Lugosi Bela (1882-1956)

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Bela Lugosi, de son vrai nom Béla Ferenc Dezsõ Blaskó, naît le 20 octobre 1882 à Lougos, dans l’actuelle Roumanie.

Fils d’un banquier. Très jeune déjà, il monte sur les planches. Il joue de grands rôles comme ceux d’Hamlet et Roméo en Autriche-Hongrie de 1901 à 1911. En 1917, il débute dans quelques films hongrois sous le nom de Arisztid Olt.

Parallèlement, Bela Lugosi se livre à des activités politiques durant la Guerre, ce qui va le contraindre à s’expatrier à la fin du conflit. En 1920, il joue Murnau dans « La Tête De Janus » en Allemagne puis part aux Etats-Unis juste après. C’est alors que Bela crée le rôle qui va marquer à jamais sa carrière : le comte Dracula.

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En 1931, il se fait naturalisé américain. Il est pressenti pour incarner la créature de Frankenstein à l’écran mais se sera Boris Karloff qui sera finalement choisit.

De peur que le masque du personnage lui retire ses expressions, il décline l’offre : une regrettable erreur. Le rôle deviendra l’apanage de Boris Karloff avec qui il jouera par la suite.

Bela tourne « Le Crime De La Rue Morgue ». En 1931, il personnifie le comte Dracula dans le film du même nom réalisée par Tod Browning. Le film est un succès mais Bela commence à sombrer dans la folie : il fait construire un manoir comme dans le film.

 Aucune décoration, il ne s’habillent plus qu’en noir avec quelques rubis couleur sang… Au bout d’un moment, il refuse même de sortir la journée et commence à souffrir de photophobie : certains tournages sont donc tournés de nuit pour ne pas perdre leur vedette.

Après avoir incarné par 2 fois Ygor, l’assistant fou et bossu du docteur Frankenstein dans « Le Fils De Frankenstein » (1939) et « Le Fantôme De Frankenstein » (1942), il joue le rôle qu’il avait refusé en 1931 : le monstre dans « Frankenstein Rencontre Le Loup-Garou » (1943).

Il devient le partenaire privilégié de Boris Karloff qui incarna toute sa vie Frankenstein et les savants-fous. Seulement, Boris resta les pieds sur terre et préféra s’occuper de son ménage et de sa fille chérie.

Bela, en plus de sa folie et de son obsession pour ressembler à Dracula, s’injecte des drogues de plus en plus forte. Ce comportement dévastateur lui détruira sa carrière, ses ménages, son amitié avec Boris : il meurt à petit feu.

Les cures de désintoxication ne suffisent même plus pour le sortir de ses dépendances .La légende veut qu’on l’oblige à assister aux 1ères de ses films couché dans un cercueil amené par un corbillard.

Manquant cruellement d’argent, les studios ne lui font plus confiance. Il joue dans des productions minables et des parodies de ses anciens succès. Sa dernière apparition dans « The Black Sleep » (1956) avec Lon Chanley Jr et Basil Rathbone.

Au cours de sa vie, il se maria 5 fois :

 - Ilona Szmik du 25 juin 1917 jusqu’en 1920

 - Ilona von Montagh de septembre 1921 jusqu’en février 1924

 - Beatrice Weeks du 29 septembre 1929 jusqu’au 2 octobre 1929

 - Lillian Arch de 1933 jusqu’au 17 juillet 1953. Ils eurent un enfant : Bela Lugosi Jr né le 5 janvier 1938

 - Hope Lininger du 25 août 1955 jusqu’à son décès le 26 août 1956

Bela Lugosi succombe à une crise cardiaque due à des abus de stupéfiants le 16 août 1956 à Los Angeles, en Caifornie.

Ruiné, c’est Frank Sinatra qui lui a payé ses funérailles. Il est enterré au Holly Cross Cemetery à Culver City, en Californie.

Son fils est devenu avocat à Los Angeles. Actuellement, Johnny Depp est propriétaire de son manoir.

Quelque unes de ces citations :

« Je suis le compte Dracula »

« Je voudrais arrêter les rôles surnaturels, je voudrais seulement jouer des rôles terre à terre »

« Je suis véridique. La chose la plus importante pour moi c’est mon chèque hebdomadaire »

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Retrouvez son étoile au Walk of Fame au numéro 6340 sur Hollywood Boulevard

Publié dans : ||le 1 avril, 2007 |12 Commentaires »

12 Commentaires

  1. le 20 mai, 2009 à 9:50 Petites Annonces Gratuites écrit:

    Merci pour cet article !

