Mamoulian Rouben (1897-1987)

roubenmamoulian.jpg

Rouben Mamoulian naît le 8 octobre 1897 à Tiffis, en Russie.

Fils d’un ancien colonel de l’armée russe devenu banquier et de l’actrice Vergine Mamoulian présidait la Société Dramatique de Tiflis. D’origine arménienne et israélite, Rouben s’interesse au spectacle, en particulier au théâtre.

Tiflis était l’un des principaux centres culturels de la Russie. Il fait ainsi la connaissance de metteurs en scène et d’acteurs qui furent toujours les bienvenus au domicile familiale.

En 1905, Rouben suit ses parents à Paris où il fait ses études au lycée Montaigne. En 1910, toute la famille retourne à Tiflis et Rouben part à Moscou pour y étudier le droit criminel.

Sa passion le pousse à quitter l’université au profit des leçons d’art dramatique de Vakhtangov et de Stanislavsky. En 1918, il retourne à Tiflis et y organise sa propre troupe dramatique, jouant de courtes pièces et écrivant des critiques pour le journal local.

En 1920, sa soeur épouse un Anglais où il passera avec elle des vacances à Londres. Il s’éprend de la vie britannique et décide de rester à Londres où il fonde une compagnie dramatique avec des compatriotes émigrés. Il obtient un succès critique considérable en mettant en scène au théâtre Saint James la pièce « The Beating on the Door » (1922).

George Eastman lui demande de venir diriger son nouveau théâtre à Rochester. Il accepte et c’est le début d’une prestigieuse carrière théâtrale américaine où se succèdent des pièces telles que « Sister Beatrice » (1925), « He who gets slapped » (1926), « Porgy » (1927), Marco Millions » (1928)…

Parallèlement, il débute au cinéma en 1929 avec « Applause » avec Helen Morgan qu’il tourne intégralement à New York, fait rarissime pour l’époque puisque les studios étaient installés en Californie.

Les années 30 seront les plus prolifiques avec des films de légendes : « City Streets » (1931) avec Gary Cooper et Sylvia Sidney, « Dr Jekyll Et Mr Hyde » (1931) avec Fredric March et Miriam Hopkins, « The Song Of Songs » (1933) avec Marlène Dietrich et Brian Aherne, « La Reine Christinne » (1933) avec Greta Garbo et John Gilbert et « We Live Again » avec Ann Stern et Fredric March.

roubenmamoulian1.jpg

En 1935, il met en scène « Becky Sharp » avec Miriam Hopkins, Frances Dee, Alison Skypworth et Billie Burke qui se trouve être le tout 1er film parlant en couleur.

En 1945, il épouse Azadia Newman jusqu’en 19??. Ils n’eurent aucun enfant.

En 1957, Mamoulian commence à travailler sur « Porgy And Bess » mais il s’entend mal avec le producteur Samuel Goldwyn et c’est Otto Preminger qui le remplace. Au casting, on retrouve Dorothy Dandridge et le film ne sortira qu’en 1959.

En 1958, Spyros Skouras et Walter Wanger décident de lui confier la réalisation de « Cléopatre » (1963) avec Elizabeth Taylor, Richard Burton et Rex Harisson. Le tournage commence à Londres dans des conditions climatiques épouvantables, Elizabeth manque de mourrir d’une pneumonie et Rouben abandonne finalement le film en janvier 1961. Joseph L. Mankiewicz le remplace et Mamoulian ne tournera plus après ce film.

Rouben Mamoulian est décédé le 4 décembre 1987 à Woodland Hills, en Californie.

Retrouvez son étoile au Walk of Fame au numéro 1707 sur Vine Street

Quelque unes de ces citations :

« Je considère que la couleur doit être utilisé pour exprimer les émotions »

« La plus importante critique c’est le temps »

« L’improvisation est la naissance des amateurs »

Publié dans : ||le 17 octobre, 2007 |2 Commentaires »

2 Commentaires

  1. le 13 septembre, 2008 à 18:31 hugongerard écrit:

    Il y a 2 films que tu as oublier de citer dans la biographie de ROUBEN MAMOULIAN , ARENES SANGLANTES et LE SIGNE DE ZORRO ( 1940) avec TYRONE POWER et LINDA DARNELL .

  2. le 18 janvier, 2008 à 8:13 marieeleo écrit:

    Selon Tulard, un des réalisateurs les plus doués d’Hollywood, capable de réussir dans tous les genres, comédies, aventures, fantastique, et dont la filmographie ne compte quasiment aucun échec. « Cléopatre » mit fin à sa carrière et il conseilla même à Manckiewicz, qui prenait le relais, de démissionner.
    Quelques années plus tôt, en 1957, il avait réalisé « La Belle de Moscou », avec Cyd Charisse et Fred Astaire, un remake de Ninotchka, estimable comédie musicale.
    Je trouve son « Dr Jekyl et Mr.Hyde » inférieur à celui de Fleming réalisé dix ans plus tard ; même s’il est convenu de s’extasier sur le début en caméra subjective, sur le balancement érotique de la jambe nue de Miriam Hopkins, je trouve que cela est un peu insistant et a pas mal vieilli, notamment les transformations, aujourd’hui comique, du docteur en singe féroce et poilu.
    En revanche, quels chefs d’oeuvres il réalisa avec Garbo et Dietrich, à la grande époque où celles-ci étaient en concurrence ! « Le cantique des cantiques » est un film poétique où Marlène, d’abord douce et innocente, pose nue pour un sculpteur. Quant à « La Reine Christine », tout a déjà été dit ! Mamoulian fit enfin triompher Rita Hayworth en 1941 dans « Arènes sanglantes ». Bon cinéaste éclectique, donc, mais ce qui m’étonne le plus, son style semble changer avec chaque film et il très dur de l’identifier comme on pourrait reconnaître un Kazan ou un Cuckor.