Stewart James (1908-1997)

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James Stewart le 20 mai 1908 à Indiana en Pennsylvanie.

James Stewart est le fils d’un quincaillier. L’entreprise de son père le fait vivre confortablement. En effet, ce dernier ne vend pas toujours ses produits, si bien qu’il troque de temps en temps.

En 1915, il acquiert un python de 4 mètres de long que Jimmy nourissait de souris. Une autre fois, il acquiert un acordéon qu’il offre à son fils : son talent de musicien se révéla utile au début de sa carrière. 

Diplômé d’architecture avec les honneurs mais c’est l’université qui lui fait valloir ses talents de comédiens. 

James Stewart fait ses débuts devant la caméra à l’âge de 26 ans, avec des rôles mineurs dans des comédies : « Sa Femme Et Sa Dactylo » (1936), où il donne la réplique à Jean Harlow et Clark Gable, des thrillers, des drames ou encore des comédies musicales : « Born To Dance ». C’est sous la direction de Frank Capra dans « Vous Ne L’Emporterez Pas Avec Vous » (1938) que Stewart accède au rang de star.

Il joue avec Gingers Rogers dans « Mariage Inconito » qui lui révèle ses talents pour la comédie.

Comédie romantique et déjantée, le film est un immense succès (Oscar du meilleur film et meilleur réalisateur). Jimmy eut une courte liaison avec Ginger Rogers qu’elle décrit comme « une affection sans beaucoup de passion ».

Elle raconte qu’un soir, elle était invitée avec Lucille Ball au domicile de Jimmy et Henry Fonda (ils partageaient le même logement à l’époque), elle décrivit le programme : « Un soir, après un dîner aux chandelles chez Barney, les garçons nous ont emmenées à leur appartement. Tout était très romantique, les lumières diffuses et la musique de fond. Mais avant qu’on puisse réaliser ce qui se passait, Lucy et moi nous sommes retrouvées dans la cuisine, en train de laver de la semaine… Cela dit, c’étaient deux garçons charmants, de ceux qu’on rêve de rencontrer ».

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James Stewart et Ginger Rogers dans « Mariage Incognito » de Georges Stevens (1938) (Jimmy laissait encore son nom en second tête d’affiche).

L’année suivante, en incarnant « Mr. Smith Au Sénat », Stewart devient le héros capraïen par excellence, associant pour toujours sa silhouette dégingandée à un héros maladroit et naïf, dont l’intégrité inébranlable triomphe toujours de la corruption et de l’adversité.

« Mr. Smith Au Sénat » remporte l’Oscar du meilleur scénario et du meilleur montage, et vaut à Stewart une nomination à celui du meilleur acteur, récompense qu’il décrochera en 1940 pour son rôle face à Katharine Hepburn et Cary Grant dans « Indiscrétions » de George Cukor.

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James Stewart Margaret Sullavan dans le film « Rendez-Vous »

Après la guerre, dont il sort promu Colonel (suite à cette expérience, il sera tenté de délaisser le métier d’acteur pour se consacrer à une carrière dans l’armée!), il retrouve Capra une dernière fois pour « La Vie Est Belle » (1946). Fort aux valeurs familiales, le film est un flop au moment de sa sortie, mais est aujourd’hui plébiscité par le public américain au moment des fêtes de Noël.

J’ai ce film chez moi, très sincèrement, c’est un film magnifique et très émouvant, je me pose toujours la question fatidique : qu’est-ce qui se serait passé si je n’étais pas née ?

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James Stewart et Donna Reed dans « La Vie Est Belle » (1946)

En 1948, il collabore pour la première fois avec le maître Alfred Hitchcock dans « La Corde » qui se révèle un fiasco, puis en 1954 avec « Fenêtre Sur Cour », 1956 avec « L’Homme Qui En Savait Trop », enfin dans « Sueurs Froides » en 1958.
Il travailla égalemment avec Anthony Mann pour 8 films dans les années 50.

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Ses films sont toujours des succès et en 1946 sa réputation de célibataire se ternit : il se marie avec l’ancien modèle Gloria Hatrick Mc Lean le 9 août 1949 et vivent ensemble jusqu’à son décès le 16 février 1994.

Il adopta ses 2 fils nés d’un précédant mariage : Ronald âgé de 5 ans à ce moment-là (décédé au service actif en tant qu’officier dans la Marine Américaine le 08 juin 1969 au Vietnam) et Michael alors agé de 2 ans. De cette union née des jumelles : Kelly et Judy le 7 mai 1951.