  2. le 20 mai, 2009 à 9:47 Petites Annonces Gratuites écrit:

    Article très intéressant sur Lugosi Bela. Merci

  3. le 30 novembre, 2008 à 18:45 Luc écrit:

    Bien dit, @La blogueuse en chef,

    Effectivement, on peut remarquer ce genre de problème à propos de (exemples) :
    1) Alida Valli :
    http://cinememorial.com/Acteur_detail.php?id=422
    2) Bergner Elisabeth :
    http://vargen57.unblog.fr/bergner-elisabeth-1897-1986/
    3) Autres…

    Ce sont des problèmes d’ Histoire mais nous ne pouvons que vous remercier pour votre sérieux.

  4. le 13 novembre, 2008 à 16:42 vargen57 écrit:

    Je ne connais pas les villes de la Hongrie et de la Roumanie. Cependant, mes sources indiquent que Lugos se trouve bel et bien dans l’actuelle Roumanie. Je suis persuadée que la ville doit se situer à la frontière des 2 pays, d’où de possibles divergences.

    La blogueuse en chef

  5. le 13 novembre, 2008 à 0:27 Emmanuel écrit:

    bonsoir.
    génial votre site,un grand bravo,sauf que…….bela Lugosi n’est pas né en Roumanie,mais en……..hongrie,et oui lugos est en Hongrie,pas en roumanie…..merci à vous

  6. le 25 septembre, 2008 à 21:47 Djemaa Pascal écrit:

    Bonsoir, Béla Lugosi m’a marqué à l’âge de quinze ans en 1983! Je n’oublierai jamais : « I’m Dracula! » et encore moins Dwight Fyre fou génial. Pascal Djemaa.

  7. le 31 juillet, 2008 à 19:08 vargen57 écrit:

    Il se trouve que bien que j’ai fini les études le blog n’est pas ma priorité absolue !! J’ai une vie de côté et j’aime aussi profiter du soleil vu que cette année il est au RDV !!
    Il se trouve aussi que mes semaines sont chargées dans mes recherches d’emplois donc les pages peuvent attendre et la liste d’attente est suffisamment longue.

    La blogueuse en chef

  8. le 31 juillet, 2008 à 9:36 Georges écrit:

    A quand une nouvelle fiche sur Ed Wood ? Il la vaut bien.

  9. le 23 janvier, 2008 à 16:02 Buntaro-30-78 écrit:

