Tanaka Kinuyo (1910-1977)

Kinuyo Tanaka naît le 28 novembre 1910 à Yamaguchi, au Japon.
Kinuyo reste connue au Japon pour être devenu la 1ère femme japonaise réalisatrice.
Grande actrice dans son pays, elle tourna dans 134 films entre 1924 et 1976 inconnus en France. En tant que réalisatrice, elle tourna 6 films de 1953 à 1961. Elle ne quittera jamais le Japon au cours de sa carrière.
Cependant, on peut citer quelques titres des films dans lesquels elle apparu : « Honryu » (1926), « Mori No Kajiya » (1929), « Shingun » (1930), « Koi No Tokyo » (1932), « Dansei Tai Josei » (1936), « Kanzashi » (1941), « Ginza Gesho » (1951), « Osho Ichidai » (1955), « Nippon Tanjo » (1959) ou encore « Akahige » (1965).
En 1959, elle remporte son 1er Kinema Junpo Award, l’équivalent des Oscars japonais, en tant que meilleure actrice dans le film « Narayama Bushiko » et en 1975, elle remporte le 2nd et dernier grâce à son rôle dans « Sandakan Hachibanshokan Bohkyo ».
Elle fut mariée avec le réalisateur/scénariste Hiroshi Shimizu (1903-1966) de 19?? à 19??. Ils n’eurent aucun enfant.
Kinuyo Tanaka est décédée d’une tumeur au cerveau le 21 mars 1977 au Japon.





Vous avez ommis de dire qu’elle fut l’actrice favorite de Mizoguchi avec qui elle rompit cependant, celui-ci n’acceptant pas, étrangement, qu’elle devienne réalisatrice (c’était pourtant un féministe, il aurait dû l’encourager dans sa voie, j’ignore le pourquoi de leur différent). Elle joua dans « Miss Oyu » (1951), film encore maladroit de Mizoguchi avec une affreuse musique de mélodrame, mais un final en studio avec des images somptueuses qui rappellent le meilleur de « la nuit du chasseur » ; la même année, elle interpréta « La dame de Musashino » (pas vu), puis, en 1952, elle eut son plus grand rôle mizoguchien dans « La vie d’O'Haru, femme galante », descente aux enfers d’une femme choisie pour être courtisane, mère porteuse séparée de son enfant, prostituée enlaidie par la misère et par l’âge, dans une mise en scène sublime ; on voit de très loin le visage de l’actrice, elle n’en reste pas moins bouleversante de conviction dans ce rôle, sans aucune surenchère. Elle joua ensuite dans « Les contes de la lune vague après la pluie » (1953), où elle est encore une femme trompée, et se fait damner le pion par une autre actrice mizoguchienne, Machiko Kyo ; enfin elle fut la mère meurtrie de « L’intendant Sansho » (1954). Tous ces films marquèrent la grande époque de Mizoguchi et remportèrent des prix aux festivals étrangers. Ce réalisateur dénonçait la condition faite aux femmes au Japon, et il sut les peindre avec empathie et altruisme.