Rogers Will (1879-1935)

Will Rogers nait le 4 novembre 1879 à Oologah, dans l’Oklahoma.
Il n’a aucun lien de parenté avec les acteurs Charles et Ginger Rogers.
Acteur principalement du muet, Will Rogers à peine dans 52 films entre 1918 et 1935. Son registre principal demeure le vaudeville.
Le 25 novembre 1908, il épouse Bety Blacke jusqu’à son décès le 15 août 1935. Ils eurent 4 enfants : Fred (décédé en 1920), Mary (décédée en 1989), Will Jr (1911-1993) et Jimmy (1915-2000).
Il joua notamment dans « Lauging Bill Hyde » (1918), « Almost A Husband » (1919), « The Strange Boarderé (1920) avec Jimmy Rogers, « Boys Will Be Boys » (1921), « One Glorious Day » (1922) avec Lila Lee et Alan Hale, « Uncensored Movies » (1923), « Going To Congress » (1924), « Tiptoes » (1927) avec Dorothy Gish, « They Had To See Paris » (1929) de Frank Borzage, « So This Is London » (1930) avec Maureen O’Sullivan, « A Connecticut Yankee » (1931) avec William Farnum, Maureen O’Sullivan et Myrna Loy, « Business And Pleasure » (1932) avec Jetta Goudal et Joel McCrea, « State Fair » (1933) d’Henry King avec Janet Gaynor, « David Harum » (1934) avec Louise Dresser ou encore »The County Chairman » (1935) avec Mickey Rooney.
Il tourne son dernier film « In Old Kentucky » (1935) qui sortira en avant première le 28 novembre 1935, soit 3 mois après son décès.
Will Rogers est décédé le 15 août 1935 dans un accident d’avion près de Point Barrow, en Alaska.
Retrouvez son étoile au Walk of Fame au numéro 6401 sur Hollywood Boulevard
Quelque unes de ces citations :
« Tout est marant à partir du moment où sa arrive à quelqu’un d’autre »
« Je n’ai jamais rencontré un homme qui me détestait »
« Le crime paie, devenez avocat »





De nouveau moi (second partie, loool)
Aujourd’hui, avec le recul, la popularité de Will Rogers à l’époque est à peine imaginable.
Il fut peut-être l’auteur le plus lut de son époque. Il fit 3 fois le tour du monde. ses films enregistrèrent les seconds plus gros succès en 1933 et 1935, et il fit le plus d’entrée en 1934. Sa mort donna lieu à un deuil à travers toute l’Amérique, ce que les Américains n’avaient pas vécus depuis l’assassinat d’Abraham Lincoln.
Un Memorial lui fut dédié, le Will Rogers Memorial Museum où il fut enterré (Oklahoma) et où il est représenté sous l’aspect d’un cow-boy sur son cheval (il fit toute sa carrière d’artiste avec le même cheval). D’autres statuts se trouvent au National Statuary Hall Collection, près de Vinita dans le comté de Craig, ainsi que la magnifique statut qui se trouve sur la pelouse de Landmark Pioneer Tower et et dont il existe une copie à l’université technologique de Lubbock (Texas). Et plus récemment, une statut fut placée devant le terminal de l’aéroport Will Rogers.
Une cérémonie lui fut rendu devant le Capitol (06-06-1939)devant une foule immense.
Plusieurs aéroprts portent son nom à travers le continent, ainsi qu’une ligne aérienne reliant Tulsa(Oklahoma) à Joplin (Missouri). Son nom fut aussi donné à un grand nombre d’écoles et d’universités (13 écoles rien qu’en Oklahoma). Furent aussi baptisé « Will Rogers » le conseil de la plus grande organisation de la jeunesse des Etats-Unis, les B.S.A. (Boys Scouts of America) qui réunit plus de 5 million de membres, ou encore la réserve « Scout Will Rogers » près de Cleveland.
Une plage à Malibu, un parc à Beverly Hills et jusqu’à un sous-marin de la marine américaine, l’ »USS Will Rogers », portent son nom. La très célèbre route 66 est aussi connu sous le nom de « Will Rogers’s Highway ».
Il fut campé par son propre fils au cinéma dans un film biographique, mais aussi par James Withmore lors d’un one man show (« Will Rogers’s USA ») et par Keith Carradine dans une comédie musiacle qui connut un immense succès et remporta le Tony Award. Un timbre fut frappé à son image par la United State Post Office (04/11/1944)et un second pour son centenaire (1979)par le United State Postal Service. Sa demeure à Los Angeles est devenu un musé qui lui est consacré et sa maison natale, près d’Oolagah, est appelée la « Maison blanche de la rivière Verdigris ».
Je crois bien qu’aucun acteur, écrivain, humouriste ou encore artiste de musc hall n’a connu une telle renommée. Même les légendes les plus connues aujourd’hui telle que John Wayne, Gary Cooper, Charlton Heston, je n’ose même pas parler des comédiens actuels, n’ont rencontré,ni ne rencontreront pareille popularité.