    Salut à tous,
    le documentaire auquel tu t’es fié, si il fut très complet, il fut aussi plein d’intox me semble t-il. Je ne vais pas reprendre l’ensemble de ton travail que je respect mais ne serait-ce que pour l’ordre chronologique:
    Bela campa 527 fois le rôle de Dracula au théâtre de Broadway à la fin des années 20 et l’interprétation cinématographique, dévolu à l’origine à Lon Chaney Sr., ne lui revint pas sur le champ suite à la mort de ce dernier (d’un cancer en 1930). Le rôle fut proposé un nombre d’acteurs reconnus notamment Conrad Veidt, Paul Muni, Ian Keith (en disgrâce toutefois pour raison d’alcoolémie), ou encore le distingué William Courtenay qui, comme tout les autres, le refusèrent. Browning ayant remarqué Bela au théâtre tenta de convaincre les studios Universal de l’embauché. Celà ne fut pas simple, ces derniers étant à deux doigts de mettre la clef sous la porte, ils étaient près à exploiter un genre nouveau pour le cinéma parlant (l’épouvante) mais avec un acteur célèbre et non un inconnu. Bref il décrocha le rôle et le succès fut planétaire, faisant de Bela la principale star des studios Universal. Notons la présence d’un excellent second rôle de l’époque, Dwignt Frye, qui aurait bien mérité à mes yeux un award du second rôle pour celui tenu dans « Franfenstein » avec lequel il enchaîna. Derechef il fut désigné pour un autre film du genre le célèbre « Frankenstein » dont des affiches publicitaires montraient un Bela de taille gigantesque terrorisant les simples citoyens (allez faire le rapport avec le film). Hélas, comme on le sait, il refusa le rôle d’un monstre muet et sous maquillage qu’il aurait jugé bon pour un figurant (Grosse tête Bela?)loupant ainsi un doublé triomphal historique et qui l’aurait littéralement conforté sur son trône au sein des studios, et créant par là même son propre « monstre » si j’ose dire, Boris Karloff qui devint son principal concurrent et devait à l’aide des studios le détroner. Là encore bref, il enchaîne avec « Double assassinat dans la rue Morgue » de Robert Florey qui était à l’origine du film « Frankenstein » mais on lui préféra James Whale (par bonheur je dirai). « Double assassaniat… » a bien des qualités, notamment la belle voix grâve de Bela, mais aussi bien des défauts. S’en suit son interprétation assez fascinante dans « White Zombi » que j’ai eu bien du mal à m’approprié. Petit film fauché, tourné en trois semaines, c’est une petite merveille. Mais je toruve que le meilleur de Bela se voit dans les cinq dernières années de la décennie, je parle d’interprétation et pas vraiment de film à quelques exceptions près que je cite: « Le chat noir », sa première confrontation avec Boris. Film remarquable où les deux géant de l’épouvante rivalise de talent. Un rôle qui permit à Bela de changer, sinon de registre, tout au moins de personnage car il n’est là ni un savant fou ni une crétaure des ténèbres mais un homme fou amoureux et fou de douleur. Il tente même de sauver le couple quelque peu insipide du film. A mes yeux, peut-être bien son meilleur film (1934). Rapidement, ils furent de nouveaux réunis dans « Le corbeau » (1935), où il renoue avec ses rôles de dingue. Film dans lequel Boris est son souffre douleur cette fois. Notons que dans ce film Bela tient le vrai premier rôle et qu’il est plus omniprésent que Boris. Pourtant, déjà, l’affiche et le générique mettent celui-ci en avant. Mais rapidement, dès 1936, les contrats semblent perdre de leur intérêt pour Bela et en 1937, il ne travaille déjà presque plus (je ne sais plus en quelle année, 36 ou 37, il est encore aux côtés de Boris dans « Le rayon invisible » que je n’ai jamais eu le plaisir de voir mais qui est parait-il très bon). Sa descente aux enfers ayant déjà commencé, sa carrière connaîtra un sursaut en 1939 avec deux apparition de taille : celui d’Ygor dans « Le fils de Frankenstein » (1939) aux côté de Basil Rathbone, Boris Karloff et, je crois, Lionel Atwill. Là, Bela fait peut-être bien sa plus remarquable interprétaition, équilibrant même le film affaiblit par un scénario qui entamme le déclin du genre et, il faut bien le dire, d’une interprétation endormi de Karloff qui passe effectivement le pus claire de son temps en monstre allongé (sans rire). On s’éloigne assez de la grande qualité des premier « Franfenstein ». Bela est vraiment en « pleine superbe » et son talent à son plus haut sommet. Ce sera pourtant son ultime vrai rôle digne de lui. Cette même année, il fait une apparition hélas que de quelques minutes dans le mémorable « Ninotchka », où il donne la réplique à Greta Garbo, excusez du peu. L’une de ses très rare apparition en dehors du fantastique. Malheureusement, au cours de toute la suite de sa carrière, deux films seulement seront digne de citations : « Le loup-Garou » (1941) pour lequel il fut très sérieusement préssenti pour le rôle titre en guise de récompense de son interprétation dans « Le fils… », mais là encore, il fut mis à l’écart au profit de Lon Chaney Jr qui se fit une place au soleil hollywoodien à cette occasion. Une toute petite appartition en début du film permette à Bela d’être cité, timidement, au générique. Le second film est « Le récupérateur de cadavres » (1945), inspiré d’un fait divers, une autre confrontation avec Boris Karloff qui se tirent, et de loin, la part du lion dans une interprétation irréprochable. Bela, quant à lui apparait complètement usé et vieillit. Le fim demeure excellent et nous donne le plaisir de voir les deux Grands dans une dernière réussite.
    Précison si ce n’est déjà fait que sa dépendance à la morphine était dû à ses anciennes blessures de guerre et que dans les années 50 il se fit désintoxiqué pour de bon. Sa « folie » est plus lié aux journaux à scandale de l’époque qu’aux faits. Enfin rappelons qu’au temps de sa grandeure, il était invité dans nombre d’émissions au cours desquelles il démontra parfois un vrai sens de l’humour (j’ai le plaisir d’en avoir des extraits). Karloff, Rathbone, Atwill, Manners, Frye, Garbo, Van Sloan, Chaney,…il est paradoxal qu’un acteur ayant eu quelques uns des meilleurs partenaires de l’époque et ayant touché de si près les sommets hollywoodien ait eu une carrière si dramatique et mal gérée. J’aime écrire ou parlé de certains acteurs, Bela est de celà, mais je rappel que ce n’est pas là pour corrgiger ton travail chère blogueuse mais juste pour l’éclaircir avec plus emple précisions et un ordre chronologique plus juste. Dommage d’ailleurs que l’on ne puisse te joindre car, au vu de notre intérêt commun pour le vieux cinoche (depuis une bonne quinzaine d’années pour ma part), celà aurait été sympa de le partager.

