Sullavan Margaret (1911-1960)

Margaret Sullavan naît le 16 mai 1911 à Norfolk en Virginie.
Elle est décrite ainsi : « Elle était la féminité, intelligence et la sensibilité à un degré presque insultant ».
Enfant, elle suit des cours de danse et d’art dramatique de la « University Players » pour devenir actrice. En 1931, elle se produit sur une scène de Broadway et, en 1933, est engagée à Hollywood par le studio Universal.
Elle est, d’emblée, la vedette de « Une Nuit Seulement », adaptation d’une nouvelle de Stefan Zweig. Cette jeune femme menue, avec son visage triangulaire aux moues enfantines, son regard et son sourire mélancoliques, sa voix légèrement voilée, apparaît comme l’héroïne rêvée des mélodrames destinés à provoquer des torrents de larmes.

Elle était l’actrice idéale pour le maître du mélodrame, Frank Borzage la fera tourner dans quatre de ses meilleurs films : « Et Demain ? », « Trois Camarades », « L’Ensorceleuse » et « The Mortal Storm ».
Le cinéaste dire d’elle : Miss Sullavan a cette capacité naturelle de saisir ce qui fait l’essence d’un caractère. Elle était aussi, toujours selon Borzage, une des personnes les plus généreuses et les plus altruistes à l’égard de ses partenaires. Elle insista pour que James Stewart, lui donne la réplique dans « Next Time We Love ».
Elle travaillera avec lui à 3 reprises : »Epreuves » (1936), »L’Ange Impur » (1938), « Rendez-Vous » (1940) et « The Mortal Storm » (1940) pour constituer avec lui un des couples romantiques les plus populaires de l’écran américain.
En effet, les 2 acteurs se connaissaient avant de tourner ensemble. Selon son biographe : « On dit de James Stewart qu’il l’a toujours porté dans son coeur, se serait la raison pour laquelle il aurait attendu d’avoir 41 ans pour se marier ».
En 1942, elle tourne « Rendez-Vous D’Amour » avec Charles Boyer puis en 1943 avec « Cry Havoc » qui traite de la seconde guerre mondiale.
L’attendrissante fragilité de l’actrice n’était peut-être qu’apparence car, à en croire journalistes et biographes, Margaret Sullavan se révélait, au quotidien, tout autre. Selon les journaux, elle était « la dame qui rit au nez d’Hollywood » tant ses rapports avec ses employeurs et metteurs en scène, à l’exception de Borzage, étaient conflictuels.
William Wyler, qui la dirigea, difficilement, dans « La Bonne Fée » fut son 2nd mari pendant 16 mois, de 1934 à 1936, elle l’aurait traitée, selon son biographe Jan Herman de « that batty broad » (« cette poule complètement timbrée ») après avoir vécu avec elle un enfer de querelles et d’humiliations publiques.
Au cours de sa vie, elle s’est mariée à 4 reprises :
- Henry Fonda du 25 décembre 1931 jusqu’en 1932
- William Wyler du 25 novembre 1934 au 13 mars 1936
- Leland Hayward, son imprésario, de 1939 à 1947. Ils eurent 3 enfants : Bridget, Brook (née le 5 juillet 1937) et William Hayward.
- Kenneth Wagg de 1950 jusqu’au 1er janvier 1960.
Elle aurait été, selon son biographe Lawrence J. Quirk, « une dévoreuse d’hommes ».
Ragots ou vérité, ces anecdotes révèlent à tous le moins le « sacré caractère » de Margaret Sullavan qui, revenue au théâtre dans les décennies 40 et 50.
En 1950, elle fait son ultime apparition mais cette fois-ci au théâtre avec « La Flamme Qui S’Eteind » mais il n’y eut que 15 interprétations.
Elle mit fin à ses jours, en absorbant des barbituriques suite à la surdité qui la rendit incapable de jouer : elle n’avait plus aucune raison de vivre.
Margaret s’est éteinte le 1er janvier 1960, à New Haven, dans le Connecticut.
Sa fille Bridget se suicide à son tour, elle ne supporta la disparition de sa mère et finit par la rejoindre en se coupant les veines quelques mois après.
Son autre fille, Brook est devenu actrice.
Retrouvez son étoile au Walk of Fame au numéro 1751 sur Vine Street
Une de ces citations :
« Peut-être je m’habituerai à cet endroit bizarre appelé Hollywood, mais je doute de lui »
Une petite anecdote : Margaret fût mariée avec Henry Fonda pendant 2 mois. Parmi ses mariages, elle eut une fille appellée Bridget qui se suicida quelques mois plus tard. En hommage à l’une de ses ex-femmes, il demanda à sa fille (Amy ou Jane) à ce que sa petite-fille s’appelle Bridget, d’où l’actrice que vous connaissez : Bridget Fonda que vous avez vu dernièrement dans « Le Baiser Mortel Du Dragon » (2001) de Luc Besson avec Jet Li.

Pour plus d’informations, visitez :




Non c ‘ était dans un film de Rudolphe Maté et non au théâtre qu ‘ elle fît sa dernière apparition dans un film intitulé LA FLAMME QUI S ETEINT ( 1950) il y avait Natalie Wood qui jouait aussi dans ce film .
Je viens de revérifier, il s’agit bel et bien de Margaret Sullavan et non pas de Maureen O’Sullivan.
Ravie de savoir que vous aimez ce site.
La blogueuse en chef
j’admire beaucoup votre travail de recherche. La première photo est de Maureen 0′Sullivan et non de margaret.
Et quel plaisir de trouver des commentaires sur Mireille Balin ou encore Corinne Luchaire.
Merci beaucoup.
Paty.
J’irai vérifier cette information.
La blogueuse en chef
Pardon…Bridget Hayward!
Juste une petite rectification: c’est Peter Fonda, le fils d’Henry Fonda qui décida de prénommer sa fille Bridget en hommage à Bridget Wyler dont il fut follement amoureux pendant son adolescence.Bravo pour ce très beau site!
Merci de m’avoir fait remarquer mes fautes lol
J’éspère que tu aimeras le reste de mon site.
La blogueuse en chef
Merci pour ce site, qui m’a permis d’en savoir plus sur Margaret Sullavan que j’aime beaucoup depuis que je l’ai vue dans « Trois camarades » et « Little man what now ? » de Borzage.