Milland Ray (1905-1986)

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Ray Milland, de son vrai nom Reginald Alfred John Truscott-Jones, naît le 3 janvier 1905 à Neath, en Angleterre.

Il sert dans les Royal Horseguards avant de commencer sa carrière d’acteur de cinéma en 1929 dans de petits rôles. Il prend le pseudonyme de Spike Milland avant de prendre le prénom de Raymond, qui deviendra Ray.

Cependant, Hollywood l’attire davantage que l’Angleterre : grâce à ses économies, il s’embarque en 1931 pour les Etats-Unis. La MGM le prend sous contrat à la condition expresse qu’il se débarrasse de son accent anglais.

De ce fit, le jeune Ray prend des cours d’élocution avec Malvina Webber.

Le 30 septembre 1932, il épouse Malvina Webber jusqu’à son décès le 10 mars 1986. Ils eurent 2 enfants.

Pourtant la MGM, qui le prête sans problème aux autre studios comme la Fox et la Warner Bros qui ne lui propose que des rôles insignifiants, déçu il rentre au pays natal pour y tourner 2 films en 1933.

En 1934, il rentre aux USA où il travaille dans des petits boulots pour joindre les 2 bouts. La chance finit par tourner : dans une station essence il est remarqué par un producteur de la Paramount !!!

Au même moment la MGM vient de lancer sa nouvelle vedette : Robert Taylor, Ray Milland deviendra donc le Robert Taylor de la Paramount…

En 1935, il décroche son 1er rôle important dans « Aller Et Retour » avec Claudette Colbert et Fred MacMurray et devient pour la 1ère fois vedette la même année dans « Kidnapping ». Dès lors, il ne cesse de tourner dans tous les genres : comédies, mélodrames mondains, aventures… Il parvient ainsi à établir un personnage : un séducteur mondain, léger, sophistiqué et empreint d’un certain cynisme.

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En tournant durant toute cette époque avec acharnement, Ray attend patiemment son heure et s’impose à l’écran tout doucement.  Au début des années 40, certains des grands noms du cinéma américain font appel à lui : Cecil B. De Mille dans « Les Naufrageurs Des Mers Du Sud » (1942) avec John Wayne, Paulette Goddard, Raymond Massey et Susan Hayward, Billy Wilder dans « Uniformes Et Jupons Courts » (1942) avec Ginger Rogers, Frank Borzage dans « Voyage Sans Retour » (1944) ou encore Fritz Lang dans  »Espions Sur La Tamise » (1944).

Ce rôle noir autorise Billy Wilder à lui proposer le rôle mémorable d’un alcoolique pathétique dans « Le Poison » avec Jane Wyman. Il remporte l’Oscar du meilleur acteur, le Golden Globe ainsi que le Prix de la Critique new-yorkaise et un Prix d’Interprétation au Festival de Cannes 1946 ce qui consacrent enfin l’acteur comme l’un des plus grands comédiens d’Hollywood !!! Sa distinction naturelle, son raffinement et sa délicatesse un peu obséquieuse en font un séducteur de la 40aine au comportement parfois trouble et ambigu.

En 1951, il rentre en Angleterre afin d’y tourner « L’Enquête Est Close ». En 1954, le célèbre Hitchcock lui permet de jouer le mari machiavélique dans son chef d’oeuvre « Le Crime Etait Presque Parfait » avec Grace Kelly et Robert Cummings.

En 1955, il est aussi fascinant en viveur égoïste et sardonique dans « La Fille Sur La Balançoire » avec Joan Collins. Il ajoute une nouvelle corde à son arc en réalisant son tout 1er film avec « Un Homme Traqué » qui se révèle être un curieux western clos qui impressionne les critiques.

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Dans son 2nd film, « L’Homme De Lisbonne » avec Maureen O’Hara, il s’agit d’un étrange mélodrame d’aventures. Ray Milland signera ainsi 5 films de 1955 à 1968. Son chef d’œuvre se situe est « Panique Année Zéro » (1962), histoire violente d’une famille protégeant son unité et sa vie dans une Amérique en proie à la guerre atomique…

De 1959 à 1961, Ray est absent de l’écran puisqu’il est la vedette du feuilleton populaire « Markham ». En 1962, il revient avec « L’Enterré Vivant » puis en 1963 dans « L’Horrible Cas Du Docteur X » qui remportent chacun beaucoup de succès.

Ray Milland apparaît de temps à autre dans certains films très prisés par le grand public comme « Love Story » (1970) et  »Le Dernier Nabab » (1976) d’Elia Kazan avec Robert de Niro, Tony Curtis et Robert Mitchum entres autres.

Passionné par son métier, il tournera jusqu’en 1985 !! Sa dernière apparition était dans le film « The Gold Key ».

Ray Milland est décédé des suites d’un cancer des poumons le 10 mars 1986 à Torrance, en Californie.

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Retrouvez son étoile au Walk of Fame au numéro 1625 sur Vine Street

Une de ces citations :

Sur Hedda Hopper : « Elle était vénimeuse, vicieuse, pathologiquement menteuse et particulièrement stupide »

Publié dans : ||le 28 mars, 2009 |5 Commentaires »

5 Commentaires

  1. le 21 août, 2009 à 17:26 hugongerard écrit:

    LE CRIME ETAIT PRESQUE PARFAIT ( THE CRIME WAS ALMOST PERFECT) . tître en anglais exacte du film .

  2. le 16 avril, 2009 à 12:12 hugongerard écrit:

    Calculateur et machiavélique dans le film d ‘ Alfred Hitchcock Le crime était presque parfait ( Dial of murder) dans lequel il campaît le rôle de Tony Wendice trompé par sa femme ( Grace Kelly) tentant de la supprimer pour hériter de sa fortune , il fait appel à un ancien camarade de classe et capitaine de la police , à qui il fait chanter , mais c ‘ est la victime qui tue son bourreau avec une paire de ciseaux , cette scène culte restera célèbre , Wendice fabrique des preuves pour envoyer sa femme à l ‘ échafaud , mais le piège se refermera contre lui .

  3. le 29 mars, 2009 à 16:41 hugongerard écrit:

    Je le verrais bien dans le rôle de JR EWING , le magnat du pétrole cynique et élégant et pourri qui ne recule devant rien pour obtenir ce qu ‘ il veut, dans une saga comme Dallas , c ‘ est dommage que ce rôle ne lui ait pas été attribué et que la saga Dallas n ‘ ait pas été tourné plutôt.

  4. le 29 mars, 2009 à 16:01 pepa écrit:

    Au départ c’est Cary Grant qui a réclamé le rôle du mari tueur dans « Le crime était presque parfait » mais Jack Warner s’est opposé de voir Cary en tueur et n’a pas accepté non plus ses cachets élevés.

  5. le 29 mars, 2009 à 14:08 pepa écrit:

    Merci pour la fiche de Ray Milland. Très bel homme. Dommage qu’il n’ait pas la notoriété de Cary Grant bien que, à mes yeux, il l’égale à l’écran.