Garbo Greta (1905-1990)
Greta Gardo, de son vrai nom Greta Lovisa Gustafsson, naît le 18 septembre 1905 à Stockholm, capitale de la Suède.
Greta est la cadette d’une famille de 3 enfants : Sven a 3 ans de plus qu’elle et Alva 2 ans. Son père Karl et sa mère Anna sont mariés depuis 9 ans à sa naissance. Son père est un ouvrier sans qualification et Anna coud pour les bourgeois plus aisés.
Greta est issue d’une famille de fermiers depuis déjà 6 générations. Ensemble, ils vivent dans 4 pièces au 32 Blekingegatan Södermalm à Stockholm. Elle vit sur une île au Sud de la Suède : admirable, rocheuse, escarpée où vivent des gens pauvres, fauchés et simples ouvriers.
La vie est dure est monotone pour tous et Karl doit quitter son travail, son état de santé est très grave. Greta se fait surnommée Keta et accompagne son père chaque semaine à l’hôpital. Ces lieux lui inspireront tristesse, humiliation, horreur, misère et dépendance car les attentes sont particulièrement longues avant la prise en charge d’un patient.
Dès lors, elle sourit rarement, tristesse dans ses yeux, peu sociable et déteste les jeux bruyants. Elle préfère vivre tranquillement chez elle avec sa mère.
Mauvaise élève, elle se plie difficilement à la discipline. Inscrite à l’école communale « Katarina Folkskola » à 10 minutes à pied de chez elle. Mais pour elle, le batiment ressemble davantage à une demi prison et demi maison de réforme : briques rouges, fenêtres cintrées sur 3 étages.

Solitaire, elle n’a qu’un seul ami : Fritiof Billquist. Les autres élèves se moquent d’elle car chacun à un titre, aussi infime soit il. Greta n’est que « fille de travailleur », c’est probablement à ce moment là qu’elle se mit à se protéger de tout le monde.
Greta révasse beaucoup. Lors d’une de ses rares interviews, elle dira : « je lisais mes livres d’histoires comme des romans. Mon imagination remettait sur le métier les évènements les plus solennels et les embelissait à sa manière, abégeant la destinée d’un roi cruel pour placer un chevalier romanesque sur con trône, et ressuscitant deux siècles après sa mort une reine malheureuse dont le visage et le nom m’avaient plu. Quand notre professeur m’interrogeait, je commençais à lui réciter sagement l’histoire officielle, l’histoire avec des lunettes et des manches de lustrine. Mais, peu à peu, sans qu’il me fut possible de résister, je me mettais à déclamer noblement mes divagations sacrilèges. Le professeur m’arrêtait et me demandait de répéter ce que je venais de dire. Je me troublais ; j’essayais vainement de revenir en arrière ; je rougissais ; le maître prenait mon embarras pour l’aveu de mon ignorance et je retournais à ma place pendant que retombait la sentence redoutée : « vous ne savez pas un mot de votre leçon. Je vous marque zéro et je le dirai à la directrice » « .
La 1ère Guerre Mondiale rend le quotidien plus difficile. Son père, déjà très malade, fait mine de se sentir bien que ses enfants utilisent les tickets de rationnement qui lui sont attribués.
Mal dans sa peau, Greta commence à fuguer et fais de plus en plus l’école buisonnière. Avec une autre élève, Elisa, elles décident de s’enfuire. Lors d’une visite pédagogique dans l’antique capitale du pays donne l’idée à la future actrice. 2 jours plus tard, elles disparaissent.
Cette expérience n’ira pas loin : après 30kms de marche en 48h, la police les retrouve à Barkaby. Sa mère Anna avait prévenu les agents lorsqu’elle ne vit pas sa fille rentrée de l’école. L’institutrice les punira de 15 coups de martinet chacune.
En 1920, son père décède. Lors d’une autre interview, elle déclarera : « J’avais 14 ans lorsque mourut mon père. Notre maison retentit de sanglots et de cris. Mon frère et ma soeur, dont le chagrin s’exprimait sans retenue, me causèrent je ne sais quel sentiment de gêne. Je leur demandais de se taire. Il me semblait que les grandes douleurs, comme les grandes joies, devaient être silencieuses et que c’était honteusement les trahir que de se répandre en cris devant les voisins. Mon chagrin fut pourtant aussi profond que le leur. Je puis même affirmer que ce fut moi qui, après ma mère, souffrit le plus de la disparition fourdroyante de mon cher papa. Pendant plus d’une année, je pleurai tous les soirs, je dus lutter contre le désir lancinant de me lever, de courir au cimetière et d’ouvrir la tombe pour voir si mon père n’avait pas été enterré vivant. Il m’rrive encore, parfois, de revivre ces nuits affreuses dans un cauchemar, et je souffre comme au premier jour ».
Avec ce décès, de nouveaux soucis financiers apparaissent. De plus, Sven et Alva ont une santé très fragile. Greta décide de quitter l’école sans aucun regret et part travailler chez le coiffeur barbier en face de chez elle. Elle y prépare le savon à barbe et balaye. Elle dira à ce sujet : « un voisin charitable me fit embaucher par le barbier-coiffeur-posticheur du quartier. Tous les après-midi, chez mon patron, brave homme un peu bourru, j’allais savonner des mentons. Pendant qu’il rasait un client, je barbouillais d’une mousse onctueuse la barbe broussailleuse du suivant. Malgré ma timidité et un sentiment d’humiliation qui, d’ailleurs, dura peu, je n’étais pas malheureuse chez mon coiffeur. Toute la journée, j’entendais des commérages qui animaient pour moi le quartier d’une vie surprenante que je ne lui soupçonnais pas. Le soir en rentrant à la maison, je j’etais des regards avertis vers certains appartements et je me disais avec orgeuil que je n’ignorait rien de ce qui se passait derrière les fenêtres éclairées. Quand les histoires entendues me demeuraient obscures, je cherchais à renouer les fils rompus et j’échaffaudais de surprenantes aventures ».
Son 1er employeur s’appellait Arthur F. Ekengreen et la vitrine de sa boutique exposera pendant longtemps 2 portraits de la star avec un petit dessin caricatural montrant le future vedette, le blaireau en main, occupée à savonner le menton d’un client. En légende, il écrira : « SENSATIONNEL : la plus célèbre boutique de barbier du mone : celle où travailla Greta Garbo » (rokors och kuriosa smat och stort och marklight : värlends berondaste raksalong dar Garbo var tvalflick).

Quelques semaines plus tard, elle obtient une place dans une boutique plus importante. Elle gagne un salaire hebdomadaire de 4 couronnes suédoises. Mais Greta a envie de jouerau théâtre. Elle semble avoir ancrée en elle le goût du théâtre. Son unique ami Fritiof Billquist se souvient d’elle : « elle organisait des représentations théâtrales chez ses amies avec les parents avec les parents de celle-ci comme spectateurs. Son rôle préféré était celui de dame de harem. Une serviette, transpostion du voile, lui couvrait la moitié du visage, ne laissant voir que ses yeux, censés exprimer tout les mystères de l’Orient ».
Le 26 juillet 1920, sa soeur Alva est sténographe, elle la fait entrer comme vendeuse aux grands magasins PUB (Paul U. Bergstöm). Elle y gagne 125 euros par semaines (25 euros). Son goût pour les planches impressionne es collègues, veut y entrer mais son ambition se bornent à attendre des heures devant l’entrée du théâtre Sodra. Grâce à ses pourboires, elle s’offre une place. A ce moment là, elle passe du rayon manteaux pour dames à modes.
Pendant 18 mois, rien ne se passe de particulier. Elle est employée aux menus travaux de manutention puis elle est chargée de ranger les placards, les paques puis devient vendeuse. Le dimanche, elle va parfois au théâtre. Certains disent qu’elle fréquente l’Armée du Salut dans la maison voisine (fait incertain).
Au printemps 1922,le chef publicitaire de PUB arrive au rayon modes à l’ouverture du magasin en heure creuse et demande à la chef de rayon : « les collections viennent d’arriver, n’est-ce pas ? Je voudrais voir les modèles les plus marquants pour le catalogue ». Greta ouvre les tiroirs où sont les modèles de chapeaux de la nouvelle saison.
Les autres vendeuses sont toutes indisponibles, faute de mieux, le chef publicitaire utilise Greta pour tester les accessoires. Le professionnel est stupéfait : est-ce le fait d’avoir un joli chapeau qui embellit Greta brusquement ? Ou bien, es-ce plutôt elle qui met le chapeau en valeur ?
En tout cas, le chef de pub lui fait essayer successivement tous les chapeaux et c’est elle qui sera sur la couverture du magasin.
Peu après cette expérience, le magain Bergström decide de monter un film publicitaire sous forme de court-métrage qui sera projetté dans tous les rayons du magasins ventant les petits prix. Se sera la capitaine Ragner Ring, dirigeant d’une modeste société de publicité, qui tournera ce film. Il s’agit de son 1er rôle comiqu, elle est habillée avec ridicule : costume à carreaux, casquettes à pont…
Greta demande un congé pour tourner ce court-métrage alors qu’elle n’a jamais vacance. Suite à ce refus, elle décide de démissionner.
Le théâtre la passionne toujours autant et ses espoirs grandissent. Elle fait la rencontre d’Erik Petschler, producteur, metteur en scène et acteur, un suédois à l’élégance britannique. Il va jouer et réaliser « Pierre Et Le Clochard » pour 15 000 couronnes suédoises ; il s’agit d’une comédie au on du bathing beauties (femmes en maillot de bain).
Alors qu’il recherche les accessoires nécessaires, il s’arrête devant une vitrine de chaussures et aperçoit Greta. Il entre dans le magasin mais elle ne lui prête aucune attention.
Le lendemain, Erik Petschler est de sorti avec son collègue Tyra Ryman et retour au magasin de chaussures. Par le hasard, c’est Greta qui sera sa vendeuse, Tyra servira d’intermédiaire entre la future actrice et le metteur en scène très timide.
Le lendemain de cette nouvelle rencontre, elle l’appelle, lui récite une fable et se voit offrir son 1er enguagement par la société Filmarsifen Akter. Elle quitte le magasin. Le tournage sera express : en seulement quelques jours tout est bouclé. Mais Greta est particulièrement gênée par son physique : ses cuisses nues et ses seins crèvent le jersey mou du maillot de bain et à souvent mal à l’estomac. Le metteur en scène la trouve un peu empotée, passive, docile, sans vivacité et ne lui offre aucun espoir de réussite.
Une fois par an, l’Ecole Royale du Théâtre Dramatque tient une session d’examens pour l’attribution de bourses : 150 candidats et 6 bourses en jeu !! Greta travaille et exploite son potetiel au maximum.
En août 1922, le théâtr ressemble à une salle d’attente de grand luxe. Mais Greta est appeurée parmi ces jeunes bourgeois, elle se cache derrière une colonne dorée, son frère Sven l’accompagne.
Elle est tendue et contractée avant de commencer. Elle est incapable de jouer, même de faire un pas. Face au jury, elle oublie de faire la révérance traditionnele !! Elle incarne une femme solitaire dans un monde d’illusions ; une fois le temps coulé, elle se met à chuchoter et se couvrent de sueur. Tout à coup, elle récite son texte : « il y avait environ 20 membres du jury – des journalistes, des critiques, des gens de théâtre et des professeurs d’art dramatique. Ils étaient assis devant nous, dans des fauteuils noir de la salle. Pendant que j’attendais mon tour, je n’entendais que des chuchotement dans l’obscurité, je me sentais condamnée à l’échec. [...] J’étais tellement timide ! Je n’avais jamais joué. [...] Je me sentais au bord de l’évanouissement. J’ai alors pensé à ma mère, assise à la maison, épedue d’angoisse et d’amour. [...] Enfin, ce fut mon tour. Je me suis avancée sur scène et j’ai jouée mon rôlecomme si j’étais en transe. [...] Des élèves de première année me donnaient la réplique. Je m’en suis bien sortie, mais à peie avais-je terminé que je me suis littéralement enfuie dans les coulisses, sans même saluer… [...]. De retour à la maison j’étais accablée de regrets : j’avais sa doute tout gâché en partant sans saluer ! ».
L’après-midi, elle vient voir, sans conviction, si elle passe. Elle obtient une place parmi les 16 finalists avec des élèves comme Curt Andersson et Lana Cadestroem. Elle obtiendra une des 6 bourses.
Le 18 septembre 1922, elle commence les cours au Théâtre Royal de Stockholm. Elle devient une énigme pour ses camarades : elle arrive en tramway d’on ne sait où dans le sud de la ville, elle demeure siencieuse avec des allures distantes par son manque d’instruction et de confiane en soi. Mimi Pollach, une des élèves, qui sera sa seule amie au Théâtre, dira d’elle qu’elle est toujours ponctuelle.
Tous les soirs, elle rentre à pied après les cours. Parfois, quelques camarades l’accompagnent mais elle les quitte systématiquement 5 minutes avec d’arriver dans son petit appartement.
Au cours de l’année, elle est nomée élève payée sans contrat, son assurance et son talent impressionne tout le monde. 2 ans plus tard, elle accède à ce statut, elle gagne l’équivalent de 1000 francs par mois. Elle change son nom Gustafsson (nom très commun en Suède) en Garbo.

