Preminger Otto (1906-1986)

Otto Preminger naît le 5 décembre 1906 à Vienne, en Autriche.
Metteur en scène de théâtre, il prend la direction de la troupe de Max Reinhardt en 1933. Il émigre aux Etats-Unis en 1934. Il est très actif à Broadway entre 1935 et 1940, il fait ses débuts au cinéma en interprétant des rôles d’officiers allemands en raison de son physique.
En 1944, ses débuts dans la réalisation se situe avec l’inoubliable chef d’oeuvre « Laura » (1944) avec Gene Tierney et Dana Andrews qu’il produit. Il renie tous ses films antérieurs. Dès lors, Preminger s’affirme comme l’un des auteurs les plus éclectiques et les plus originaux d’Hollywood mais aussi le réalisateur aux conditions climatiques les plus difficiles.
En 1944, il a une liaison avec l’actrice Gypsy Rose Lee (1911-1970) avec qui il eut un fils : Erik Lee Preminger né le 11 décembre 1944.
Comme Howard Hawks, il aborde tous les genres avec au début une prédilection pour le récit policier. Otto Preminger compose les visages de femmes en donnant leurs meilleurs rôles comme pour Gene Tierney, Linda Darnell ou encore Jean Simmons.
Par la suite, les grands sujets l’attirent avec une préférence pour des thèmes tabous avec relent de scandale : la drogue, le conservatisme militaire, le racisme, la religion, la justice, la politique…
Ses plus grands succès demeurent « Laura » (1944), « Crime Passionnel » (1945) et « Ambre » (1947) avec Linda Darnell, « La Dame Aux Manteaux D’Hermine » (1948) avec Betty Grabble et Douglas Fairbanks Jr, « Le Mystérieux Docteur Korvo » (1949) avec Gene Tierney, « Un Si Doux Visage » (1952) avec Robert Mitchum et Jean Simmons, « Rivière Sans Retour » (1954) avec Marilyn Monroe, « Carmen Jones » (1954) avec Dorothy Dandridge, « Condamné Au Silence » (1955) avec Gary Cooper, « Autopsie D’Un Meurtre » (1959) avec James Stewart, Kathryn Grant et Eve Arden, « Exodus » (1960) avec Paul Newman, Sal Mineo et Eva Marie Saint et « Tempête A Washington » (1960) avec Henry Fonda.
En 1980, il tourne son ultime film « La Maison Des Otages » avant de se retirer pour cause de maladie.
Il disait que « les problèmes, je ne les cherche pas, mais c’est ma nature, ils se trouvent sur mon chemin ».
Il fut marié à 3 reprises :
- Marion Mill du 3 août 1932 et divorcèrent avant 1951
- Mary Gardner du 4 décembre 1951 jusqu’au 10 mars 1959
- Hope Bryce du 28 décembre 1971 jusqu’à sa mort. Ils eurent 2 enfants : Victoria et Mark nés le 3 octobre 1961
Otto Preminger décède le 23 avril 1986 à New York d’un cancer des poumons mais souffrait également de la maladie d’Alzheimer.
Il est inhumé au cimetière de Woodlawn dans le Bronx, à New York.
Retrouvez son étoile au Walk of Fame au numéro 6624 sur Hollywood Boulevard
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Tiens qui peut me donner le tître du morceau d ‘ Errol Garner que l ‘ on entend dans un passage du film LAURA ( 1944) avec GENE TIERNEY et DANA ANDREWS .
Merci de m’avoir signalée mon erreur, en plus j’ai le film chez moi !! C’est un comble !! lol
La blogueuse en chef
Rappelons que KATHRYN GRAYSON ne joue pas dans AUTOPSIE D ‘ UN MEURTRE avec JAMES STEWART et EVE ARDEN , mais qu ‘ il s ‘ agît de LEE REMICK et KATHRYN GRANT .
N ‘ a signé presque que des chefs-d ‘ oeuvres excepté SAINTE JEANNE avec Jean Seberg qui fût un echec.
Je garde de ce grand cinéaste un excellent souvenir de son film LAURA , que je considère comme son chef-d oeuvre , que Gene Tierney est belle dans ce film .
Gena Rowlands, l’actrice fétiche des films de Cassavetts, disait que Preminger était un monstre capable de faire pleurer un enfant ou une vieille femme. De fait, le tournage de la « Rivière sans retour » – bon western même pour qui n’aime pas les westerns – se passa mal avec Marilyn Monroe, bien que ce film ait été un des rares à lui fournir un rôle de blonde intelligente. Preminger est aussi l’éblouissant metteur en scène de « Un si doux visage », dont la scène finale marque à jamais les esprits. Mais il reste surtout le réalisateur de Gene Tierney (comment diable réussit-elle à dompter son mauvais caractère ?), avec une série de 4 films, de « Laura » à « Tempête sur Washington », qui affirment le génie de ce metteur en scène dont je n’ai pas fini de découvrir les oeuvres.