Comme je l’ai dit au début, avec le recul, que ce soit son succès (ou devrai-je dire triomphe?) dans tout les domaines qu’il toucha, ou sa popularité, nous pouvons difficilement l’imaginer. Paradoxalement, de nos jours, son nom est très peu connu chez nous.
Bonjour à toutes et tous,
il y a bcp à écrire sur Will, à commencer par ses origines. Il était indien Cherokee, fils d’un homme influent et c’est en l’honneur de celui-ci que le nom de « Rogers » fut donné au comté de Rogers. Will fut le père de William Rogers Jr, héro de la 2nd guerre mondial et membre du Congrès.
Will se passionna pour la vie des cow-boys et après avoir fréquenté l’école militaire de Kemper, il se fit…cow-boy (vacher) dans un ranch avant de partir en Argentine pour y devenir…gaucho (vacher) dans la Pampa (1901-1902). Il quitta le continent pour l’Afrique du Sud où il aurait été dresseur de chevaux dans l’armée britannique qui livrait alors sa second guerre des Boers. Libéré à la fin de celle-ci, il entra dans le groupe de « Texas Jack’s Wild West Circus » où il mit au point un numéro de lasso. Il quitta l’Afrique pour l’Australie où il fut engagé par le « Wirth Brothers Circus » avant de se décider à retourner aux States (1904).
Fort de ses expériences, il continua à pofiner ses numéros de lasso de plus en plus impressionnant en faisant la tournée des spectacles américains, et c’est lors d’un incident (il stoppa un animal qui se rua dans le public) qu’il se fit soudainement connaître au Madison Square Garden. Dès lors il fut très demandé et devint pour les 10 années suivantes un artiste incontournable des spectacles à travers les Etats-Unis, notamment au Florenz Ziegfield’s Midnight Frolic (1915) et au très célèbre Ziegfield Follies (de 1916 à 1925). C’est durant cette période qu’il commença sa carrière cinématographique en 1918 chez la Goldwyn Pictures (« Laughing Bill Hyde »). Devenant rapidement une star hollywoodienne il tourna dans 36 films muets (jusqu’en 1927 avec « Texas Steer »). Il participa à une douzaine de série (1927-1928) et 21 films parlants (de « They had to see Paris », 1929, à « In gold Kentucky », 1935). Citons en particulier « Happy Days » (1929),1er film entièrement réalisé et diffusé en format panoramique et qui fut la première apparition de Betty Grable.
Au cours de sa carrière il tourna il joua aux côtés de stars telle que Maureen O’Sullivan, Victor McLaglen, Mickey Rooney, Dick Powell, Boris Karloff. Il fut dirigé par John Ford à 3 reprises et devint la star d’Hollywood la mieux payé des années 30. Il travailla pour la Gaumont Film Company et Goldwyn Pictures (jusqu’en 1921), puis pour la Hal Roach avant de faire toute sa carrière du parlant pour la Fox Film Corporation (celle là même qui deviendra la célèbre 20th Century Fox).
Will fut aussi un écrivain reconnu et l’auteur de plusieurs rubriques hebdomadaire pour le journal McNaught Syndicate (de 1922 à 1935). Il écrivit des ouvrages humouristique qui connurent un vif succès. Sa popularité atteignit des sommets aussi bien auprès du simple citoyen que dans les hautes sphères du pays. Il profita de son statut pour porter secours aux victimes de catastrophes naturelles un peu partout sur le continent, et participa à l’émission radiophonique « The Gulf Headliners » qui connurent dès lors ses meilleurs scores d’audience, son rdv devenant incontournable dans tout le pays (de 1930 à 1935). Présent à tout les rdv prestigieux de l’époque, il présenta notamment la 6ème remise des oscars à l’Ambassador Hotel.
Will s’impliqua en politique. Membre du partit démocrate, il donna son soutien au candidat Franklin Delano Roosevelt lors des éléctions présidentielles de 1933. Voulant profiter de son immense popularité, le parti tenta plusieurs fois d’en faire le gouverneur de l’Oklahoma. Il entra dans le cercle de H. Allan Smith, considéré lui aussi comme l’un des plus grand comique du 20ème siècle, et de Charles Lindberg, célèbre explorateur et avaiteur. C’est son goût immodéré pour l’aviation qui le poussa à faire le tour du monde avec Wiley Post, autre aviateur à la réputation internationale, à bord d’un avion prototype et avec lequel ils s’écrasèrent au sud de Barrow, en Alaska.
Chère blogueuse, cette biographie est en quelque sorte un petit cadeau pour compléter votre grand travail sur les légendes, issu de mon propre travail biographique consacré lui aux Indiens. Je travail sur ce manuscrit depuis maintenant plus de 8 ans, ai plus de 600 biographies recensée.