Stevens George (1904-1975)

George Stevens, naît le 18 décembre 1904 à Oakland. Ses parents : Lanciers Stevens et Georgia Cooper dirigent une compagnie théâtrale itinérante.
Dès l’âge de 5 ans il monte sur les planches. Il part en 1921 et devient assistant caméraman puis chef opérateur en 1927 aux studios d’Hal Roach. Ainsi il signe un grand nombre de courts-métrages interprétés par Laurel et Hardy.
Le 1er janvier 1930, il se marie avec Yvonne Howell pour divorcer en 1947. De leur union naquit : George Stevens Jr est né le 3 avril 1932 : il fut son assistant et devint directeur de l’American Film Institute de 1967 à 1972.
En 1930, il devint réalisateur de courts-métrages, en particulier ceux de la série comique intitulés « The Boy Friends ». George connaît son premier succès avec « Alice Adams » : comédie brillamment interprétée par Katharine Hepburn et Fred McMurray (première oeuvre du cinéaste à concourir pour l’Oscar du meilleur film).
« Sur Les Ailes De La Danse » avec Fred Astaire et Ginger Rogers. L’année suivante il tourne »Demoiselle En Détresse » où Fred Astaire était seul à danser. En 1938 il rappelle Ginger Rogers et partage l’affiche avec James Stewart dans la comédie « Mariage Incognito » : ce sera sa dernière comédie. En effet, George Stevens était un as dans l’art de la comédie mais la guerre lui donne une autre vision du monde.

James Stewart et Ginger Rogers dans « Mariage Incognito »
A la veille de la guerre « Gunga Din » Cary Grant, Victor McLaglen et Douglas Fairbanks Jr interprètent des combattants aux Indes pour défendre l’empire britannique : il prouve son aptitude à diriger aussi des films d’aventures. Il tourne en 1941, le film « La Chanson Du Passée » réunissant une dernière fois le couple Cary Grant – Irenne Dunne : ce film est un chef d’oeuvre tant sur l’émotion que sur l’histoire.
Cependant avant son départ aux armées, Stevens signa encore 3 comédies : »La Femme De L’Année » avec Katharine Hepburn et Spencer Tracy (jouant ensemble pour la première fois), »La Justice Des Hommes » avec Cary Grant et « Plus On Est De Fous ». Pendant la guerre, il est à la tête d’une unité de l’U.S. Army Signal Corp, il filma la libération du Danemark, celle du camp de concentration de Dachau et la prise de Berchtesgaden où Hitler avait installé son Q.G.
La renommée de George Stevens atteint son zénith avec « Une Place Au Soleil » adaptation d’ « Une tragédie américaine » de Théodore Dreiser et « Géant » : le dernier film interprété par James Dean qui lui valurent l’un et l’autre l’Oscar du meilleur réalisateur.
Elizabeth Taylor, Rock Hudson et James Dean lors du tournage de « Géant »
En juin 1968, il se marie avec Joan McTavish jusqu’à son décès le 8 mars 1975.
Georges Stevens devient un cinéaste admiré par la critique et l’ensemble de ses confrères d’outre-atlantique pour ses qualités de grand technicien. Qualités confirmées certes par « L’Homme Des Vallées Perdues » : sobre western avec Alan Ladd mais qui ne servirent pas un de ses films les plus ambitieux. « La Plus Grande Histoire Jamais Contée » racontant la vie de Jésus-Christ.
George Stevens disparait le 8 mars 1975 à Lancaster en Californie suite à une crise cardiaque.
Ses meilleurs films restent « Mariage Incognito » (1938), « Gunga Din » (1939), »La Chanson Du Passée » (1942), « Une Place Au Soleil » (1951), « Géant » (1956) et « Le Journal D’Anne Frank » (1958).