Il existe 2 versions de ce choix :
- Greta trouve que Gustafsson sonne mal pour le théâtre. Un jour, avec une camarade qui connaissait un employé de la mairie de Stockholm, elle est allée à l’état civil. Pendant des heures, elle tourne les pages des grands registres. Elle met le doigts sur le début d’un nom : « Gar », et sur la fin d’un autre « Bo ». Elle a dit : « Garbo, pas mal ».
- L’agent de Mauritz Stiller, Arthur Nolden, qui aimait l’histoire, lui suggéra clui du roi de Hongrie Gabor Bethlen. Il propose d’en tirer le nom de Mona Gabor. Gabor plaît au réalisateur mais pas le nom, il cherche donc des variantes : Gabro, Garbo… et l’adopta.
Mauritz Stiller la remarque et lui confie le second rôle féminin de la « Légende De Gösta Berling » (1923). Georg Wilhelm Pabst fait ensuite d’elle, aux côtés d’Asta Nielsen, la vedette de « La Rue Sans Joie » (1925).
En hiver 1923, la chance tourne grâce à Mauritz Stiller. Il la convoque et arrive aux studios de la Svenska Filmindustrie mais il est absent. Elle souhaite fuir mais elle est installée dans l’antichambre. La réalisateur arrive en coup de de vent, il la toise comme un animal en vente. Greta suis toutes ses instructions mais il lui demande de perdre du poids. Une fois l’entretien achevé, elle pense ne pas avoir le rôle mais le lendemain elle est rappellée.
Dans « La Légende De Gösta Berling », elle incarne une femme belle et pure dont l’amour rachète un ministre porté sur l’alcool et le sexe. Elle se plit à toutes ses exigeances avec quelques crises pasagères : le tournage durera 6 mois avec 48 décors différents.
Mauritz Stiller la prend en charge : il la fait sortir, l’enmmène au théâte, restaurants, l’oblige à (bien) recevoir du monde pour gagner en assurance et être plus à l’aise avec le monde extérieur.
Le film sort sur les écrans en Allemagne. Suite au faible engoument de la 1ère, le réalisateur décide de raccourcir pour Berlin. Le 21 août 1924, le film reçoit un accueil triomphale. Elle dira à ce sujet : « les Allemands sont merveilleux. Ils ne vous touchent pas, mais ils vous serrent dans leurs bras. Leur intérêt va à l’artiste, pas à la personne ».
Stiller est désormais en position en position de force pour négocier son prochain film pour la Trianon. Il exige 150 000 marks pour lui et un contrat de 5 ans pour sa muse. De plus, il impose de ne pas tourner un scénario déjà écrit mais un mélodrame dont il achète les droits à une réfugié russe : Vladmir Semitijov avec Constantinople pour décor. Il maintien un secret complet pour son film.
Tous ensemble partent pour la Turquie mais les pertes d’argent sont énormes, voire colossales, en raison des nombreuses fêtes couteuses et de l’hôtel à plusieurs étoiles dans lequel ils se sont installés.
N’ayant presque rien en poche, Mauritz Stiller envoie un télégramme réclamant de l’argent mais aucune réponse le lendemain. Il décide d’en renvoyer un en express le surlendemain mais toujours rien n’arrive. Il lit dans les journaux que sa société est en faillite et repart immédiatement pour Berlin, le reste de l’équipe, dont Garbo, reste en Turquie. C’est là qu’elle fait une rencontre qui bouleversera sa vie plus tard : Mercedes d’Acosta dans le hall de son hôtel (le Pera-Palace).
Le film ne sera jamais tourné et toute l’équipe revient en Allemagne. « La Rue Sans Joie » sera donc son prochain tournage. Le réalisateur exige plusieurs conditions au réalisateur G.W. Pabst : qui finance ? Mais aussi les difficultés de travailler avec la jeune Garbo, le montant de son salaire (4000$) (somme colossale), travailler sur une bande kodak (bien que le budget à négocier est plus important, il accepte) et veut que Heinar Hanson soit l’un de ses partenaires. Il est retissant pour l’engager mais accepte contre la modeste somme de 1000$.
A la fin du mois de janvier 1925, elle rencontre le réalisateur G.W. Pabst est OK. L’actrice apprend son rôle avec son pygmalion. Elle sait qu’elle ne doit pas se rater : c’est une chance pour elle de se démarquer mais aussi une solution aux problèmes financiers de Mauritz Stiller qui ne peut plus l’aider.
En mars 1925, les prises de vue commencent mais le travail l’exténue physiquement. Aussi le budget est restreint, le film doit être terminé doit un mois maximum. Avec son salaire, Greta vit dans l’aisance à Berlin durant le temps du tournage. Elle est économe, elle ne dépense pas un centime pour un objet sans utilité.
Louis B. Mayer est à la recherche de nouveaux talents pour la MGM dont il est le patron. Lors de son séjour à Berlin, il regarde « La Légende De Gösta Berlingé. Il veut que Mauritz Stiller le suive à Hollywood, Greta Garbo ne l’intéresse pas.
Le réalisateur suédois accepte de venir à l’unique condition que sa muse fasse partie du voyage. Le patron est retissant mais finit par accepter. Il propose un salaire de 350$ pendant 3 ans (en réalité, le contrat définitif sera de 100$/semaine la 1ère année, 600$/ semaine la 2nd année et 750$/semaine la 3ème année). Garbo dira : « Stiller engagea pour moi des pourparlers avec Mr Louis B. Mayer, président de la MGM. Un jour, je fus convoquée par ce magnat du cinéma américain. Il me regarda de haut de haut en bas, longuement, sourit et me tendit un contrat tout préparé en me demandant de le signer. Je demandais conseil à Stiller qui venait de signer son propre engagement. Il me fit oui de la tête. Je pris la plume et je paraphai le contrat ».
Le 23 juin 1925, elle arrive au quai de la gare à Stockholm. Mme Gustafsson dit au revoir à sa fille. Greta lui offre un bague en cadeau et lui promet de revenir l’année d’après. Mauritz Stiller est déjà installé et quelques admirateurs lui souhaitent un bon voyage.
Le 6 juillet 1925, elle arrive à New York. Très peu de journalistes les attendent, parmi eux, la majorité sont intéressé par le réalisateur, non pas par son actrice. Ils logents dans un modeste hôtel de la 42ème rue rattaché à la Gare Centrale, près des studios MGM sur Broadway. On la surnomme déjà la Norma Shearer de Suède.
Greta Garbo ne quitte jamais son pygmalion : elle suis ses conseils à la lettre dans toutes ses actions et la surveille. Le climat new yorkais n’est pas du côté de l’actrice : elle tombe rapidement malade le jour de sa 1ère interview. Sans interprète et sans son réalisateur, les journalistes et elle se parlent par le langage des signes. La journée est longue pour elle mais Greta demeure patiente et incarne la gentillesse même. Elle restera tout de même un mois dans son lit.

