Van Dyke W.S. (1889-1943)

W.S. Van Dyke, de son vrai nom Woodbridge Strong Van Dyke II, naît le 21 mars 1889 à San Diego, en Californie.
Fils d’une pianiste de concert devenue comédienne et d’un avocat mort quelques jours après sa naissance, Woodbridge deviendra Woody Strong Van Dyke.
Après avoir exercé divers métiers (chercheur d’or, bûcheron), il débute au cinéma en 1915 comme l’un des 6 assistants de D.W.Griffith sur son projet rocambolesque : ”Intolérance”.
En 1917, il devient réalisateur et se spécialise très vite dans les thrillers et les films d’aventures. Au cours de sa carrière, il dirigera une 40aine de films à petit budget jusqu’à la naissance du parlant.
Après avoir tourné une 6 westerns avec Buck Jones pour les studios Fox, il entre en 1926, sur l’invitation d’Irving Thalberg, à la MGM, compagnie à laquelle il demeurera fidèle jusqu’à la fin de sa carrière.
Il se fait remarquer par une série de westerns relativement pro-indiens comme “Œil De Faucon” et “Les Ecumeurs De La Prairie”, avec le personnage vedette : le colonel Tim McCoy. C’est sans doûte pour cette raison qu’il est choisi en 1928 pour se rendre à Tahiti et terminer “Ombres Blanches” commencé puis abandonné par Robert Flaherty pour raison de santé.
Le film décrit la détérioration de la culture polynésienne par l’homme blanc et prône l’amour interracial. Le film sera un succès et lancera la mode des documentaires romancés et exotiques tournés en extérieurs réels.
Devenu le type même du cinéaste aventurier et excentrique, Van Dyke enchaîne avec “Chanson Païenne” avec Ramon Novarro. Sa dernière tentative en ce domaine sera “Esquimaux” (1933) tourné en Alaska, à proximité du détroit de Béring.
Entre-temps en 1931, il a tourne au Kenya et au Tanganyika “Horn Le Trafiquant” qui sera l’un des 1ers et des plus célèbres films de jungle aventures. On comprend pourquoi il est désigné pour diriger en 1932 l’adaptation parlante de “Tarzan, L’Homme Singe” avec Johnny Weissmuller et Maureen O’Sullivan.
Précurseur des films extérieurs, il devient un spécialiste du tournage en décors fabriqués. L’année suivante, il remporte un Oscar pour la réalisation de “La Dame Et Le Toréador”. En 1934, il signe “Un Drame A Manhattan” ainsi que “L’Introuvable” lancera le couple Myrna Loy/William Powell et marquera les débuts de ce que les Américains appellent la screwball comedy (dont Carole Lombard fut l’égerie).
Par la suite, le réalisateur met en scène 3 autres épisodes de cette série fort populaire : “Nick Gentleman Détective” (1936), “Nick Joue Et Gagne” (1939) et “L’Ombre De L’Introuvable” (1941).
En 1935, Van Dyke s’essaie à l’opérette filmée : il en tournera 5 qui seront autant de succès avec le couple vedette Jeanette MacDonald et Nelson Eddy comme “Rose-Marie” (1936) ou encore ”Ma Femme Est Un Ange”. En 1939, il sauve l’actrice Jeanette MacDonald qui tenta de se suicider après qu’elle est appris que l’acteur Nelson Eddy (1901-1967) se soit mariée.

Jeanette MacDonald
C’est l’un des 5 cinéastes les mieux payés d’Hollywood : de 1932 à 1940 avec 22 films à succès ! Pionnier dans beaucoup de genres, il a également dirigé l’un des 1ers films-catastrophes en mettant en scène le grand tremblement de terre de 1906 dans “San Francisco” (1936) avec Clark Gable, Spencer Tracy et Jeanette MacDonald.
A l’époque de sa gloire, précurseur dans bien des domaines, il tourne sans discontinuer aussi bien des comédies que des films en costumes ou des films policiers. Il dirige volontiers certaines scènes d’action pour “Le Prisonnier De Zenda” (1937) avec Ronald Colman, Madeleine Carroll, Raymond Massey, Mary Astor, David Niven et Douglas Fairbanks Jr ou complète et signe un film commencé par l’un de ses collègues comme “La Proie Du Mort”.
Officier de réserve dans les Marines, il participe activement, dès 1940, à l’entraînement des troupes mais, à sa grande déception, sera réformé pour grave déficience cardiaque à l’entrée en guerre de l’Amérique.
En 1943, il commence le tournage des “Fils Du Dragon” (1944) en Californie mais trop fatigué, il doit renoncer au voyage en Chine pour tourner les extérieurs. Il entreprend ensuite le tournage de “Gentle Annie” (1944), qui sera également interrompu pour des raisons de santé.
En réalité, depuis 1942, le réalisateur sait qu’il souffre de problèmes cardiaques et qu’il est en train de mourrir d’un cancer. C’est la raison pour laquelle il mit prématurément fin à ses jours.
Au cours de sa vie, il s’est marié à 2 reprises :
- Zina de 19?? jusqu’en 1930
- Ruth Mannix du 26 février 1935 jusqu’à son décès le 5 février 1943. Ils eurent 3 enfants.
W.S. Van Dyke s’est suicidé le 5 février 1943 à Brentwood, en Californie.
Louis B. Mayer découvrit le corps sans vie de l’un de ses réalisateurs favoris et fut particulièrement secoué d’avoir perdu un ami comme lui.

Retrouvez son étoile au Walk of Fame au numéro 6141 sur Hollywood Boulevard



