Visconti Luchino (1906-1976)

Luchino Visconti, de son vrai nom Luchino Visconti di Modrone, naît le 2 novembre 1906 à Milan, en Italie.
Il n’a aucun lien de parenté avec l’actrice Lola Visconti-Bregnone.
Son père, Giuseppe Visconti, duc de Modrone, était impresario de théâtre et descendait d’une des vieilles familles de l’aristocratie lombarde. Il vit dans une fraterie de 7 frères et sœurs.
Après son service militaire, il monte une écurie de courses qui durera 5 ans. En 1935, il part pour la France où il sera présenté par Coco Chanel au réalisateur Jean Renoir. Celui-ci qui l’enguage comme assistant pour son nouveau film : « Une Partie De Campagne » dont il dessine les costumes.
Il travaille également un temps sur « Les Bas-Fonds », toujours de Jean Renoir. Après un voyage aux Etats-Unis, il rentre au pays et y attire le réalisateur pour lequel il a écrit une adaptation de « La Tosca » (personnage incarné par Sarah Bernhardt au théâtre). Néanmoins, le tournage est interrompu en juin 1940 avant d’être achevé par Carl Koch.
Ensuite, il adapte le roman italien « L’Amante Di Gramigna » mais sera interdit par la censure fasciste. Puis, il se jette sur un roman américain : « Le Facteur Sonne Toujours Deux Fois » dont Jean Renoir lui a donné une traduction manuscrite.
Son 1er film achevé et diffusé, »Ossessione » (1943), que Luchino Visconti va partager sa passion entre théâtre, opéra, ballet et cinéma. Parmi d’autres, il assure la mise en scène théâtrale des « Parents terribles », « La machine à écrire » ou encore « Le mariage de Figaro ».
Il tourne plusieurs films dont « Bellissima » (1951) avec Anna Magnani, « Senso » (1954) avec Alida Valli, « Le Notti Bianche » (1957) avec Maria Schell, Marcello Mastroianni et Jean Marais ou encore « Rocco E I Suoi Fratelli » (1960) avec Alain Delon.

L’année 1963 allait être une des meilleures années de sa vie avec le tournage du film « Le Guépard » qui marquera une des rencontres les plus inattendues et extraordinaires de l’histoire du cinéma.
L’histoire du film est adapté de l’unique roman de Guiseppe Tomasi, prince de Lapedusa, publié en 1960, soit 2 ans après le décès de l’auteur. L’oeuvre connaît un grand succès et fascine le réalisateur italien qui y voit, entre autres, un air familiale ainsi que le reflet de son propre sentiment d’appartenir à un monde révolu.
Il prend en main les rennes du budget qui s’avère extrêmement coûteux : un jeune producteur napolitain est interessé par le projet au point de réussir à convaincre les studios de la 20th Century Fox de s’investir dans ce tournage.
En contrepartie, les studios imposeront l’acteur qui aura le rôle principal, une vedette de renommée internationale. Le réalisateur italien pense à Nicolaï Tcherkassov ou Laurence Olivier, mais à l’annonce du nom de Burt Lancaster, il devient furieux.
Il ne comprend pas le choix des studios : un yankee, un cow-boy comme il le surnommait, ne peut pas incarner le prince Fabrizio Di Salina, personnage raffiné dont l’interprétation exige la plus grande subtilité.
Heuresement, ce sentiment sera court. Luchino se laisse convaincre de regarder « Jugement A Nuremberg » dans lequel l’acteur avait joué récemment dont il appréciera son jeu. Leur 1ère entrevue se trouve être un succès : Burt Lancaster à lu le vre mais a également cotoyé des Siciliens durant son enfance à New York.
Pourtant, Luchino connaît la réputation de sa vedette et il met tout au clair dès le 1e jour du tournage. En effet, lors de la scène du bal, scène de l’essence du film, Burt souffre d’une entorse au genou. Le réalisateur exige la pefection et ne veut rien entendre, il n’hésite pas à l’humilier devant des 100aines de personnes en le traitant de « divo » puis en l’accusant d’avoir « encore la présomption de jouer les jeunes sportifs ».
Furieux, l’acteur quitte le plateau, surmonte sa douleur et accepte de reprendre la danse : ce sera le début d’une grande amitié.
11 ans plus tard, « Violence Et Passion » (avec Silvana Mangano) scelle leurs retrouvailles. Imprégné des gestes et des attitudes du cinéaste, l’acteur incarnera, en quelque sort, Luchino Visconti lui-même, dans ses rapports passionnels avec sa co-vedette Helmut Berger, mais aussi dans la solitude qui est désormais la sienne et sa hantise du fascisme qui menace l’Italie contemporaine. En 1976, il tourne son dernier film : « L’Innocente ».
Il ne s’est jamais marié et n’eut aucun enfant.
Luchino Visconti est décédé d’une crise cardiaque le 17 mars 1976 à Rome, en Italie.

Quelque une de ces citations :
En parlant de Burt Lancaster : « Je pense qu’il est l’homme le plus parfaitement mystérieux que j’ai jamais rencontré »
En parlant du film « Violence Et Passion » (1974) : « Ce film est l’histoire d’un intellectuel de ma génération qui, n’arrivant pas à vivre en accord avec son temps, se heurte violmment avec la génération d’aujourd’hui et sort de cette épreuve profondément meurtri pour le reste de sa vie »
Pour plus d’informations, visitez :




Merci de faire une fiche pour Helmut Berger, surtout avec des photos de Louis II de Bavière de Visconti …
Le véritable mentor et pygmalion d ‘ Alain Delon , c ‘ est lui , il lui a tout appris sur le métier d ‘ acteur , retenons 2 films cultes ROCCO ET SES FRERES et LE GUEPARD ( 1963) .
Dick Borgade est prévu, il fera partie la prochaine liste des 10 noms prioritaires. Pour le moment, 8 de la liste actuels doivent être mis en ligne puis je pourrais m’en occupez alors encore un peu de patience.
La blogueus en chef
a quand le tour de Dirk Bogarde, ce fabuleux comédien anglais, qui est mort il y a bientôt 10 ans, qui est hélas si oublié? Il mériterait bien ça, lui qui a d’abord été une énorme star dans son pays dans des films, il faut bien le dire, populaires mais médiocres sur le plan artistique tout en étant interessant grâce à sa présence très attachante, puis, au prix du sacrifice de cette situation dont beaucoup se seraient contenté, il s’engagea sur la voie du cinéma d’auteur et ses risques. En tournant désormais avec quelques uns des plus grands réalisateurs, il est devenu un géant. Il vaut bien Brando ! Mais cette stature nouvelle, il l’a payé au prix fort… Alors un hommage de votre part serait une belle chose. Merci beaucoup. Moi, sa mort il y a dix ans, m’a beaucoup affecté.
Il a mis en scène , la fameuse pièce de John Ford , pas le John Ford que nous connaissons tous le cinéaste de La chevauchée fantastique , mais le dramaturge John Ford , auteur de Dommage qu ‘ elle soit une putain avec Alain Delon et Romy Schneider .
Bonjour,
Pour moi Visconti est l’un des mes réalisateurs préférés, surtout le guépard, que j’ai vus au moins une dizaine de fois.
Beau travail la blogueuse en chef
Cordialement Philippe de CinéMémorial.