Ray Nicholas (1911-1979)

Nicholas Ray, de son vrai nom Raymond Nicholas Kienzle, naît le 7 août 1911 à La Crosse, dans le Wisconsin.
Il est le plus jeune d’une famille de 4 enfants. Son père avait déjà 2 filles d’un précédent mariage était alcoolique. Sa mère était du domaine artistique.
Nicholas part à l’Université de Chicago et la quitte en 1932. Il déménage à New York et change son nom de naissance. Par la suite, il retourne au Wisconsin : il reçoit une invitation de Frank Lloyd Wright, avec qui il étudie dans une école d’architecture, nommée Taliesin. Ce duo ne dure pas et Ray quitte à nouveau son école… pour retourner à New York.
Avec 100 dollars en poche, il rejoint un groupe de Théâtre d’Improvisation de New York. C’est là qu’il rencontre Elia Kazan. Il était surtout reconnu pour sa façon peu commune de pousser ses étudiants à leur limite, et c’est cette façon d’enseigner qui marquera Ray pour le reste de sa vie. D’ailleurs, lorsque Kazan produit son premier film à Hollywood « A Tree Grows In Brooklyn », il engage Ray comme assistant. Il produit et dirige à Broadway des pièces à succès ainsi que des adaptations remarquées pour la télévision.
Il ne traite pas des genres mais des thèmes presque toujours autobiographiques : l’homme, sa solitude, sa violence intérieure.
Son label est: « Je suis un étranger ici-bas ». La jeunesse et sa révolte contre la société et le monde sont souvent présentes dans ses films d’une vision pessimiste. La maison de production d’Humphrey Bogart, la « Santana Pictures » produisit « Les Ruelles Du Malheur » et « Le Violent ».
« Johnny Guitare » avec Joan Crawford est son chef-d’oeuvre, c’est un western baroque et étincelant. En 1955, il tourne « La Fureur De Vivre » : c’est la rencontre avec James Dean et ces « rebelles sans cause ». Le film a vieillit mais les sujets abordés sont toujours d’actualité : les défis que les adolescents se lancent pour prouver leur force ouleur virilité (la course de la mort), le suicide « déguisé » et la mort qui peut arriver n’importe quand.
« Derrière Le Miroir » est un drame sur la cortisone autant qu’une analyse de la société américaine.
« Le Brigand Bien-Aimé » (1953) est le portrait de Jessie James et sa légende.
En 1957, Ray tourne en France « Amère Victoire » (1957) avec Richard Burton : film de guerre qui est une réflexion sur la guerre et l’héroïsme. « La Forêt Interdite » traite de l’écologie, « Traquenard » (1960) est un autre film préféré des admirateurs de Ray sur l’Amérique des années 30 et la violence des gangsters.
En 1959, il tourne en Europe « Les Dents Du Diable » puis réalise en Espagne « Le Roi Des Rois » et « Les 55 Jours De Pékin ».
« Cinéaste maudit » à Hollywwod, ses désaccords avec les producteurs sont légendaires. Après un long séjour en Europe, il retourne aux États-Unis où il s’est fait professeur et réalise un film avec ses étudiants affublé d’un bandeau noir sur l’oeil.
Il co-réalise avec Wim Wenders « Nick’s Movie » qui décrit les derniers jours de sa vie.
Au cours de sa vie, il s’est marié à 4 reprises :
- Betty Utey (aucune connaissance des dâtes)
- Jean Evans de 1930 à 1940
- Gloria Grahame du 1er juin 1948 jusqu’au 14 août 1952. Ils eurent un enfant.
- Susan Ray de 1969 jusqu’à son décès le 18 juin 1979
Gros fumeur, il disparait des suites d’un cancer du poumon le 18 juin 1979 à New York.
Une de ces citations :
« Si tout était dans un manuscrit, pourquoi en faire un film ? »










JOHNNY GUITAR ( 1954) avait été rediffusé à LA DERNIERE SCEANCE l ‘ émission de monsieur EDDY MITCHELL suivi du SIGNE DE ZORRO ( THE MARK OF ZORRO ) de ROUBEN MAMOULIAN avec TYRONE POWER , LINDA DARNELL et RITA HAYWORTH ) .
Certains considèrent JOHNNY GUYTAR , comme son véritable chef-d ‘ oeuvre , certes c ‘ en est un , mais pas le véritable chef-d ‘ oeuvre de NICHOLAS RAY , ce sont LES AMANTS DE LA NUIT ( THE UNDERS OF NIGHT ) avec FARLEY GRANGER et CATHY O DONNELL , son tout premier film qui l ‘ a véritablement aussi imposé dont on a tiré quelques remakes , LE DEMON DES ARMES de JOSEPH H LEWIS , BONNY AND CLYDE d ‘ ARTHUR PENN , NOUS SOMMES TOUS DES VOLEURS de ROBERT ALTMANN sans oublier TUEURS NES de OLIVER STONE .
Ne pas oublier que NICHOLAS RAY a travaillé à ses débûts avec le trés grand producteur et acteur JOHN HOUSEMAN , on oublie le plus souvent de le signaler .
Son JOHNNY GUITAR ( 1954) , western baroque et lyrique que j ‘ adore et qui est considéré comme son pur chef-d ‘ oeuvre avait été tellement exagéré selont les critiques , que certains le jugeront risibles .
JOHNNY GUITAR ( 1954) demeure son chef-d ‘ oeuvre , que j ‘ adore ce western baroque et lyrique , avec JOAN CRAWFORD et STERLING HAYDEN , le duel final entre les 2 femmes , JOAN CRAWFORD et MERCEDES MC CAMBRIDGE , accompagnés par la trés belle musique de VICTOR YOUNG et la belle voix chaude de PEGGY LEE .
Il aurait été considéré comme un homme violent auprés de son épouse GLORIA GRAHAME , d ‘ aprés ce que l ‘ on dit et d ‘ aprés ce que raconte l ‘ actrice , mais il y a tellement de ragots , d ‘ aprés les propos de SHEILA GRAHAM HEDDA HOPPER LOUELLA PARSONS et compagnie.
Patrick Brion a affirmé dans son ouvrage LE FILM NOIR aux éditions LA MARTINIERE que le dernier film hollywoodien de NICHOLAS RAY était TRAQUENARD avec ROBERT TAYLOR et CYD CHARISSE , c ‘ est totalement faux ? il en a signé d ‘ autres bien aprés celui là comme LE ROI DES ROIS avec JEFFREY HUNTER qui jouaît le rôle de JESUS , LES 55 JOURS DE PEKIN LES DENTS DU DIABLES avec ANTHONY QUINN entres autres etc.
Je ne me lasse jamais de revoir JOHNNY GUITAR que je considère comme un des meilleurs films de Nicholas Ray , il y a trés peu de westerns au féminin en général , bien entendu on pourrait citer des films de cette décénnis comme CONVOIS DE FEMMES UN ROI ET QUATRES REINE LE FORT DE LA DERNIERE CHANCE CATTLE TOWN , western méconnu de Noel Smith , qui n ‘ a pas laissé de trace de la part du public et injustement oublié de même que son réalisateur qui notamment travaillé davantage pour la télévision que pour le cinéma.
J ‘ adore le western JOHNNY GUITAR que je possède en dvd avec Joan Crawford , mais on entend trés peu la voix de Peggy Lee dans le film , c ‘ est pourtant elle l ‘ auteur de ce succée.