Vidor King (1894-1982)

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King Vidor naît le 8 février 1894 à Galveston, au Texas.

D’originie hongroise, il fait ses études à Galveston puis à la Peacock Military Academy de San Antonio. Pendant ses vacances, il travaille dans un cinéma comme ouvreur à 3,50 $ par semaine. Ce petit boulot lui permet de voir jusqu’à 24 fois par jour le même film.

Encore jeune, il se découvre sa passion pour le 7ème art. Il est fasciné par le « Voyage Dans La Lune » (1902). Il profite de son métier pour étudier le jeu des acteurs et tenter de comprendre les bases des techniques.

A partir de 1913, King Vidor passe à la réalisation. Il commence par filmer un ouragan qui s’abat sur Galveston puis le passage de troupes et enfin quelques très courtes petites comédies.

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A 20 ans, il arrive à Hollywood. Il a traversé les Etats-Unis en filmant tout ce qui se présentait devant sa caméra. Par hasard, sa maison est juste en face du gigantesque décor babylonien que D.W. Griffith édifier pour « Intolérance » (1919). King Vidor va pouvoir assister au tournage du film le plus prestigieux de l’époque mis en scène par le plus grand réalisateur américain. Il sera figurant pour « Intolérance ».

Devenu assistant comptable à l’Universal et scénariste de comédie, il hypothèque la demeure familiale pour fonder Vidor Village qui lui permet de tourner ses propres films dans son propre studio : la MGM l’engage.La création de la MGM et le goût exceptionnel d’Irving Thalberg lui permettent de réaliser 2 chefs-d’œuvres :  »La Grande Parade » (1926) avec John Gilbert et « La Foule » (1928). L’avènement du parlant permet à King Vidor est déjà l’un des cinéastes les plus prestigieux de la MGM.

Son 1er film parlant « Hallelujah ! » (1929) est entièrement joué par des Noirs. En 1931, il essaie le genre du western avec « Billy The Kid » avec Wallace Beery : un procédé révolutionnaire qui annonce avec 20 ans d’avance le Cinémascope et le Cinérama.

Samuel Goldwyn est l’un des 1er à lui laisser carte blance. King Vidor donne aux westerns plusieurs chefs-d’œuvre comme  »Duel Au Soleil » (1946) avec Gregory Peck, Jennifer Jones et Joseph Cotten et  »Le Grand Passage » (1940).

« Salomon Et La Reine De Saba » (1958) avec Gina Lollobrigida et Yul Brynner sera son dernier film, depuis 1959 il renonçait au cinéma commercial. D’ailleurs, c’est Tyrone Power qui devait avoir le rôle principale mais il est mort au début du tournage d’une crise cardiaque, Yul Brynner le remplacera.

Il se reconvertie comme professeur de cinéma à l’université de Californie. Il écrira 2 ouvrages « La grande parade » (1952) et « King Vidor on film making » (1972).

Au cours de sa vie, il se maria 3 fois :

 - Florence Arto (1895-1977) de 1915 à 1924. Ils eurent une fille : Suzanne (1918-2003).

 - Eleanor Boardman (1898-1991) de 1926 à 1931. Ils eurent 2 enfants: Antonia né en 1927 et Belinda née en 1930.

 - Elizabeth Hill de 1932 jusqu’à sa mort le 1er novembre 1982. Ils n’eurent aucun enfant.

King Vidor est décédé le 1er novembre 1982 des suites d’une crise cardiaque, dans son ranch, près de Paso Robles, en Californie.

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Retrouvez son étoile au Walk of Fame au numéro 6741 sur Hollywood Boulevard

Pour plus d’informations, visitez :

http://cinememorial.com/Acteur_detail.php?id=912

Publié dans : ||le 13 avril, 2007 |2 Commentaires »

2 Commentaires

  1. le 1 juillet, 2009 à 12:30 hugonphilippe écrit:

    Et L HOMME QUI N A PAS D ETOILE ( 1955) avec KIRK DOUGLAS et JEANNE CRAIN, que tu as oublié d ‘ ajouter parmi ses westerns . Un grand classique quand même.

  2. le 6 mai, 2008 à 16:28 marieeleo écrit:

    Récemment j’ai vu un de ses films, « La garce » (1949), avec l’inégalable Bette Davis. On regarde ce film admirablement joué et tourné en pensant qu’il s’agit là d’une réussite, sinon d’un chef-d’oeuvre. Mais je pense que le film aurait pu se terminer quinze minutes plus tôt, quand Bette Davis est acquittée par le tribunal malgré le crime qu’elle a commis : il aurait fallu qu’elle abandonne son mari et parte retrouver son amant à ce moment-là ; c’eut été immoral à souhait. Mais il a fallu qu’un bébé s’en mêle, que l’amant ne veuille pas la recevoir tout de suite, et qu’elle fasse à son mari l’aveu de ses crimes, avant de sombrer dans un délire où Bette Davis perd de son naturel et surjoue : le film s’étire un peu et la « moraline » américaine, puritaine, reprend le dessus : la pécheresse est punie par la mort. King Vidor aurait signé un chef-d’oeuvre s’il n’avait pas souscrit aux conventions de la censure.