvres tant je trouve que leur réalisation dépasse nos repères habituels. Il est de ces réalisateurs qui ne se laissent pas cerner et ne ressemblent à aucun autre, à l’égal d’un Von Sternberg.

  16. le 22 septembre, 2007 à 11:05 Ghin écrit:

    Orson Welles est l’un des géants de l’histoire du cinéma, merci pour toutes les infos balancées sur ce blog, elles sont très enrichissantes, claires et variées. Continuez comme ca!

  17. le 16 septembre, 2007 à 16:30 Julien Morvan écrit:

    Un immense personnage du cinéma mondial. L’autre génie (avec Chaplin).

  18. le 29 août, 2007 à 19:53 david écrit:

    De mémoire d’etre humain conscient de sa nature , je ne me souviens pas depuis quand on me compare à ce nom : « orson welles » … En tout cas bien avant que je pu savoir qui il était . Je n’ai pourtant pas loin de la son talent et malgrés cela je suis si proche de lui. Ce sentiment me vient de se que je ressens face à mon regard rejeté par un mirroir… En effet de tout temps et en tout lieu on m’a comparé et fais évoluer avec l’ombre troublante de cet homme dont je ne savais rien jusqu’au jour ou j’ai lu cette page …. Pour cela je vous en remercie….

  19. le 20 octobre, 2006 à 18:29 vargen57 écrit:

    Je vous en prie, c’est toujours un plaisir !!

    La blogueuse en chef

  20. le 20 octobre, 2006 à 15:29 Denize écrit:

    Encore une nouvelle fois , ce fut un super acteur ! Merci et félicitations pour ses loingtains souvenirs :