Le 10 septembre 1925, Greta arrive à la gare de Los Angeles. Avec Mauritz, on les surnomme « grand-papa » et « grand-maman ». La MGM lui trouve un cruel manque de séduction, dents mal rangées, tignasse ébouriffée, néglige les soins de beauté, s’habille n’importe comment, inculte, sauvage et ne parle même pas la langue !! Rien pour la garder aux Etats-Unis.
Le réalisateur suédois propose un projet de film avec sa muse en 1er rôle : « The Affair Of Lemberg ». La MGM rejette en raison du budget colossal qu’il nécessite.
Tous 2 sont la risée d’Hollywood, ils passent d’humiliation en humiliation. Greta est invitée à une réception, les conversations sont cruelles : « pourquoi avoir importé cette paysanne aux grands pieds avec ses talons plats et ses bas troués ? », « sait-elle l’anglais, au moins ? Même pas ! » (murmure qu’elle surprend le dos tourné).
Greta s’isole de plus en plus malgré les professionnels amicaux qui l’entourent : protection ou affrontement ? Aucune réponse à son comportement.
La MGM lui fait passer des tests comme pour chaque nouvelle recrue : mensuration, maquillage, photos, tenues variées… Elle fait 1,71 m pour 57 kilos. Puis on s’interresse à ses dents, ses pieds, ses mains… On va jusqu’à lui dire comment elle doit s’habiller en toutes occasions. Ensuite, on fait des photos publicitaires, dont une en compagnie d’un lion, une autre avec l’équipe américaine d’athlétisme et de nombreuses autres sans aucun intérêt. Cette expérience la blessera.
Elle ne sait pas bomber le torse, croiser haut les jambes et même sourire !! De plus, ses cheveux sont un calvaire pour le coiffeur : ils se dérobent au fer à friser. Il s’énerve : aucun maquillage, aucun éclairage ne dissimule ses profondes cernes, ses tâches de rousseur, son anémie (due à son régime), son corps souple s’accommode mal avec ses costumes.
Le coiffeur dira d’ailleurs : « je me demande pourquoi pourquoi on me fait photographier cette Garbo. Je serai bien surpris que le public réclame jamais un de ses portraits ». Greta est sensible à ses paroles, ressent violement cette hostilité, serre les dents et ne s’intéresse à personne. On pense que sa rancune d’Hollywood date de ce jour là.
Du côté de son pygmalion, rien ne se passe bien. Après le rejet de son film, c’est face à Irving Thalberg qu’il s’énerve. Le réalisateur etime que ce n’est pas un producteur de 16 ans de moins que lui qui va faire la loi avec peu d’expérience. De son côté, le bras droit de Louis B. Mayer le trouve trop vulgaire, arrogant, déraisonnable et impose trop Garbo.
Malgré tout, il lui décroche un rôle dans « Le Torrent » après une insistante qui ne faillit jamais avoir de suite. Garbo veut rentrer en Suède mais Mauritz la dissuade et le demande de prendre ce rôle qui est une chance inespérée.
A la mi-novembre 1925, le tournage commence. Elle suit un régime draconien, travaille son anglais avec le professeur Sven Hugo Borg. Mauritz Stiller reste au chômage.
Après ce tournage, Garbo souhaite rentrer au pays. Afin de l’aider, le réalisateur reste auprès d’elle pour travailler son jeu et gagner confiance en elle. Le 25 novembre 1925, les scènes importantes débutent. Elle ne fait que quelques petites erreurs parce que son anglais n’est pas encore parfait, elle joue la carte de la modestie.
C’est lors de ce tournage qu’elle fait la connaissance de William Daniels qui deviendra son photographe attitré dès ce jour. Il l’aide à corriger sa diction et lui enseigne quelques petits conseils du métier.
« Le Torrent » s’achève en décembre 1925. La 1ère du film rend la MGM enthousiaste grâce à l’appui des critiques et de la publicité qui l’entoure. Stiller et quelques européens trouve l’actrice exécrable et le film lamentable. Le film sera tout de même un triomphe au box-office.

Le New York Times écrira : « Garbo semble être une excellente actrice, fort séduisante, qui tend à évoquer d’une manière surprenante Carol Dempster, Norman Tamaldge, Zasu Pitts et Gloria Swanson : ce qui ne signifie point qu’elle n’ait pas, tant s’en faut, sa propre personnalité ». Le Motion Pictures dira : « le principal atout du film est, sans conteste, Greta Garbo venue de Suède. Greta Garbo, jeune personne jolie, intelligente, femme jusqu’au bout des ongles, rappelle et synthétise une douzaine de nos meilleures vedettes. Pour ses débuts à l’écran, son succès est total. C’est moins une actrice qu’une forte personnalité, pleine de magnétisme ».
« La Tentatrice » est son prochain film, Mauritz Stiller est chargée de le réaliser mais ce succès signe sa perte. Le suédois prend de l’assurance pour se montrer insupportable et se brouiller avec Irving Thalberg n’est pas là pour arranger les choses. De plus, ses problèmes en anglais posent d’énormes problèmes : au lieu de dire « coupez » il dit « tourner », dit « couper » pour »tourner » ou encore « partez » pour « arrêtez ». Après 19 jours, il est congédié et Fred Niblo le remplace. Garbo est déçue de la décision prise mais elle reste professionnelle. Tous les jours, elle travaille de 8h45 à 17h avec une petite pause entre midi.

Les malheures s’enchaînent : sa soeur Alva, alors âgée de 22 ans, décède de la tuberculose. Elle dira à ce sujet : « J’eus un immense chagrin lorsque j’appris que ma soeur venait de mourir. J’en demeurai malade, brisée. Et pourtant, il me fallait continuer à travailler quand même. Chère petite soeur ! Elle avait tournée avec moi, en Suède, dans un petit film romantique : « Les Deux Rois ». A Hollywood, rien ne marchait… rien… Stiller était aux prises avec d’innombrables difficultés. Quant à moi, j’étais souffrante, découragée, dans un milieu décidément hostile, en butte aux attaques de la presse. On me trouvait gauche, têtue, difficile à diriger. Et pourtant, j’avais conscience d’avoir fait, toujours, tout mon possible ».
Sa coiffure pose problème, elle doit venir avant tout le monde aux studios avant tout le monde pour se faire lisser les cheuveux, se faire maquiller et les essayages. Le coiffeur lui dira : « avec des cheveux comme les vôtres… J’y passe un temps fou, et deux heures après, il ne reste rien de ce que j’ai fait… ». Le maquilleur dira : « vous êtes la plus difficile et la plus longue à maquiller… S’il y en avait beaucoup comme vous… ».
Le costumier principal de la MGM dira que : « Garbo faisait le désespoir du service des costumes ». Elle se plaignait : « toutes ces robes… j’aimerai autant qu’elles soient comme des sacs pour sauter sans complications ».
Après ce tournage, Stiller quitte la MGM et repart en Suède. Suffisamment déçu après avoir tourné seulement 3 films, il est remercié.
Greta souhaite rentrer chez elle avec son Pygmalion mais, de santé fragile, risque de contracter la tuberculose, elle est donc contrainte (pour ne pas dire forcée) de rester en Californie. Après de nombreux ragots et rumeurs, entre la muse et le pygmalion, il n’y eut rien d’intime (le réalisateur était bel en bien homosexuel).
En décembre 1926, le tournage de « La Chair Et Le Diable » débute. Elle y fait une rencontre qui marquera sa vie : John Gilbert. L’acteur est sous le charme de sa partenaire : il l’aide à améliorer son anglais et la rassure.
En réalité, les relations Garbo/Gilbert sont soumises à une versatilité constante. L’acteur fait des excès en tout genre et boit beaucoup. Un soir, Greta s’enferme dans la chambre qu’elle occupe dans la ville de John parce qu’elle refuse de participer à une de ces fêtes. L’acteur vient cogner la porte : « Ouvre-moi » et l’actrice lui répond : « j’ai envie de dormir ; laisse-moi tranquille et va-t’en comme un petit garçon bien sage ». Furieux, il se précipite vers son garage, se jette au volant de sa voiture, qu’il fait démarrer avec un bruit infernal et disparaît à une vitesse effrayante. Cette course folle se terminera quelques boulevards plus loin, il est arrêté par la police en emmené au commissariat, où il passera la nuit.
Ce tournage lui permettra d’atteindre le sommet de sa carrière. Mais après ce tournage, elle exige un salaire honnête, soit 5000 $ par semaine. Louis B. Mayer refuse et Garbo menace de quitter la MGM pour les studios Miramar (ce qu’elle fera). Elle tient tête et fait grêve pendant 5 mois. Elle obtient un nouveau contrat à la MGM grâce à John Gilbert. Garbo vaut tout de même 260 000 $ à Hollywood !!
La question qu’on se pose encore c’est si Garbo aimait vraiment Gilbert. On suppose qu’elle l’aimait mais pas autant que à cause du surplus de publicité qu’il faisait de leur couple. C’est très probablement pour cette raison qu’elle prendra ses distances.
En gage d’amour, il achète un yacht qu’il baptise « La Tentatrice » sur lequel l’actrice refusera de monter. Déçu, il le revend pour presque rien au 1er intéresse.
Tous les jours, il lui envoie des orchidées, des spécialités suédoises mais elle continue à l’ignorer (elle est très forte à ce jeu là d’ailleurs). John capitule et finit par se marier. On lui apportera un article sur ce mariage éclair, elle le lira et ne s’y intéressera pas, elle lui souhaite du bonheur dans son ménage.

Le 8 novembre 1928, Mauritz Stiller décède. Cette nouvelle est terrible pour elle alors qu’elle est sur le tournage de « Terre De Volupté » mais elle reste muette. Elle s’isole simplement quelques minutes pour pleurer et revient sur le tournage comme si de rien n’était.
Suite à de tel succès, Greta se doit de vivre dans une maison et non à l’hôtel mais à chaque fois elle a une raison pour déménager. En 1er, elle choisit de vivre près de l’océan mais à force, le bruit l’agace. Ensuite, elle choisit l’ancien bungalow de Mary Prévost mais cette fois, les tramways la dérangent.
Puis elle prend sous un faux nom une grande maison de style italien dont la cheminée, qui occupe tout le fond du salon, et la piscine, l’ont séduite mais il y reste à peine. Son imprésario Eddington lui dégote, au n°1027 Chevy Chase, à Beverly Hills, une maison à 2 étages, de style hispano-californien comportant 9 pièces et 3 salles de bain. Elle n’occupe qu’une grande chambre au rez-de-chaussée, un salon et une salle à manger.
Le jardin, qui fleurit sous les citronniers, derrière la maison, se termine par une piscine. L’actrice est particulièrement économe, pour ne pas dire radine, réduit les dépenses au maximum : elle achète une vieille Buick d’occasion, loue un chauffeur, elle embauche 2 domestiques suédois (Gustav et Sigrid Norin) qui l’aident à déménager ses maigres bagages : une malle, 3 valises et une quantité de boîtes.
Après quelques semaines, elle demande au costumier de la MGM d’arranger au mieux les meubles dans le living-room mais tout est si banal qu’il n’en tire rien. Il lui propose diverses commandes mais elle n’est pas intéressée. Gustav confessera : « Je ne me souviens pas qu’elle ait acheté quoi que se soit pour cette maison, pas même un vase ». Enfin, dernière directive : ne pas dépenser plus de 100$ par mois pour les frais mensuels pour la maison et la nourriture !!
D’ailleurs, Joan Crawford la croisera sur les routes au volant de sa voiture d’occasion, elle subira les pires moqueries de ses confrères !!
Avec son succès, elle envoie un paquet tous les mois à sa mère remplit d’articles de presse à son effigie mais refuse toutes dépenses inutiles : si un magasine ne comprend pas un article d’elle, Gustav doit se faire rembourser.
Elle écrira ceci à sa mère : « elles me confondent, ces jeunes filles. Elles font tant de choses ; elles se livrent à tous les sports, dansent, conduisent lur auto, lisent toutes les pièces et tous les livres, vont dans le monde et sont toujours en voyage. Nos femmes, en Suède, apprennent à broder et à faire la cuisine. Quelques-unes font de la peinture, mais celà ne va pas loin. Même nos professionnelles, actrices et chanteuses, ne font rien en dehors de leur art. Les actrices du film, ici, font une douzaine de choses par jour. Je suis tellement fatiguée, après mon travail au studio, que je ne puis rien faire de plus ».
D’ailleurs, en raison de sa vie monotone, Garbo a très peu d’amis : King Vidor, Eleanor Boardman et John Gilbert ; à l’heure qu’il est, elle n’a aucun ennemi.
Contrairement à d’autres de ses confrères, elle n’est absolument pas capricieuse, on peut travailler très facilement avec elle. Au studio, l’environnement la rassure et demeure ponctuelle. Son entrée cause toujours quelque sensation dans ce milieu où, pourtant, on ne s’émeut de rien. Lorsqu’elle tourne une grande scène, le décor où elle travaille est toujours hermétiquement clos et seul son assistant et son opérateur attitré, ainsi que William Daniels, ont l’autorisation d’accéder à la scène et de son partenaire lors des scènes en binôme.
Lorsque sa scène est terminée, elle s’installe dans un coin, un vieux sweater posé sur ses épaules, semblable à un champion de boxe qui attend le prochain round. Contrairement aux autres stars, elle est une des rares qui ne s’exhibe pas avec complaisance. Le couturier dit que de toutes celles qu’il habille, elle est la seule qui choisit ses toilettes dans un salon privé, loin des regards indiscrets.