En 1978, il fait une apparition face à Robert Mitchum dans « Le Grand Sommeil » de Michael Winner, et reçoit un 2ème Oscar en récompense pour sa carrière en 1984.

Son dernier grand engagement, dans les années 80/90, sera de lutter contre la colorisation des films en noir et blanc. Il a tourné dans 96 films sur près de 60 ans de cinéma.

Après 3 années de veuvage, il nous quitte emporté par une embolie pulmonaire le 2 juillet 1997 à Beverly Hills en Californie.

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Retrouvez son étoile au Walk of Fame au numéro 1700 sur Vine Street

Quelque unes de ces citations :

« Il devrait y avoir une loi contre n’importe quel homme qui ne veut pas épouser Myrna Loy »

En parlant de John Wayne : « Je ne peux pas imaginer qu’il y ait quelqu’un dans le pays qui ne sait pas qui il est. Les enfants parleront de lui longtemps après que nos restes aient disparus. John fera les livres d’histoire, comme Rogers, parce qu’il a tant vécu pendant sa vie pour refléter les idéaux de son pays »     

« Je n’agis pas. Je réagis »

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Une petite note : de tous les films que j’ai avec lui il n’y en a pas un que je sois capable d’écouter en version française. En effet, il avait un accent si particulier qu’il est pour impossible de lui trouver une véritable voix de doublage. Il est possible de doubler un grand nombre de comédiens, en particulier en France grâve à nos accents et nos intonations uniques, mais certains restent des exceptions tels que notre cher Jimmy mais aussi Cary. Aussi, tout comme Cary, James a eu la chance de tourner lors de la période des meilleurs d’inspirations des films d’Hitchcock.

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Pour plus d’informations, visitez :

http://www.cinememorial.com/Acteur_detail.php?id=247

Publié dans : ||le 20 juillet, 2006 |15 Commentaires »

15 Commentaires

  1. le 23 août, 2009 à 10:27 hugongerard écrit:

    Soirée JAMES STEWART : LA DERNIERE SCEANCE EDDY MITCHELL : HOMMAGE A JIMMY : LA FLËCHE BRISEE ( THE BROKEN FEATHER ) de DELMER DAVES ( 1951) avec DEBRA PAGET et JEFF CHANDLER , suivi du film WINCHESTER 73 d ‘ ANTHONY MANN ( 1951) avec SHELLEY WINTERS .

  2. le 5 janvier, 2009 à 14:23 vargen57 écrit:

    Je vous remercie beaucoup pour votre compliment, je suis très honorée.
    Si je n’étais pas née ce site existerait mais une autre personne l’écrirait certainement lol. Celui qu’il faudrait remercier en partie aussi serait la chaîne arte, sans elle je ne me serais jamais intéressée au cinéma d’époque.

    Je vous souhaite de continuer à passer d’agréables visites par ici et savoir que le site rend autant de personnes heureuses me rend des plus joyeuses : ma récompense.

    La blogueuse en chef

  3. le 4 janvier, 2009 à 22:12 Jean Fréval écrit:

    Vous vous demandez ce qui serait arrivé si vous n’étiez pas née ? Entre autres : il n’y aurait pas votre blogue.
    Et ce serait très très dommage !

    Merci pour le plaisir que procure votre beau travail. J’y reviens très souvent.

    J’ai envie de vous dire mon âge : j’ai vu « Les Temps modernes » à la première sortie du film! Il est vrai que j’étais assez petit….

  4. le 13 août, 2008 à 12:19 claude écrit:

    Qui pourrait m’aider à déterminer l’identité des 1ers comédiens de doublage du film M. Smith au Sénat. En effet le film a été redoublé pour sa sortie en DVD.

  5. le 13 mars, 2008 à 22:13 ilsognodimandy écrit:

    Io sono una grande fans di James Stewart ho visto tutti i suoi film. Un mito un grande attore oltre che un bellissimo uomo…magari ci fosse un sosia!! bel sito complimenti ciaoo da ilsognodimandy

  6. le 27 février, 2008 à 16:40 hugongerard écrit:

    Dans un de mes films préferes d Hitchcock SUEURS FROIDES , il souffrait d ‘ acrophobie , c ‘ est-à-dire de vertige , ce qui est terrible pour un être humain car on en guerît pas toujours , moi même enfant je souffrait et souffre de cette peur pannique du vide .

  7. le 17 décembre, 2007 à 12:33 vargen57 écrit:

    Ces alléguations sont fausses, James Stewart a été un patriote tout au long de sa vie et c’était un homme loyal.
    Des personnalités comme Elia Kazan ont dénoncé, Charlie Chaplin est partie notamment et Edward Dmytrick s’est exilé un temps.

