Rossellini Roberto (1906-1977)

Roberto Rossellini naît le 9 mai 1906 à Rome, en Italie.
Issu d’une famille de la grande bourgeoisie, il tourne ses 1ers films d’amateurs avec l’argent de ses parents tels « Prélude A L’Après-Midi D’Un Faune » (1937) (interdit par la censure pour impudicité) et « Fantasia Sottomarina » (1940).
Le fascisme essaie à cette époque de développer une cinématographie nationale : l’un des réalisateurs du régime, Goffredo Alessandrini, le fait collaborer au scénario d’un film de propagande : « Luciano Serra Pilota ».
Le Ministère de la Marine lui commande un documentaire devenu une œuvre de fiction : « Le Navire Blanc » (1942). La même année, il tourne « Un Pilote Revient » avec la collaboration de Michelangelo Antonioni au scénario.
En 1944, Roberto fonde à Rome en toute clandestinité le Syndicat des Travailleurs du Cinéma au sein du Comité de Libération Nationale. Il entreprend une brève évocation documentaire de la Gestapo qui va devenir le chef d’oeuvre : « Rome Ville Ouverte » (1945) avec Anna Magnani.
En 1946, il réalise « Paisa » nominé à l’Oscar du meilleur scénario où Frederico Fellini collabore au scénario. La même année sort « Desiderio » que Marcello Pagliero terminera mais le film est saisi par la police le jour de sa sortie en Italie.
En 1947, il tourne « La Voix Humaine » (1948) puis »Le Miracle » avec Anna Magnani et Frederico Fellini sur un autre sujet de Fellini justement. Une fois réunis, ces 2 films courts deviennent « Lamore ». Rossellini rencontre l’actrice suédoise Ingrid Bergman et tient à la faire jouer dans »Stromboli » (1950).
Il retrouve Ingrid Bergman pour « Europe 51″ (1952) et en 1953, il réalise ce qu’une partie de la critique considère comme son chef-d’œuvre « Voyage En Italie » (1953) où l’actrice a le rôle principal. « La Peur » (1954) sera son dernier film avec elle. L’ensemble de leurs duos furent des succès : le scandale provoqué entre le réalisateur italien et l’actrice suédoise a été retentissant aussi bien en Italie qu’aux Etats-Unis.
Il fait un très long voyage aux Indes et en rapporte ce qui sera « India » (1959) et la matière de plusieurs émissions de télévision. En 1959, Roberto Rossellini fait son retour au cinéma en réalisant « Le General Della Rovere » avec Vittorio de Sica. La critique unanime salue le film qui reçoit le Lion d’Or ex-aequo au festival de Venise.

Roberto Rossellini et Ingrid Bergman
Ce prix lui rapporte suffisamment d’argent pour tourner un 2ond film sur l’Occupation allemande à Rome avec »Les Evadés De La Nuit » (1960).
En 1960, il consacre un film à l’épopée de Garibaldi et en 1961, porte à l’écran la chronique italienne de Stendhal. Ensuite, il met en scène l’opéra de son frère, Renzo dans « Vu Du Pont ». En 1962 il réalise son dernier film dit commercial avec »Anima Nera ».
Roberto continuera à tourner mais essentiellement des documentaires et des épisodes de séries télé et ceux jusqu’à la fin de sa vie.
Au cours de sa vie, Roberto Rossellini s’est marié à 3 reprises :
- la costumière Marcella De Marchis de 19?? jusqu’en 19??. Ils eurent 2 enfants.
- l’actrice Ingrid Bergman (1915-1982) du 24 mai 1950 jusqu’au 7 novembre 1957. Ils eurent 3 enfants dont Isabella.
- Sonali Senry DasGupta de 1957 jusqu’à son décès le 3 juin 1977. Roberto adopta le fils de sa femme.
Roberto Rossellini est décédé d’une crise cardiaque le 3 juin 1977 à Rome, en Italie.

Isabella Rossellini
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De Rossellini, j’ai aussi vu « La prise de pouvoir par Louis XIV », qui retrace le début du règne du Roi Soleil de façon très austère, en filmant dans des décors sombres comme s’il s’agissait d’un documentaire au ralenti ; nul idéalisation ou frioritures comme on en voit souvent dans les films de reconstitution historique. Mais ce qui m’a le plus étonnée, voire dérangée, c’est que c’est un acteur sans charisme, bedonnant, qui joue le jeune Louis XIV, réputé pour son maintient et sa beauté qui rendaient folles les dames de la cour. Pourquoi diantre ont-ils été fourrer ce gros-là dans ce film ?
Des films de Rossellini que j’ai vus, j’ai préféré « Stromboli », que j’ai eu la chance de découvrir avec la bande son américaine – la vraie voix d’Ingrid Bergman -, dans une version actuellement indiponible en dvd. Ingrid, débarassée de son glamour, y joue de façon intense et nuancée à la fois le portrait d’une femme déracinée qui tente en vain de s’adapter à l’univers de son mari. Je ne l’oublierai jamais, enceinte, parlant à son enfant, au quasi-sommet du volcan, bouleversée et ne sachant où aller. Le film s’arrête de cette façon abrupte. Une oeuvre que j’ai adorée.
« Voyage en Italie » m’a posé plus de problèmes, un premier visionnage en italien m’a beaucoup déçu, mais j’ai « sympathisé » au deuxième, en langue anglaise, et été particulièrement séduite par la célèbre visite des catacombes. Est-ce que je me trompe ou bien c’est dans ce film que sont montrées de somptueuses sculptures ?
J’ai aimé, vu en cinéma de quartier cette fois, « La peur », toujours avec Ingrid Bergman, sur le thème de l’adultère. Film psychologique à la Antonionni, avec une Ingrid hélas doublée mais dont le visage trahit mille nuances de sentiments.
Finalement j’adorerais voir « Europa 51″, car le thème, cette femme de la haute société qui perd son enfant et tente ensuite de réparer toute la misère du monde, au point d’être considérée comme une sainte par les ouvriers, et une folle par son milieu d’origine, me parait du plus haut intérêt.
Notons que tous ces films, sans compter une « Jeanne d’Arc » filmée presque comme une pièce de théatre, ont été des échecs critiques et surtout financiers retentissants, malgré le scandale de l’union entre Ingrid et son précieux metteur en scène.