Les 4 films qu’elle tourne en 1927 et 1928 « Anna Karenine », « La Femme Divine », « La Belle Ténébreuse » et « Intrigues » sont de gros succès financiers et sa popularité atteint le summum, elle atteint déjà le statut de Reine du box-office.
« Le Baiser » en 1929 sera son 13ème et dernier film muet. Le scénario est simple, voire banales. Type de la comédie dramatique avec coups de révolver, femme incomprise et procès, il a pour seul mérite de posséder un bon enchaînement et il offre une vibration intime pour laquelle on s’attache à chaque personnage. Les évènements tiennent le spectateur en haleine et, à defaut de sa sympathie passionnée, son attention et sa curiosité.
Pourtant, malgré le succès, la gloire, la fortune, la passion pour son métier elle se sent particulièrement malheureuse. De plus, à force de se cloitrer dans la solitude, elle forge son mythe ce qu’elle remarque avec effroi.
Pour établir sa promotion, son homme d’affaires Eddington veut qu’on l’appelle uniquement Garbo mais elle s’y refuse et ne se plie pas aux règles protocolaires. Elle se déplace vêtue de tailleurs très simples, en jersey ou en tweed, avec des chemises d’hommes et des cravates, toujours coiffée du fameux feutre cabossé et chaussé de souliers plats. Elle refuse d’entrer dans un instituts de beauté, fabrique elle-même ses shampooings puis se rince les cheveux avec une infusion de camomille préparée par Sigrid, sa femme de chambre. Pour tout parfum, elle possède uniquement un flacon de gardénia dont elle se sert qu’occasionnellement et conserve sa vieille Buick d’occasion.
Ne pouvant « l’apprivoiser », Eddington s’avise de transformer en acte de volonté sa timidité en non-coformisme. On l’a voyait déjà peu, on ne la voit plus du tout. Les interviews sont bannies, la silencieuse devient secrète. Les agents de publicité la supplie de mettre en valeur leurs produits mais sans succès. Cependant, plus Garbo est secrète plus elle fait couler de l’encre car une actrice muette sa intrigue du monde à Hollywood.
Dans sa vie privée, elle brûlait toutes les lettres de fans qu’elle recevait sans même prendre la peine de les lire et refusait toutes sortes d’interviews. Le star système elle n’en voulait pas et Hollywood ne lui plaisait pas.
Tout ce qu’elle souhaite c’est restée seule loin du monde. Elle n’a qu’un seul ami proche : John Loder. Il cite : « je me souviens, évoquant le Noël 1929, Garbo m’avait prié de l’accompagner pour faire ses achats, et elle s’amusait comme un enfant en choisissant ses porte-jarretelles pour son manager Harry Eddington, des petites cravates ridicules pour Feyder, lorsqu’un femme s’empara soudain de son bras et s’inclinant vers elle, murmura : « Miss Garbo, vous êtes merveilleuse ! ». Le rire s’éteignit sur les lèvres de Garbo qui, se tournant vers moi, me dit en allemand ! : « que m veut cette femme ? Allons-nous-en ». Et abandonnant ses achats, elle s’enfuit. Un peu plus loin, elle aperçut, dans une confiserie, une petites poupée en chocolat qui l’enchanta. « Regardez elle est assez drôle avec ses yeux en coin et son gros petit ventre ! Je vais l’acheter ! ». Mais le marchand lui expliqua que la poupée n’était pas à vendre, et Garbo, désappointée, dut repartir sans son jouet ».
A force de rester silencieuse, elle intrigue davantage son public et attise encore plus les journalistes friand des potins. Tous les jours, des admirateurs essaient de l’apercevoir, sollicitent des photos, des autographes. Bien souvent, afin d’éviter la foule, elle se voit contrainte de passer par la porte de service. Un matin, une jeune fille vient lui demander une simple signature. Comme d’habitude, on lui répond que Garbo n’est pas là mais voulant voir son idole plus que tout, elle la guette à sa sortie. Tard dans l’après-midi, l’actrice descend et monte dans l’auto qui l’attend devant la porte. Juste au moment où la voiture prend de la vitesse, l’admiratrice se jette sous les roues de la voiture. Grâce à l’extrême vigilance du chauffeur, un accident mortel est évité et Greta est bouleversée. On comprend mieux son refus de signer une photo ou même d’ouvrir le courrier des admirateurs. D’ailleurs, elle se plaint de l’affux massif de courriers à son impresario.
Elle lui demandera : « pourquoi ces gens m’écrivent-ils ? Ils ne me connaissent pas ». L’impresario lui demande : « que faites-vous de toutes ces lettres ? ». Elle lui répond : « je les jette ».
En 1931, elle tourne la version américaine de « Anna Christie » qui devient son 1er film sonorisé. Sa voix est connu de tous : elle est unique et les journalistes la harcèlent pour connaître sa vie privée. Les potins racontent qu’elle aurait pour amants : Mauritz Stiller, John Gilbert, Lew Ayres, Wihelm Sörenson (fils d’un financier suédois rencontré à Stockholm).
Cependant, avec celui-ci, elle est plutot maternelle qu’amante. Elle lui accorde même quelques privilèges: elle l’invite à sa piscine quand il le veut, lui permet de conduire sa voiture, il prend l’habitude de l’accompagner au cinéma ou à de petites réunions. Mais beau parleur, elle le chassera pour avoir parlé à la presse.

Lasse des hommes, elle préfère le sexe faible. Elle opte pour ce choix parce que les rapports avec les hommes présentent trop de risques évidents. Selon certaines sources, la contraception était si peu efficace que Garbo aurait avortée à de nombreuses reprises. Ces faits sont restés sous silence car c’était un médecin engagé discrètement pour pratiquer les avortements à de nombreuses actrices à la MGM.
En 1932, le tournage de « Grand Hôtel » débute. Le metteur anglais déclare qu’elle est la créature la plus simple et la plus docile qu’il ait connue. Il déclarera : « je me souviens, par exemple, que, lors d’une scène tournée dans un escalier, elle se blessa au pied. Cela nous promettait un gros ennui, en raison des frais énormes engagés sur le film qui comportait 5 vedettes (Joan Crawford, Wallace Beery et John et Lionnel Barrymore) et que l’on devait réaliser en un mois. Cependant, après avoir pansé sa blessure, et malgré la vive douleur qu’elle ressentait, elle offrit elle-même de continuer les prises de vues ».
Elle est si intelligente et intuitive que le metteur en scène Edmund Goulding n’a aucun conseil à lui donner. Une fois le rôle compris elle le joue avec sincérité et une vérité d’accent absolues. Ce rôle sera son favori avec celui d’Anna Christie.
Mais dans sa vie privée, des rumeurs remontent à la surface sur sa très propable liaison avec Marlène Dietrich sur le tournage de « La Rue Sans Joie » (1925). Marlène aurait rejettée et traitée avec dédain Greta alors actrice débutante en raison de son inexpérience dans ses relations avec les femmes. Ses paroles et cette humiliation, Garbo ne l’a jamais pardonnée à Dietrich : dès lors elles étaient rivales dans leurs carrières respectives. Garbo a due gagner car on connaît plus le silence de l’actrice que les excentricités de Marlène.
En même temps, elle a une liaison avec l’actrice Lina Basquette mais elle décide de la quitter car elle parle à la presse puis se sera avec Lilian Tashman mais son déséqilibre émotionnelle ennuie Garbo.
Puis arrive la dramaturge Mercedes d’Acosta qu’elle avait déjà croisée dans le hall de l’hôtel lorsqu’elle était en Turquie avec Mauritz Stiller. Juillet 1931, soit 7 années ont passées, Mercedes se vante d’ailleurs de « pouvoir arracher n’importe qu’elle femme à n’importe qu’elle homme », elle s’installe à Hollywood. Elle est sur place car elle doit arranger un scénario avec la scénariste de Pola Negri pour son prochain film. 3 jours après son arrivée, elle est invitée chez la scénariste bisexuelle Salka Viertel qui organise de temps en temps des tea parties », c’est là qu’elle retrouve l’actrice.
Les 2 femmes se plaisent imméiatement. Mercedes écrira dans son autobiograpie l’impression de leur 1ère rencontre : « elle portait un tricot blanc et un pantalon bleu marin sombre. Ses pieds étaients nus, minces et fragiles, comme ses mains. Ses beaux cheuvex tirés tombaient sur ses épaules, une visière de tennis cachait ses extraordinaires yeux bleus qui retenaient en eux un air d’éternité ».
2 jours plus tard, les 2 femmes petit déjeunent ensemble chez Greta et passe une joyeuse journée. Mercedes raconte : « nous avons mis des disques sur le phonographe, roulé le tapis de la salle de séjour et ous avons dansé. Nous avons chanté et dansé sur Daisy, You’re Driving me Crazy, en remettant continuellement le disque. J’aimais la voix profonde Garbo et je lui faisais reprendre la chanson sans arrêt, jusqu’à ce qu’elle me dise : « nous allons user le disque, sans parler de ma pauvre gorge ». Pour valser nous avons mis Ramona et Good Night Sweet-heart, et, pour le tango, Schöne Gigolo, qui faisait fureur à l’époque« .
Garbo se donne enfin à Mercedes, s’abandonne, laissant transparaître sa vulnérabilité. A la fois poète, auteur dramatique et astrologue, elle apprend à Garbo à parler un anglais parfait et l’aide à s’infiltrer dans la haute société. Persuadée d’avoir connu Greta dans une vie antérieur, elle l’initie au yoga et réussit à la faire devenir végétarienne. Mercedes est la 1ère à vivre véritablement avec l’actrice. Elles passent toutes leurs vacances ensemble, réveillonnent seules toutes les 2 et, pour la 1ère fois, elle semble passer un peu de côté ses besoins de solitude.
Mais un beau matin, elle quitte Mercedes sans aucune raison apparente. Malgré tout, les 2 ex-amantes garde le contact. On découvrira 55 lettres, 17 cartes et 15 télégrammes datées et signées. Ces pièces sont entreposées au musée Rochenbach de Philadelphie.
Le 14 mars 1930, c’est la 1ère d’ « Anna Christie » à New York et les critiques sont toutes positives.
Le tournage de « Romances » débute. La MGM voulait que Gary Cooper obtienne le rôle principal mais les costumes du XIXème siècle ne lui conviennent pas. L’anglais Garvin Gordon est donc choisit mais pendant le tournage il se casse la clavicule. Les médecins lui interdisent de jouer alors que lui décide de poursuivre.
Il s’évanouit pendant une des scènes. Garbo comprend parfaitement que sa ne peut plus durer. Elle exige qu’il se repose pendant qu’elle tournera l’ensemble des scènes sans lui. L’acteur lui doit beaucoup et lui en sera toujours reconnaissant. Mais n’aurait-elle pas essayer de copier Dietrich lorsqu’elle tournait avec Robert Donat ?
Ensuite, le tournage de « Signora Cavalini » doit commencer mais le titre pose problème en raison de sa prononciation. Finalement, le film s’appellera « Susan Lennox » ou « La Courtisane ». Pour l’unique fois de sa carrière elle joue avec le séducteur de l’époque : Clark Gable. La publicité est exagerée pour la sortie du film.