Retrouvez son étoile au Walk of Fame au numéro 1701 sur Vine Street





Georges Stevens, en dehors de ses excellents films, reste pour moi « le » cameraman de la seconde guerre mondiale. Nommé colonel, à la tête d’une équipe issue d’Hollywood, donc des experts dans leur spécialité, il a couvert la bataille de Normandie, la libération de Paris et bien sûr la campagne d’Allemagne, non seulement pour les actualités américaines mais il a aussi filmé, à titre personnel toute la libération de la France (de St Lô au Rhin, puis à Berlin) avec sa camera 8 mm en films COULEURS! Des images exceptionnelles qui restituent l’intensité de cette époque.
J ‘ ai revu LA PLUS GRANDE HISTOIRE JAMAIS CONTEE grande fresque biblique que GEORGES STEVENS dirigea en 1965 et que je possède en dvd , je le revois pour la 3ième fois , faut-il avoir les yeux bien aiguisés pour reconnaître LE DUKE ( JOHN WAYNE ) dans le rôle du centurion , impossible çà ne peut pas être lui , ils ont du se tromper d ‘ acteur , certains étaient reconnaissables dans leurs rôles , d ‘ autres pas , on a apperçu que trés peu que VAN HEFLIN SHELLEY WINTERS RICHARD CONTE . Si quelqu ‘ un a vu le film .
George Stevens a vraiment été un réalisateur merveilleux. Mon film préféré a été « la chanson du passé ». Ce melodrame est vraiment à retenir.
Je souscris à peu de choses près à ce que dit marieeleo ci-dessous… Mon film préféré de Stevens est toutefois SHANE, film extrêmement beau et touchant, facilement l’un des meilleurs westerns du cinema… L’histoire, la moralité, la beauté des images, la synergie Alan Ladd, Jean Arthur, Jack Palance, Van Heflin, le jeune Brandon De Wilde, tout y est époustouflant d’intelligence et de beauté. Le nirvana cinématographique ! Je conseille ce western à tous ceux qui n’en sont pas trop fous. GUNGA DIN est également un film excellent, surtout dans ses scènes de batailles merveilleusement filmées et ses notes d’humour typiquement anglais… Je trouve la saga pétrolière GEANT d’une certaine lourdeur académique, un film dont l’appréciation critique est faussée par ses stars mythiques « intouchables » et son inscription, effectivement, dans une certaine mythologie américaine… J’ai été très déçu par LE JOURNAL D’ANNE FRANK, plombé, lui aussi, par un académisme sans finesse et desservi totalement par un traitement en Cinemascope déplacé par rapport à l’atmosphère claustrophobique du journal. UNE PLACE AU SOLEIL est un chef d’oeuvre de film romantique, d’une grande complexité morale. Nous ne savons pas vraiment ce que Clift pense. Pense t-il d’ailleurs vraiment puisqu’il est toujours entre hésitation, intention, action…Film passionnant sur la culpabilité et l’intentionalité. Côté technique, j’adore ses gros plans incroyables, ses effets de fondu dans les transitions qui renforcent le sentiment d’incertitude, son traitement en noir et blanc sur fond de décors naturels qui rappellent le travail d’Ansel Adams … Et puis il y a la beauté divine de Liz Taylor alors à son sommet. La séquence final avec le prêtre n’étit pas indispensable, à mon avis, mais les annèes 50 et son étouffant ordre moral (voir Peyton Place) la réclamait sans doute !! J’oubliais Shelley Winters, comme toujours excellente (la scène avec le médecin en particulier…).
Petite rectification : le film tourné avec Katharine Hepburn et Spencer Tracy n’est pas « La femme de l’autre » mais « La femme de l’année ». C’est un film assez sympathique où Katharine Hepburn, journaliste féministe, finit par apprendre à faire une omelette – mais après combien de dégâts !- pour complaire à son homme. Un peu « bien-pensant » peut-être. C’est cette peur du mélodrame bien-pensant qui m’ont retenue d’acheter « Le Journal d’Anne Frank », bien que j’adore le livre. Ce sont des préjugés peut-être ?
Le meilleur film de Stevens reste pour moi « Une place au soleil », tourné en 1949 mais que le réalisateur, maniaque et perfectionniste, mit deux ans à monter. Bien que la musique, récompensée à l’époque, paraisse un peu sirupeuse et pesante aujourd’hui, la photographie douce et laiteuse est superbe, le trio d’acteurs est excellent, l’histoire prenante d’un bout à l’autre. Devant l’acclamation générale, Stevens restait néanmoins prudent et disait : « Dans vingt ans seulement, on pourra affirmer si c’est un bon film ». Et, de fait, « Une place au soleil » est aujourd’hui classé parmi les 25 meilleurs films du monde. Je le trouve plus universel que « Géant » qui s’inscrit davantage dans la mythologie américaine.