    La blogueuse en chef

  8. le 17 décembre, 2007 à 8:44 marieeleo écrit:

    Je ne connais pas le James Stewart de la maturité. Je lui trouve un certain charme dans ses rôles de jeune premier tel que « Mrs.Smith au sénat », malgré mes réserves sur ce film, ou dans le splendide « Philadelphia Story » (1940). C’est vrai qu’il a l’air d’un homme gentil. Mais l’était-il réellement ? Un collègue m’a raconté que durant la période du maccartysme il n’avait pas hésité à balancer les noms de ses congénères jugés coupables de communisme.

  9. le 4 décembre, 2007 à 20:04 admin écrit:

    J’ai toujours eu une tendresse particulière pour Jamie Steward, un peu comme pour Vera Miles, elle c’était l’américaine moyenne parfaite et fantasmée, et lui l’américain moyen parfait et fantasmé, deux américains parfait comme les américains se révent, comme on aimerait les rèver.

    Trois acteurs incarnent l’américain parfait exemplaire, trois acteurs incarnent ce que les valeurs américaines ont de meilleures, ces trois « monsieurs amérique »,
    c’est Gary Cooper, John Wayne et …………

    JAMIE STEWARD.

    Il y a d’autres acteurs de génie, d’autres stars universelles, mais ces trois là sont les seuls vrais mythe américain.

    Jamie Steward en plus du comédien de génie, c’est dans la vie, le vrai bon mec, le vrai gentil, le vrai super brave gars.

    C’est le Bourvil américain de ce coté-là.

    Incontounable !!!!

  10. le 27 octobre, 2007 à 3:47 Rick écrit:

    C’est vrai qu’il avait un accent vraiment particulier reconnaissable entre tous. Pour James Stewart le début des années 50 à été un tournant dans sa carrière notamment avec la flèche brisée ou bien encore avec Winchester 73 ou il changea de registre passant des comédies dans les années 40 à des films plus sombre avec plus d’action, la flèche brisée un film prenant le parti des indiens d’amerique, un chef d’oeuvre humaniste porté de bout de bras par un James Stewart définitivement entré dans la légende.

  11. le 29 juin, 2007 à 15:02 anne-laurence vagné écrit:

    Je suis entièrement d’accord quand vous dites que La vie est belle est un très beau film!!! C’est le plus beau qu’on ait jamais fait!!!James Stewart est un personnage très attachant !! Félicitations pour ce blog très réussi! Pour moi qui suis passionée du cinéma américain des années 30 40 50 je suis comblée!!!
    Merci!!!!

  12. le 26 juin, 2007 à 18:19 g philippe écrit:

    un immence comedien qui disparait qui nous a enchanter dans des films merveilleux ,il nous quitte 24h apres la mort d un autre monstre sacre ROBERT MITCHUM

  13. le 27 mai, 2007 à 14:44 Touka écrit:

    Monsieur Smith au sénat est un de mes films cultes que je me passe et repasse sans modération. Alos Jean Arthur, moins connue et surtout plus oubliée sans doute que Doris Day ou Kim Novack sans parler de Grace Kelly, mais…voilà ma préférence.

  14. le 1 décembre, 2006 à 15:16 Thierry écrit:

    C’est avec un immense plaisir que je viens de découvrir votre blog au détour d’une page web. Étant fan de vieux films d’avant les années 50, je me régale de vos articles sur chaque artiste.
    Entre autre James Steward dont je possède pas mal de vieux films.
    Merci pour ces merveilleuses biographies qui me laissent un goût de nostalgie et de rêves.
    Le raccourci de votre site ira trôner sur mon bureau XP dés ce soir.
    Si vous avez le temps, ne manquez pas de m’informer sur les dernières nouveautés

    Merci pour ces merveilleuses pages de cinéma comme on en fait plus aujourd’hui

  15. le 30 octobre, 2006 à 21:31 zanoni écrit:

    Dommage que vous ne fassiez pas état dans cette biographie, de son statut de héros de la 2ème guerre mondiale (je crois qu’il avait le grade de colonel et officiait comme pilote sur superforteresse B29).
    Vous vous rendez compte : un type qui jouait les super-héros et qui en était un en réalité ! (Rarissime dans le cinéma mondial de l’époque).
    Et avec la modestie qu’on lui connaissait. Tout simplement extraordinaire.

    Un nouveau blogueur qui a hate de découvrir le reste de vos immortels.

    A bientôt.