Le film remporte autant de succès qu’ « Anna Christie ». « La Courtisane » est très appréciée parmi les critiques. Le New York Times écrit : « Garbo n’a plus de rivales, elle est la reine incontestée du cinéma » et Variety : « dans ce film, Garbo jour le rôle d’une femme poursuivie par le destin dans la lignée d’ « Anna Christie ». Elle ajoute, ce faisant, un autre portrait à la galerie de ses interprétations. Une fois de plus, Garbo obtient des effets usant de procédés qui déconcertent et fascinent à la fois. Le fait d’être le partenaire de la grande Garbo marque un sommet dans la carrière ascendante de Clark Gable« .
Puis en 1931, c’est « Mata Hari » qu’elle incarne pendant les 43 jours de tournage. Si la valeur historique du film est tout à fait nulle, on peut y apprécier sa beauté et son talent. Elle y aborde des robes sublimes ornées de pailettes et des chapeaux assortis, et interprte les femmes fatales avec la froideur d’une mante religieuse. Mais son visage s’anime et frémit quand elle joue des scènes d’amour et de sacrifice. Elle donne à cette sombre aventure un parfum de mysticisme et de poésie. Le tournage est l’occasion d’un petit miracle. Pour la 1ère fois depuis qu’elle est devenue la reine incontestable d’Hollywood, on la voit oublier l’heure et rester au studio après les 5 coups de l’horloge qui, jusqu’à alors, et quelles que soient les circonstances, mettaient fin pour elle à sa journée de travail. Au lieu d’enfiler son manteau gris et son éternel petit feutre pour ses promenades solitaires le long de la mer, elle s’attarde, s’interesse aux scènes que l’on tourne sans elle, et accepte même une tasse de café !!
Aussi, dès le début du tournage, des paris s’enguagent et l’on s’attend à assister à la plus palpitante des intrigues de studio. Mais les jours passent et le film avance sans qu’aucun incident vienne marquer sa réalisation. Au contraire, on voit Greta de jour en jour devenir plus aimable et moins farouche. On la voit rire de bon coeur sans souci de sa réputation de mélancolique. On la voit arriver sur le plateau au bras de son partenaire… Si elle est résolue à défendre ses droits et mêmes ses privilèges, elle est désarmée par la douceur, la courtoisie et l’empressement de Ramon Novarro.
Si elle désire prendre 2 heures au lieu d’une pour déjeuner, il n’en manifeste aucune impatience. Si elle veut qu’on la laisse en paix pendant quelques temps, dans un coin du studio, pour apprendre ses répliques, il s’incline et va, en attendant, fumer une cigarette dans la cour… Et même un jour, il lui propose de les étudier avec elle, dans un endroit tranquille où ils ne seraient pas dérangés… Greta accepte !!

Une fois le tournage achevé, c’est « Grand Hôtel » qui lui est proposé. Il s’agit en fait d’une nouvelle expérience de la MGM car le cinéma subit le contrecoup de la crise économique de 1932. Pour la 1ère fois, on tourne avec un casting luxieux : Joan Crawford, John et Lionel Barrymore et Wallace Beery. Une poignée d’hommes et de femmes entrent et sortent par les portes de cet hôtel où leurs destins se nouent et se croisent.
La façon de présenter les personnages est remarquable : Greta incarne une danseuse russe nommée Grunsinskaja, qui est lasse de la vie et de l’art qui renoue grâce à l’amour de John Barrymore. C’est la 1ère fois qu’elle tourne avec lui alors qu’il est considéré comme l’un des plus grands acteurs des Etats-Unis. On craint leur rencontre car, pour Garbo il est grand seigneur alors qu’en fait il despotique.
Il met un point d’honneur, le 1er jour du tournage, il arrive au studio en avance pour l’acceuillir spécialement. Le temps passe… il attend patiemment, un sourire de satisfaction aux lèvres. Garbo est en retard, elle devra s’excuser. Il a gagné la 1ère manche. 45 minutes ont passé lorsqu’un brouit assourdissant retentit, un homme arrive, essouflée et lui dit : « Mr Barrymore, vous êtes ici… Mais Miss Garbo est dehors depuis plus d’une heure… Elle vous attend. Elle voulait vous souhaiter la bienvenue au studio et vous dire sa joie de tourner avec vous… ». Et la victoire revient à l’actrice et John devient l’un de ses admirateurs favoris. Le film est achevé dans les temps et rapporte 2 594 000 $. Le film est un succès nationale.
En 1932, La Divine tourne son ultime film pour la MGM avec « Comme Tu Me Veux » avec Erich Von Stroheim. Elle devra porter une perruque blonde platine pour les besoins de l’histoire. Son contrat arrive à terme au mois de juin et les journaux parlent déjà d’un abandon définitif pour le cinéma. D’ailleurs, son salaire en 1932 c’est élevé à 312 000 $ !! Entre 1927 et 1932, elle a amassée pour 1 300 000 $ à force d’économiser sur son salaire.
Mais voilà, Greta en a assez d’incarner les femmes fatales et les séductrices. 2 jours avant la fin de son contrat, elle contacte son agent pour le prévenir qu’elle repart en Suède pour une durée indeterminée le temps de se changer les idées et de revoir son pays natal.
Le 30 juillet 1932, elle part et reste à son village pendant 8 mois. Sven s’occupe de la douane où 20 000 suédois l’attende patiemment. Pendant ce séjour, elle se fiane avec un ancien ami : Eric Ericson, un millionaire qui a fait fortune dans l’immobilier. Finalement, ils ne se mariront jamais. Plus tard, Eric se marira 2 fois et aura 6 enfants, il se suicidera en 1965.
Il devient temps à Garbo de rentrer à Hollywood. On a cru pendant un demi-siècle qu’elle s’était évanouie dans la nature après avoir quitté la MGM. En fait, de frénétiques négociations en sous-main aboutissent à un nouvel accord sans précédants avec les studios. Un accord top secret pour 2 films signé par l’actrice le 8 juillet 1932 oblige la compagnie à constituer spécialement pour elle une nouvelle société dans le cadre de la MGM. En prime, elle aura son mot à dire sur le planning des tournages. Garbo va toucher 250 000 $ par film et avoir un droit de regard sur le choix du réalisateur et du casting !!
Salka Viertel travaille avec elle sur plusieurs films : « La Reine Christine », « Le Voile Des Illusions », « Anna Karenine », « Marie Waleska » et « La Femme Aux Deux Visages ». Seul « George Sand » en projet ne sera jamais réalisé.
Le tournage de « La Reine Christine » commence le 1 août 1933. Greta veut John Gilbert pour partenaire alors dans l’abyme de l’oubli. De nombreux acteurs seront proposés mais l’actrice demeure inflexible. Seul Laurence Olivier aura le droit de tourner un bout d’essai mais Garbo est toujours insatisfaite.
Il dira : « tout au long des 2 premières semaines de tournage de « La Reine Christinne », je sentis avec une appréhension grandissante que je ne m’en tirais pas bien du tout ; quelque chose m’arrêtait. J’étais trop nerveux et affolé par ma partenaire. Je savais que je ne faisais vraiment pas le poids par rapport à elle et je devins de plus en plus certain que j’allais finir à la casserole ».
La MGM se résigne en dédommageant l’acteur britannique pour avoir tourner le début du film en 12 jours et accepte de quitter les plateaux. A la fin de la 12ème journée, on lui annonce : « si ça ne vous fait rien, Miss Garbo va rentrer maintenant. Vous pouvez toujours dire vos lignes, hors écran, à la script de service ».
La 1ère du film a lieu le 26 décembre 1933 à New York. Cette oeuvre demeure un des plus grands succès de toute la carrière de Garbo. Mais les journaux à scandales recommencent avec leurs gros titres : chacun pense que sa relation avec Gilbert à recommencer alors qu’en réalité, Garbo vit avec le réalisateur du film : Rouben Mamoulian. A chacune de leur sortie, ils sont épiés par les photographes à Beverly Hills ce qui a le don de l’agacer.
Après le succès de « La Reine Christine », on lui soumet le scripte du film « Le Voile Des Illusions » mais refuse le rôle. La MGM fait pression sur elle et finit par capituler. Mais c’est « Anna Karenine », dans sa 2nd version, que Garbo atteint l’apogée de toute sa carrière.
Elle joue avec Fredric March mais en réalité, elle souhaitait Brian Aherne, ancien amant de sa rivale Marlène Dietrich. Les 2 femmes se feront une guerre sans merci mais qui a gagnée ? Les 2 actrices demeurent des légendes aussi connues l’une que l’autre.
Le 30 août 1935, le film est sur les écrans. Greta est nominée pour l’oscar de la meilleure actrice mais ne remportera pas la récompense.
Ensuite, « Le Roman de Marguerite Gautier » (1936), elle donne ce qu’on s’accorde généralement à considérer comme sa plus grande interprétation. De l’oeuvre de Dumas, l’une des pièces favorites de Sarah Bernhardt, elle en fait un chef d’oeuvre. Elle bénéficie de la mise en scène de George Cukor, d’un scénario irréprochable et du soutien de plusieurs acteurs : Robert Taylor, Henry Daniell et Lionel Barrymore.