  10. le 2 décembre, 2007 à 11:35 vargen57 écrit:

    Je ne fais que reprendre ce que j’ai pris en note dans un documentaire très complet sur Bela Lugosi.
    Il a fait de très mauvais choix dans sa carrière et en a malheuresement payé le prix. Je ne suis pas là pour le descendre ou le mettre sur un pied d’estale, simplement raconté la vie cinématographique et privée qu’il a vécut. Je n’invente rien.

    Bela Lugosi n’aurait pas vécu cette triste fin s’il avait tenu tête aux producteurs de l’époque en refusant de n’incarner que des marginaux ou des monstres.
    Mais il s’est tellement imprégné de Dracula qu’apparemment il se serait perdu dans son personnage au point de vouloir devenir son incarnation.

    La blogueuse en chef

  11. le 1 décembre, 2007 à 19:52 Jonange écrit:

    Petite précision : c’est ça famille qui a décidé le l’enterrer avec son costume de Dracula, sachant également que ce n’était pas celui qu’il portait dans le film.
    Ensuite, le portrait que tu dresses, Vargen, est digne de la presse à scandale des années 30 ! Certes, Bela Lugosi était toxicomane à la morphine, mais les histoires de photophobies et autres ne sont que des mises en scènes orchestrées par la Universal à l’époque pour promouvoir le personnage qui fascinait les américains, avec l’accord de Bela Lugosi. Malheureusement pour l’acteur cette popularité morbide s’est retournée contre lui puisqu’il fût condamné aux rôles d’ombres inquiétantes.
    Sa carrière a quelque chose de vraiment triste, après Dracula, il désirait vraiment se démarquer de ses rôles antipathiques, mais ne se voyant proposer que cela, il a en effet terminé sous le masque de monstres ou de savants fous. Dommage, parce que du même coup on en oublie complètement que c’était un très bon acteur. On en a un apperçu dans Le Mystère de la Mary Celeste ou Le Chat Noir, où il campe des personnages plus sympathiques que d’habitude. Mais au final, Dracula restera en effet le rôle de sa vie.

    nb : contrairement à Dracula, où on le choisi à cause du décès de Lon Chaney, s’il ne joue pas Frankenstein, c’est parce qu’il refuse le rôle et pas parce qu’on lui préfère Karloff. Des affiches annonçant, Lugosi dans le rôle de la créature sont d’ailleurs déjà présentées alors qu’il n ‘a pas encore décliné l’offre.

  12. le 28 juin, 2007 à 9:09 g philippe écrit:

    un certain Edward « Ed » Wood Junior, grand fan de l’acteur qui réussira par son enthousiasme et son charisme débordant à embaucher la vieille gloire, plus addict à la morphine que jamais, pour tourner dans ses effroyables séries Z.
    De Glen or Glenda à Bride of the Monster, où Lugosi joue un savant fou hypnotiseur qui fronce les sourcils, la carrière de Lugosi s’arrête sur le terrible Plan 9 From Outer Space en 1959, où il revêtait, sans le savoir pour la dernière fois de sa vie, la cape d’un vampire Le film, devenu culte, n’en est pas moins ce qu’il est et se sauve de lui-même par son capital de sympathie, celui-là même qui hante les pires nanars faits avec le coeur. Lugosi, qui à l’écran fait assez peine à voir, meurt en plein tournage, obligeant Ed Wood a le remplacer par une personne ne ressemblant évidement en rien à l’acteur. D’où la présence d’un étrange vampire au visage caché par une cape…
    Bela Lugosi est enterré en Californie, dans son costume de Dracula. Le rôle de sa vie.