Gravey Fernand (1905-1970)

Fernand Gravey, de son vrai nom Fernand Maurice Noël Mertens, naît le 25 décembre 1905 à Ixelles, en Belgique.
Certaines sources affirment qu’il est né en 1904.
Fils d’un directeur de théâtre et d’une comédienne.
Le jeune Fernand suit donc rapidement les traces de ses parents sur les planches et dans les studios belges où Alfred Machin le fit tourner dans 4 films dont « Les Filles De Delft » (1912) avec Blanche Montel.
Les circonstances firent que la famille Mertens passa les années de guerre à Londres. Le jeune homme y grandit dans la pratique des sports, apprend l’anglais et devient un élégant gentleman via l’éducation qu’il a reçu.
Une fois la guerre terminée, il part en tournée pour se fixer enfin à Paris où il débute sur les planches avec la pièce « Romance ». Le cinéma muet l’ignore mais ses apparitions théâtrales se multiplient et ses rôles augmentent.
En 1936, il épouse l’actrice Jane Renouardt (1890-1972) jusqu’à son décès le 2 novembre 1970. Ils n’eurent aucun enfant.
Au début de l’ère du parlant, l’antenne française de la Paramount lui permet de tourner dans 5 films qui le lancent suffisamment pour que Berlin puis l’Angleterre ne l’appel. Même les Etats-Unis le réclament pour son brio et son élégance dans le rôle de Strauss dans « Toute La Ville Danse » (1938).
Ainsi, il joue dans des films étrangers comme « Bitter Sweet » (1933), Reine » (1934) « Nuit De Mai » (1934) avec Käthe Von Nagy, « Variétés » (1935) (production franco-allemande) avec Jean Gabin et Annabella, « Le Roi Et La Figurante » (1937) de Mervyn LeRoy avec Joan Blondell, Jane Wyman et Edward Everett Horton, »La Peur Du Scandale » (1938) avec Carole Lombard.
A la veille de la nouvelle guerre, 2 films lui permettent d’aborder le registre dramatique : la 1ère adaptation du roman « Le Facteur Sonne Toujours Deux Fois » et un beau mélo de Gance où il allait trouver, en Micheline Presle, la partenaire idéale.
Pendant les années de guerre, la carrière de l’acteur ne souffre pas, bien au contraire, il travaille sans compter afin d’entretenir son image de jeune 1er souriant, sportif et plein d’humour.
Ainsi, il passe de la comédie boulevardière aux pièces de Denys Amiel et de Marcel Achard qu’il rajeunit par l’élégance de son jeu. Il représente au mieux les fantaisistes dans « La Nuit Fantastique » (1941) avec Micheline Presle, surprend dans « Le Capitaine Fracasse » (1942) ou se bat au sabre dans « La Rabouilleuse » (1944) avec Suzy Prim.

« Ma Femme Est Formidable » (1951) et « Mon Mari Est Merveilleux » (1952) qu’il joue avec Sophie Desmarets rencontrent un excellent accueil auprès du public.
Avec »Si Versailles M’Etait Conté » (1953) de Sacha Guitry avec Jean Marais, Micheline Presle, Claudette Colbert ou encore Orson Welles, Fernand Gravey ne se perd pas dans ce casting de stars et réussit à personnifier Molière.
A la fin des années 50, la personnalité de l’acteur belge se perd et les films dans lesquels il tourne sont généralement médiocres. Parmi les derniers films dans lesquels il apparut, on retrouve « Treize A Table » (1955) avec Micheline Presle et Jeanne Fusier-Gir, « Le Temps Des Oeufs Durs » (1957) avec Darry Cowl ou encore « L’Ecole Des Cocottes » (1958) avec Dany Robin et Bernard Blier.
C’est au théâtre qu’il conserve sa popularité et le succès où il est demandé. Son nom pouvait provoquer la jalousie de certains en le voyant jouer dans les meilleurs qui soient tels que »Rebecca », »Harvey » et « Topaze ».
Sa dernière apparition au cinéma était en 1970 dans le film « L’Explosion » dans un 2nd rôle : Labrize.
Fernand Gravey est décédé d’une crise cardiaque le 2 novembre 1970 à Paris.
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Fernand Gravey, pour quelqu’un de ma génération, a eu autant de charme et de vitalité qu’un Douglas Fairbank Jr. Seule différence notable, la France n’est pas les USA. Chez-nous, ceux qui nous ont faits rêver sont très vite oubliés, hormis les « monstres sacrés » : Gabin et Cie… Heureusement qu’il y a encore quelques fous de cinéma « du passé » telle que vous… Pourtant si jeune… Bravo