Pendant le tournage, l’actrice, très professionnelle, aide et soutient son partenaire Robert Taylor en raison de son manque d’expérience pour un film d’une telle ampleur. Cependant, elle reste très distante et s’épuise sur ce tournage. George Cukor lui offre quelques jours de vacances. Un témoin aurait entendu dire par Garbo : « j’aime mieux me donner complètement à mon travail, jeûner pour lui si c’est nécessaire et brûler la flamme jusqu’au bout plutôt que de risquer de le compromettre. Les plus belles carrières sont courtes. Il faut donner son plein rendement pendant qu’on le peut ».
Avant la fin du tournage, Irving Thalberg, bras droit de Louis B. Mayer et époux de Norma Shearer, mais surtout ami de l’actrice, décède d’une crise cardiaque à 36 ans suite à son souffle au coeur. Garbo perd sont seul véritable ami, intérieurement elle est détruite.
En 1937, le tournage de « Marie Waleska » avec Charles Boyer est un des films à grands budget de l’année. Le casting est impécable, les décors somptueux et les costumes superbes, l’histoire reste des plus banales. C’est uniquement grâce au couple Garbo-Boyer que le film est sauvé de l’oubli.
Charles Boyer raconte : « elle possédait, en jouant la comédie, une faculté unique de projeter vraiment de l’intérieur, en une infinité d’expressions extérieures, tout ce qu’elle pensait. Sans se servir d’aucun truc, elle laissait transparaître sur son visage, comme sur le manuscrit du film, toute la gamme des sentiements à exprimer… Dans les contrechamps, lorsque je tournais avec elle, j’étais souvent très surpris, très étonné, lorsque la caméra était braquée sur elle et que je lui donnais la réplique de dos, que son visage eût l’immobilité d’un mur. Je ne pouvais imaginer que cette fixité s’animerait si bien quelques instants après en jouant. Or, c’était un véritable miracle qui se produisait soudain… Mue Par un pouvoir exceptionnel, elle devenait, en chair et en âme, son personnage, elle était tout à coup habitée. tout s’inscrivaient merveilleusement… Et, je le répète, Garbo faisait cela sans aucune gymnastique faciale commune à beaucoup d’actrices réputées excellentes. Non, chez elle, il s’agissait de qualités significatives… Quant à la femme, elle fut avec moi très amicale : elle était passionnée par son travail, disciplinée, un peu encline à la persécution… Mais n’étais-ce pas la juste récréation de sa trop grande renommée ? ».
Le 4 janvier 1937, le film sort en avant-première mais « Marie Waleska » est un échec cuisant en Amérique et un demi-succès en Europe.
Côté privée, Garbo est harcelée par la presse : comment une jeune femme aussi séduisante qu’elle n’est toujours pas mariée ?!?! L’actrice s’explique simplement : « je n’ai jamais désirée et ne désirerai jamais me marier. Pas une fois, je n’ai été effleurée par cette idée, sinon pour la rejeter après réflexion. Le mariage n’a de sens que si l’on désire des enfants. Ce n’est pas le cas pour moi. Je trouve inutile de mettre au monde un être alors qu’une guerre est toujours possible et qu’on n’est jamais sûr de le rendre tout à fait heureux ».
Alors en couple avec Stokowski, chef d’orchestre, leur vie est étalée dans tous les journaux du pays. Le public croit fort en un mariage prochain surtout qu’il vient justement de divorcer pour être auprès de Garbo.
Les journalistes ne lâchent pas l’actrice, tout le monde tient à savoir si elle va se marier. Greta dira : « si je trouvais la personne qu’il me faut pour partager ma vie, il est probable que je me marierais ». Ses paroles étaient certainement un moyen d’être tranquille car sa relation avec Stokowski est déjà terminée.
Aussi, alors qu’elle revient en Amérique en bâteau, elle a l’occasion de rendre visite à un jeune nourisson. A la presse, Garbo dira : « j’ai toujours été profondément intéressée par les bébés. Je pense que la naissance est toujours un miracle ». Aimeriez-vous avoir des enfants ? Elle répondra : « non le monde est maintenant un endroit trop compliquée… Je ne voudrais pas élever un fils pour l’envoyer à la guerre ».
Nous sommes en 1939, et le tournage de « Ninotchka » débute. Pour la 1ère fois, elle joue aux côtés de Melvyn Douglas et sera sous la direction de Ernst Lubistch. D’ailleurs, pendant le tournage, Garbo étonne ceux avec qui elle travaille. Elle plaisante, elle est gaie…

Quand un des acteurs l’entend dire un jour : « si vous commencez à vous en faire, vous êtes perdu, surtout à Hollywood ». La légende romantique qui l’entoure parait en voie de disparition. Lubitsch pense qu’elle ne pourra jamais jouer la scène dans laquelle elle doit paraître un peu ivre de champagne. Elle est presque terrorisée à l’idée de ne jouer son rôle qu’à moitié. Pourtant, à force d’encouragements, elle interprète la scène à sa manière et c’est le moment le plus drôle du film. Le tournage s’achève le 27 juillet 1939.
La 1ère du film a lieu le 9 novembre 1939 au Chinese de Brauman, l’URSS et l’Allemagne nazie signent leur fameux pacte. Quelques semaines avant la sortie du film, l’Allemagne envahissait la Pologne. Garbo décide alors de rappatrier immédiatement toute sa famille de Suède aux Etats-Unis.
Il arrivent quelques semaines plus tard à New York et après 3 jours de train s’installe chez elle à Beverly Hills. La réunion est chaleureuse mais guère joyeuse. Il faut s’organiser une nouvelle vie et pourra-t-elle revoir son pays natal ?
La critique applaudit les performances du film : le scènario est très bien écrit, les dialogues vifs et plein d’humour. Les situations réunissant les camarades masculins et la camarade Ninotchka sont de plus en plus comiques, et le côté satirique du film est souligné par le contraste entre la beauté de son visage et ses vêtements de jargon marxiste. Il faut un talent immense pour incarner cette femme élevée dans des écoles marxistes et qui vient passez quelques temps à Paris.
Pour elle, en tant qu’actrice, le rôle de Ninotchka est extrèment difficile. Elle essaie d’exprimer non seulement la réalité présente et les différences entre le soi-disant morales capitaliste et communiste. Elle débute presque une nouvelle carrière d’actrice de comédie !!

Mais à cette époque également, Greta souffre de quelques problèmes de santé due à son alimentation. En effet, elle suivait un régime à base de légumes bouillis. En dépit de sa radieuse beauté, ce régime avait un effet marqué sur sa vitalité. Elle souffrait de fatigue excessive et d’insomnie, elle risquait même l’anémie !!
Son futur amant, le diététicien germano-américain Gayelord Hauser la rebouste avec un bien meilleur régime. Il s’applique à la détourner de son régime végétarien strict pour la ramener vers une alimentation plus intelligente… ce qui n’était pas facile avec une femme à la volonté d’acier.
Finalement, elle accepte et essaie les recettes. Tout d’abord, naturellement, il insiste sur un régime équilibré. Le lendemain, en passant la voir dans sa loge à l’heure du déjeuner, il voit qu’elle prend ses légumes habituels mais cette fois ils sont crus, en grosse salade avec du fromage et du germe de blé. Elle avait adopté son programme de haute vitalité et n’a pas tardé à retrouver son énergie.
En 1939-40, le grand Orson Welles s’installe à côté de chez elle. Elle ne s’interesse pas vraiment à lui mais lorsqu’elle voit qu’il a fait construire une piscine dans sa villa elle lui demande la permission de se baigner à condition que personne ne la voit. Fier d’une telle rencontre, il accepte mais il finit par l’épier à une des fenêtres. Un jour, il enfreind la promesse faite mais craind sa réaction s’il vient nager à ses côtés. Pourtant, Garbo est ravie et accepte, elle a grand besoin de parler à quelqu’un.
La 2nd Guerre Mondiale l’attriste. Elle choisit de rester dans le registre comique avec « La Femme Aux Deux Visages » (1941) réalisé par George Cukor où elle retrouve son partenaire Melvyn Douglas et rencontre Constance Bennett.
Elle souhaite faire bonne figure auprès de son public et remonter le moral du pays. C’est pour cette raison qu’elle choisit ce scénario inspiré d’une farce hongroise et d’une épaisse histoire de fausses jumelles ainsi que d’une intrigue grinçante assaisonnée d’un dialogue tenu, allusif et coquin.
La publicité de la MGM annonce à l’Amérique qu’une nouvelle Garbo va lui être présentée : on la verra pour la 1ère fois en maillot de bain et même luttant avec un homme en « dessous transparents ». Ces promesses affriolantes sont scrupuleusement tenues, et, la nuit du 31 décembre 1941 au 1er janvier 1942, le public du Capitol de New York voit en effet la grande Garbo muée en vedette de vaudeville quasi licencieux.

Greta Garbo et Melvyn Douglas pour « La Femme Aux Deux Visages » (1941)
La ligue nationale de la décence intervient, l’Australie interdit la diffusion et les journaux comme le Times sont des plus satiriques. Face à ses hostilités, Garbo ne prend même pas la peine de venir à la 1ère du flm et son costumier quitte la MGM. Elle part au Mexique car elle ressent l’échec. Elle déclare : « dans ce nouveau monde trèsdur, il n’y a plus de place pour moi ». Elle se dégoûte de tout le chemin qu’elle a parcouru.
Elle prend la décision de ne plus tourner jusqu’à la fin de la guerre car la possiblité d’un nouvelle échec la terrifie. Son contrat avec la MGM prend fin de toute façon et elle a suffisamment d’argent pour vivre. Le succès étaient bien plus important en Europe et le morale des années 20-30 est perdue.
Garbo prend ses vacances pour s’acheter un appartement de 7 pièces à Manattan. Elle commence dans les mêmes temps, à collectionner des tableaux. L’acteur Edward G. Robinson à le privilège de lui en vendre un de sa collection pour 200 $. Mais déjà là, Greta souhaite déduire cette dépense de ces impôts !! Mais c’est pour cet art qu’elle investira sa fortune.
Selon certains rapports, Garbo commence à participer à des missions secrètes dans l’intérêt de la nation. D’autres personnnalités comme Myrna Loy, Verra Lynn, Noel Cowrad, Alexander Korda et David Niven, participent avec elle à des missions secrètes pour les Alliés.
Comment est-on au courant de celà ? Très simplement. Le célèbre espion William Stephenson, directeur canadien de l’Intellignce Service, qu’il retrouve le nom de Garbo. Selon lui, il n’y a aucun doûte qu’en 1941, l’actrice suédoise à arrêter sa carrière pour se consacrer aux services secrets ! Grâce à elle, des centaines de milliers de Juifs danois auraient pu s’échapper du Danemark au moyen d’une flotille qui aurait été formé grâce à son intervention.
Egalement, grâce aux contacts qu’elle aurait pris avec le physicien Niels Bohr, la bombe atomique n’est pas tombée aux mains hitlériennes mais a donné l’assurance aux Américains de la victoire ultime !! L’énigmatique actrice au silence sans fin vient à jouer l »un de ses propres rôles : Mata Hari.

