Muni Paul (1895-1967)

Paul Muni, de son vrai nom Meshilem Meier Weisenfreund, naît le 22 septembre 1895 à Lemberg, dans l’actuelle Ukraine.
Issu d’une pauvre famille juive de comédiens itinérants. Peu après sa naissance, ses parents émigrent aux Etats-Unis où ils survivent tant bien que mal en jouant les utilités dans une troupe du théâtre Yiddish.
C’est dans cette atmosphère théâtrale que grandit le jeune homme. On raconte que c’est à 12 ans, un comédien est absent dans la troupe, il peut alors le remplacer affublé d’une barbe : un comédien naît avec une passion pour le maquillage.
Durant les années 20, Paul s’affirme, sa notoriété grandit en campant une impressionnante galerie de personnages dont la majorité sont bien plus âgés que lui.
Le 8 mai 1921, il épouse Bella Finkel (1898-1971) jusqu’à sa mort le 25 août 1967. Ils n’eurent aucun enfant.
A la fin des années 20, le producteur Winfield Shehan de la Fox le convoque aux studios du même nom. A cette époque, les studios de cinéma recherchent activement des comédiens pour remplacer les acteurs muets décimé par le changement.
En 1929, Paul Muni fait alors ses débuts dans 2 films : « The Vailiant » (1929) et »Seven Faces » (199) est un festival de transformations. Cependant, l’acteur n’est plus si interessé et repart pour New York.
En 1932, le millionnaire Howard Hughes le persuadera de jouer dans son prochain film en incarnant « Scarface », le gangster et mafieux dont l’histoire s’inspire du destin d’Al Capone, où il joue aux côté d’Ann Dvorak, George Raft et Boris Karloff. Le succès est impressionnnant.
Il enchaîne alors avec un nouveau chef d’oeuvre : « Je Suis Un Evadé » (1932) avec Glenda Farrell qu’il considéra toujours comme son meilleur film. Dès lors, l’acteur est en droit de sélectionner ses rôles, d’approuver le choix de ses partenaires ou de ses réalisateurs.
Sa rencontre avec le réalisateur William Dieterle devait l’orienter vers l’adaptation de biographies comme celles de Louis Pasteur (« The Story Of Louis Pasteur » 1935 avec Anita Louise) ou bien d’Emile Zola (The Life Of Emile Zola » 1937). Pourtant le public n’est pas au rendez-vous.
Paul perd en partie son titre de star après tous ces échecs. Après la seconde Guerre Mondiale, il apprait très occasionnellement et se consacre essentiellement au théâtre. Les échecs s’enchainent toujours au cinéma alors que sur les planches il attire les foules.
Il perd l’usage d’un œil à la suite d’une délicate intervention chirurgicale. Sa dernière apparition sur une scène remonte à 1959, dans une adaptation musicale de « Grand Hôtel ». Sa dernière apparition au cinéma était remonte à 1962 dans la série « Saints And Sinners ».
Malgré une carrière bien maigre, Paul Muni a été nominé aux Oscars à 6 reprises mais il n’en remportera qu’un pour « The Story Of Louis Pasteur ».
Résigné à accepter que sa popularité ai disparu, il meurt oublié de tous, enfermé dans un mutisme tenace.
Paul Muni est décédé le 25 août 1967 de problèmes cardiaques à Montecito, en Californie.
Il est enterré au Hollywood Memorial à Hollywood.
Retrouvez son étoile au Walk of Fame au numéro 6435 sur Hollywood Boulevard
Une des ces citations :
« Je ne veux pas être une star. Ce statut ne signifie rien pour moi, je suis un acteur je suppose. Un journaliste people m’a dit qu’une star c’est un acteur qui ne peut pas jouer »
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Moi encore je préfère le SCARFACE de HAWKS ( 1932) à celui de DE PALMA , PACINO dans le rôle jadis tenu par PAUL MUNI a tendançe a en faire un peu trop , langage ordurier , trop de violençe il en fait des tonnes et des tonnes , mais le remake reste excellent quand même .
Oui il a campé quelques personnages historiques à l ‘ écran , BENITO JUAREZ , EMILE ZOLA LOUIS PASTEUR , tous les 4 dirigé dirigé par WILLIAM DIETERLE sans oublier le philosophe grec de l ‘ antiquité SOCRATE dans DOCTEUR SOCRATE .
Comment ne pas aimer cet acteur aprés l’avoir vu dans « Scarface », une merveille. Ce film, inspiré par le personnage d’Al Capone, vous glace le sang par sa froideur quasi documentaire et Muni y est absolument EXTRAORDINAIRE. Son amour jaloux et meurtrier pour sa soeur (jouée par l’excellente Ann Dvorak) y est étrange !! Il s’agissait, semble-t’il, pour Howard Hawks d’accabler au maximum la pègre, un fléau à l’époque, d’où cet étrange attachement contre-nature !! D’où également le sous-titre du film « La Honte D’Une Nation » !! Boris Karloff et George Raft sont fascinants de noirceur bien glauque. Comme toujours,dans la plupart de leurs rôles… j’aime aussi beaucoup Paul Muni dans « Je Suis Un Evadé »,où il est un innocent condamné que le système pousse au crime.Film qui m’a beaucoup touché. Bouleversant.La maîtrise narrative y est exceptionnelle.Il est ironique de voir que le « Scarface » de 1983 avec Al Pacino, qui en rajoute des tonnes dans la violence et le langage ordurier, est devenu un film fétiche d’une certaine jeunesse…tout ce que cherchait à éviter le « Scaface » de 1932, l’un des meilleurs films des annéees 30.