Greta Garbo, Constance Bennett et Melvyn Douglas pour « La Femme Aux Deux Visages » (1941)
Tout, en effet, tient à prouver qu’elle a été un agent secret d’une importance exceptionnelle au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Sa discrétion a fait que seules les récentes recherches ont pu mettre en évidence ce rôle bien plus important que peut-être, dans l’un de ses meilleurs fims. L’incarnation de Mata Hari en 1932 était probablement prémonitoire car une décennie plus tard, elle remplissait avec brio les plus spectaculaires des missions secrètes.
Il paraîtrait que se serait l’intérêt personnel de Hitler pour elle qui l’aurait influencée à entrer dans les services secrets. Le dictateur sanguinaire allemand était un fan inconditionnel de l’actrice qui parlait également l’allemand. Le Führer aimait tellement ses films qu’il permit une large diffusion du « Roman De Marguerite Gautier » même si George Cukor est juif et homosexuel !!
Le fait qu’il lui écrive régulièrement attire l’attention des services secrets. Garbo prétendra que le principe d’une rencontre avec lui avait pour but de convaincre l’arrêt de la guerre pensant qu’avec sa personnalité, elle pouvait changer le cours de l’histoire.
A un proche, elle aurait confiée : « A défaut, je pouvais toujours le déscendre ». Son ami Sam Greer confirme : « Hitler était très entiché de moi. Il n’arrêtait pas de m’écrire pour m’inviter en Allemagne et, si la guerre n’avait pas commencé, j’y serais allée, j’aurais sorti un revolver de mon sac et je l’aurais tué, parce que je suis la seule personne qu’on n’aurait pas fouillée ».
Greta Garbo aurait dont fini par jouer un petit rôle dans les dispositifs secrets alliés. « Quand mon mari l’a interrogée à ce sujet, elle n’a rien démenti » a affirmé sa nièce. Plus tard, elle fait allusion à Dag Hammarskjöld, le diplomate suédois, secrétaire général des Nations Unies. A la suite d’une rencontre entre elle et Dag à New York, elle affirmera à Ray Daum : « Il y a des choses que se sont passées il y a bien longtemps, dont nous entretenir. Nous avons parlé suédois ensemble. Ce fut très douloureux pour moi [...]. Mais je ne peux pas vous raconter cette histoire« .
La question qui se pose : quand a-t-elle commencée ses missions d’espionnages ? Selon l’écrivain Charles Higham, qui a eu en sa possessions accès à un millier de dossiers du gouvernement des Etats-Unis et une fois levé le secret defense, « Garbo est entrée en relations avec les services secrets britanniques en 1939, par l’entremise du producteur et réalisateur Alexander Korda chargé de recruter des célébrités dans le cadre de l’effort de guerre. C’est grâce à son truchement que les Britanniques auraient pu faire partir le magnant Axel Johnson et des membres de la famille royale suédoise ».

Légende ou réalité ? De part leur fonction, les services secrets ne sont guère généreux en preuves mais certains éléments tendraient à démontrer que le travail de l’agent Garbo ou, du moins, à laisser préssentir de l’importance de ses missions. Certaines de ses phrases révèlent d’ailleurs que, dès son plus jeune âge, elle a des dispositions particulières pour ce travail : « quand j’étais chez mon coiffeur, petite ouvrière, je n’étais pas malheureuse : je cherchais à tout savoir sur les clients. Toute la journée, j’entendais de commérages qui animaient pour moi le quartier d’une vie surprenante que je ne lui avais pas soupçonnée. Le soir, en rentrant à la maison, je jetais des regards averis vers certains appartements et je me disais avec orgueil que je n’ignorais rien de ce qui se passait derrières les fenêtres éclairées. Quand les histoires entendues me demeuraient obscures, je cherchais à renouer les fils rompus et j’échafaudais de surprenants aventures ».
Après 1945, elle rachète un nouvel appartement dans la 52ème rue près de chez son ami George Schlee et de sa femme, la couturière Valentina. Là, débute une sérénade à 3 qui va durer de nombreuses années où Valentina sera parfaitement au courant de l’infidélité de son mari avec l’ancienne actrice.
Valentina ne peut pas accepter de perdre son époux. Elle est prête à tous les sacrifices et arrangements. Un tel amour plonge ses racines très loin dans le temps. Son mari George, né en 1900 à Sébastopol dans une famille noble ayant fui la terreur bolchévique. Il arrive très jeune en Amérique et il épouse Valentina, alors réfugiée comme lui. La maison, dont George est administrateur et Valentina directrice, fournit les plus fameuses stars des années 30. Renoncer à lui se serait dire adieu à toute unevie de création et d’amour.
Malgré tout, elle s’efface mais demeure l’épouse légitime. Dans cet après-guerre, Garbo se rend bien compte qu’elle a besoin de George Schlee. Il gère en même temps sa fortune, devient son conseiller et son confident. Mais peu à peu, elle finit par comprendre combien cet homme compte dans sa vie, quand le tourbillon de la vie intense et facile se ralentit, quand les stigmates du temps et les rides commencent à sillonner son visage. C’est un réconfort pur elle que de se réfugier dans l’oasis de cet amour tranquille, de savoir qu’elle peut compter sur un partenaire fidèle, discret et inébranlable.
En avril 1947, Garbo semble presque décidée à jouer un nouveau film sur George Sand dont la vie l’a passionnée comme celle de la reine Christinne. Le projet échoue, non par sa faute, mais elle en aura des regrets. En 1948, elle signe un contrat de 200 000 $ et accepte 25 000 $ de provision pour tourner « La Duchesse De Langeais » d’après l’oeuvre de Balzac.

Là encore, l’affaire n’aboutit pas. Mais en 1952, il est clair qu’elle bascule dans le domaine des velléités qu’il y ait ou non des obstacles extérieurs. Le producteur Johnson lui envoie les épreuves d’un roman de Daphné du Maurier : « Ma Cousine Rachel ». Garbo lit le livre et accepte le rôle. Johnson est émerveillé de sa réussite inesperée et vole jusqu’à New York. Quand il arrive à destination, Garbo lui annonce, découragée : « je ne suis pas de taille. Je n’ai plus le courage de tourner un autre film. Jamais ». Et, à un viel ami, qui lui demande des conseils pour un spectacle de télévision qu’il prépare, elle répond avec une lassitude infinie : « tout celà appartient au passé. J’ai tout oublié ».
Cecil Beaton devient l’un de ses chevaliers servants de 1946 à 1948. Il parvient à obtenir son accord et celui du producteur Alexander Korda pour lui faire jouer l’impératrice Elisabeth d’Autriche dans « L’Aigle A Deux Têtes » de Jean Cocteau. Mais encore une fois le projet n’aboutit pas.
Le photographe Cecil Beaton et elle sont en couple. Pendant leur liaison, il tient un journal intime puis, après leur rupture restent amis. Il révèle : « tout le secret de sa séduction réside dans une insaisissable mais obsédante sensibilité. De délicates ondes de sentiments divers apparaissent à la surface, surgies d’une source profonde et mystérieuse. Elle évoque une sorte de super-sismographe capable d’enregistrer les plus subtiles vibrations. Le nez à la sensibilité primitive d’une bête craintive de la forêt. La bouche combine en sourire désenchanté les masques grecs de la tragédie et de la comédie. Les yeux semblent offrir une compassion spéciale pour chacun de nous… Garbo est toujours soit très triste soit follement gaie. Quand elle rit, elle ferait rire les pierres… ».
Avant de se quitter, le photographe était prêt à l’épouse mais sa demande tourna à la plaisanterie. De plus, il faut savoir que Cecil Beaton était homosexuel, Garbo fut la seule femme dans sa vie et il ne put jamais expliquer clairement son attirance pour une femme. Le 14 mars 1948, c’est la dernière fois qu’ils se voient. Cecil Beaton publira son journal en 1973.
En 1951, Greta demande enfin la nationalité américaine. Grâce à son passeport, elle peut voyager plus facilement. Pendant sa retraite, elle se met à apprendre le français.

Son amant George Schlee, pour certains il était le père de substitution, croit encore en la carrière de sa bien-aimée mais plus Garbo. George est partout dans sa vie quotidienne qui est monotone comme jamais.
Garbo vit toujours au n°450 de la 52ème rue dans un immense appartement du 5ème étage qui donne sur l’East River. Elle y vit seule et les liftiers ont pour ordre strict de ne laisser monter personne chez elle à l’excéption de sa femme de ménage, une suisse allemande qui vient 5 fois par semaine, de 9h du matin à 4h de l’après-midi pour faire le ménage et préparer le déjeuner. L’appartement est situé dans un building de luxe mais avec une toute petite porte d’entrée et un seul ascenceur qui est toujours surveillé, ce qui donne lui donne un sentiment de sécurité : elle sait qu’ainsi personne ne pourra la surprendre.
Elle dispose de 7 pièces mais 4 sont vides ou remplies de meubles installés là, en dépôt, en attendant… Seuls le salon et la chambre à coucher sont aménagés. Le salon est très vaste, tout en longueur, les murs entièrement cachés par des tableaux de maître qui valent une fortune, et choisis par la maîtresse de maison pour la gaiété de leurs coloris. Le mur du fond est recouvert de natures mortes où les bouquets de roses dominent pastels de Fantin-Latour ou tablaux de peintres contemporrains. Les abat-jour aussi sont roses et de nombreuses roses vivent dans le salon.

Greta se lève tous les matin à 7h, fait sa toilette et préparer elle-même son petit déjeuner. Elle le prend dans sa cuisine avant l’arrivée de la femme de ménage pour avoir la tranquillité absolue.
Privée de son art, Garbo est-elle privée de son âme ? Tennessee Williams qui remonte un jour la 5ème Avenue avec un ami, Dotson Rader, la coise à la hauteur de la 34ème rue. Ils bavardent brièvement avant que la star ne s’éloigne, Rader dira : « en la regardant disparaître, Tennessee commenta, plus pour lui-même que pour moi, qu’elle était la plus triste des créatures, une artiste qui a abandonné son art. Et que c’était pire que la mort, que c’était pire que tout ».
Garbo ne renie pas pour autan sa carrière. Au contraire !! Il arrive parfois que les visiteurs du musée d’Art modene de New York rencontrent dans les couloirs une femme très belle, vêtue d’un costume noir très simple, chaussé de souliers à talons plats, coiffée d’un feutre posé n’importe comment sur une chevelure rebelle, gagnat à grands pas la salle de projection du musée.
Accompagné de l’un des directeurs, d’un ami, elle assiste à la projection d’un des 24 films qui, en 16 ans, firent sa gloire à travers le monde. A mesure que les images se déroulent, sa réserve glacée fond et le miracle se produit : elle s’anime, elle se regarde vivre sur l’écran avec un intérêt passionné et une affection attendrie.
Elle commente ce qu’elle voit, parle d’elle-même… Lorsque l’écran devient noir, il semble qu’elle s’éteigne avec lui. Elle est glaciale, mal à l’aise et commme gênée de son propre personnage,égarée dans un univers où elle n’aurait pas sa place et dont la réalité lui échappe. Elle relève le col de son manteau, baisse le bord de son chapeau et, sans regarder autour d’elle, quitte le musée en silence, marchant de son grand pas d’errante.
Des offres de retour à l’écran viennent régulièrement troubler sa vie. On lui propose à nouveau George Sand mais elle imagine que se sont les mêmes cercles hollywoodiens qui demandent à John Gunther d’écrire un scénario sur une espionne. La MGM est d’accord pour produire le film mais elle n’aime pas le scénario qu’elle considère davantage comme un mélange de Mata Hari et Jeanne d’Arc. Elle refuse est suggère des actrices comme Pola Negri et Greer Garson pour ce rôle.
Walter Lang lui propose de jouer dans un film tiré d’un roman de Balzac : « La Duchesse de Langeais » où elle pourrait tenir le rôle d’un personne inspiré par la comtesse Evelyne Hanska. Wagner lui affirme que si elle a été capable d’interpréter Camille, elle peut incarner la comtesse mais en vain.

Il fait ensuite savoir qu’après Marie Waleska elle peut jouer la maîtresse de Balzac mais elle refuse toujours. Il lui dira : « un film sur Balzac et son gran amour surpasserait vos films précédents, à la fois artistiquement et commecerialement ». Garbo a toujours des doûtes mais accepte de tourner un bout d’essai. Peut-être veut-elle se prouver que, presque 10 ans après son dernier tounage, elle peut encore faire bonne figure. Mais encore une fois, on ne parvient pas à trouver un financement au projet.
En 1950, Georges Auric, Serge Lifar et Jean Cocteau lui proposent un rôle de récitane dans le ballet de « Phèdre » monté à l’Opéra de Paris. Elle n’y donne pas suite. John Bainbridge dira : « Garbo préfère gaspiller ses jours et parler toujours de son dernier film comme de sa tombe, et c’est absurde. Tout artiste a fatalement des succès et des échecs. Réussir une fois sur 3, c’est déjà bien. Elle n’a subi qu’un échec dans toute sa carrière cinématographique. C’est presque criminel… Elle aurait pu faire de si belles choses durant toutes ces années ».
Elle ne l’ignora pas bien entendu mais c’est là une des raisons de sa mélancolie secrète et persistante. Ses tentatives pour reprendre sa carrièe ont échoué, comme tant de choses dans son existence, et ces dernières années, il n’y a eu aucun Stiller pour lutter pour elle et tout arranger. Alice B. Toklas, avec sa clairvoyance étrange, a peut-être trouvé le mot juste en l’appelant Mademoiselle Hamlet.
Les années passent. De son appartement de New York à son chalet de Klosters, de yacht en palace, de Riviera en île grecque, de croisière en musée… On dépose à ses pieds des tonnes de textes, on lui offre les contrats du siècle, on se montre prêt à immoler tous les séducteurs de l’écran, on lui propose les plus rares metteurs en scène et on fait briller toutes les héroïnes possibles : Mme Curie, Jeanne d’Arc, Mme Bovar, Salomé…
Greta s’enfonce encore plus violemment das l’ombre de son chapeau, derrière le masque immuable de ses lunettes. Elle fuit, encore et encore, tentant de semer ses infatigables poursuivants mais le temps et le destin la rattrapent.
1964 marque un tournant important dans sa vie. George Schlee, son amant, lui propose de s’installer dans sa forteresse qu’on appelle « Le Roc ». Garbo s’y sent en parfaite sécurité : personne ne peut l’espionner, la déranger et pour entrer, il faut un nombre incalculables de pièces. Les visites se font donc très rares.
Mais à force de voyager avec George, celui-ci décède brutalement d’une embolie pulmonaire à Paris le 4 octobre 1964. C’est un choc terrible pour l’ancienne actrice qui verra les conséquences terribles pour elle de cette disparition soudaine. Valentina, l’épouse légitime de son amant se venge de cette liaison.
Valentina sait qu’elle ne peut pas récupérer le temps perdu avec son époux mais elle tient à assomer Garbo de douleur. Tout d’abord, elle fait transporter son défunt mari aux Etats-Unis et l’enterre presque clandestinement dans le cimetière de copte de New York. Elle dit : « je ne veux pas que cette femme vienne profaner ma douleur ». Ainsi, si Garbo veut pleurer, se sera seule et loin.
Mais ce n’est qu’un début : elle tient à l’humilier autant que possible. Elle lui ferme les portes de la villa et n’a plus aucun droit d’y retourner, même pour quelques heures !! Ensuite, Valentina prend le contrôle total du Roc et jette tous les objets ayant appartenu à Garbo dans des caisses qui échouent sur une mansarde. Rapidement, elle réduits en bois à brûler ou vend à bas prix tout souvenirs de sa rivale. Elle détruit bien évidement toutes les photographies dans toutes les poses et époques différentes.

Bien que très affectée par le comportement de la veuve, Garbo ne change pas moins sa vie. Chaque été, elle passe en Suisse où elle s’offre une cure de jeunesse à Klosters. Là, elle marche sur un parcours de 5kms tous les jours. La marche n’est pas sa seule activité sportive : haltères et musculation sont au programme. Si sa vitalité et sa ligne doivent beaucoup à cette hygiène sportive, son régime alimentaire explique aussi la constance de sa fortune.
Depuis sa rencontre avec Gaylerod Hauser, elle a adopté des règles alimentaires très strictes : flocons d’avoine, légumes verts cuits à la vapeur, soja et oeufs frits ou bouillis. Elle ne mange pas de viande. Son plat favori : les spaghetti au beurre qu’elle se prépare elle-même.
Avec le temps, Garbo s’isole de plus en plus et, peu avant son décès, vit en ermitte, confinée et cachée dans son appartement. Avec l’âge, elle devient également plus fragile.
En 1981, elle fait une 1ère chûte un peu stupide : un soir de septembre vers 18h, elle se rend chez un crémier de la 2ème Avenue. Après avoir acheté de quoi se préparer à dîner, elle rentre chez elle quand un enfant sur des patins à roulettes la bouscule. Elle perd l’équilibre, tombe et son dos vient heurter violemment le rebord du trottoir tandis que sa tête frappe durement le sol. Des passant se portent à son secours car elle ne réussit pas à se relever. Police-secours est appellé, elle est conduite au Santa Mary Hospital.
Pour échappe au fauteuil roulant, elle décide de quitter New York et de retourner en Californie où le climat est plus propice à sa convalescence. C’est là qu’un de ses amis, un viel acteur du temps de sa gloire, lui parle de la guérisseuse Katherine Kulman. Greta accepte de lui rendre visite. Cette femme est réputée pour ses miracles et lui fait l’imposition des mains. Et soudain, elle se sent mieux. Alors qu’elle n’y croyait plus, elle est sauvée.
Cependant, ses amis et voisins affirment qu’elle est moins active et que sa démarche est moins assurée. De plus, depuis des années, elle souffre d’un diverticule du côlon et des reins. Elle souffre également d’arthrite. Au milieu des années 80, l’affection s’aggrave, elle se complique d’une hyponcondrie aiguë.

Sa santé s’altère en mars 1987 à la suite d’une mauvaise chute qu’elle fait chez elle. Elle se serait pris les pieds dans son aspirateur et garde des séquelles à la hanche. L’alcool serait aussi responsable de cette dégradation.
Privée de ses longues promenades qui constituent 50 ans de sa discipline quotidienne, on se met à faire ses course. Loloita Jadgad, une caissière avec qui l’actrice avait sympathisée dira : « elle ne voulait pas que les gens s’apitoient sur son sort ».
L’été qui suite sa foulure, Garbo tombe malade à Klosters. Garbo doit écourter son séjour et rentre à New York au début du mois de septembre. Son abscence provoque déjà des rumeurs. Lorsqu’elle refait so apparition, elle n’a plus rien à voir avec la Divine qu’elle fut autrefois. Elle refuse de recevoir le ministre des Finances suédois Kjell Olaf Feldt qui vient lui remettre un vase aux armes de la Couronne, cadeau de souverains avec lesquels elle a dîné en privé au mois d’avril l’année dernière lors de leur visite officielle aux Etats-Unis.
Elle lui dit simplement pas l’interphone de l’immeuble qu’elle a une grippe. Le ministre dépose le vase chez le concierge puis repart. Les commerçants s’inquiètent… le dernier à l’avoir croisé est son tenturier Joe Russo. Il la décrit comme étant mal en point, très voûtée et appuyée sur sa canne.
En juin 1989, son arthrite et ses ennuis gastrsiques empirent. Sa nièce ouvre alors un compte dans une société de louange et, 3 après-mide par semaine, une voiture enmène sa tante à l’hôpital pour qu’elle y subisse ses séances de dialyse. Garbo parvient encore à marcher jusqu’au véhicule mais au retour, elle a besoin d’aide pour descendre.
Le photographe Ted Leyson la suit depuis 11 ans et traîne souvent aux alentours de l’appartement de l’actrice. Elle finit par renoncer à le combattre. Dans le vent froid, il attent un moment inoubliable où celle qui fut la Reine Christinne refera son apparition, dissimulée derrière ses lunettes noires, prête à enfouir son visage dans le col relevé de son manteau.
Pendant les 6 derniers mois qui lui reste à vivre, Greta ne voit plus que son médecin, ses infirmières et quelques intimes dont sa nièce, son mari et leurs 4 enfants.
La dernière fois que son tenturier la voit quitter son appartement, c’est le jour juste avant sa mort. La photo qu’il prend ce jour-là c’est celle d’une femme au reard résignée.
Elle décède le 15 avril 1990, à l’âge de 84 ans suite à une pneumonie à New York.
L’héritière et exécutrice testamentaire de Garbo est Gray Reisfield, sa nièce, la fille de son frère Sven. On a souvent entendu dire que Garbo a vécu après le cinéma et est morte seule comme elle l’avait toujours souhaitée. Mais sa vie reste un véritable mytère, où as-t-elle vécu toutes ses années ? Comment a-t-elle pu fuire tous les paparazzis toutes ces années ? Où encore, était-elle toujours aussi séduisante que ces apparitions au cinéma ?
Or, il convient de préciser qu’après son retrait du monde du cinéma, Garbo s’est certes coupée du public mais pas du monde. Elle est décédée entourée de ses proches. Elle est enterrée au cimetière Skogskyrkogarden à Stockholm.

Quelque unes de ces citations :
« Vous ne devez pas être mariés pour avoir un bon ami en tant que votre associé pendant la vie »
« La vie serait si merveilleuse si nous savions seulement quoi faire d’elle »
« N’importe qui ayant un sourire continu sur son visage cache une dureté qui est presque effrayante »
« Je vis comme un moine : avec une brosse à dents, un pain de savon et un pot de crème »
Mercedes D’Acosta : « pour connaître Garbo, il faut connaître le Nord… Elle sera toujours une Nordique, avec ce que cela signifie de pondération et d’introverssion. Pour la connaître, il faut expérimenter le vent, la pluie et les cieux sombres qui font broyer du noir. Elle appartient à ces éléments, physiquement et symboliquement… Elle restera toujours une enfant de Vikings, agitée par un rêve de neige »

Retrouvez son étoile au Walk of Fame au numéro 6901 sur Hollywood Boulevard
Pour d’autres informations, visitez :
http://www.cinememorial.com/Acteur_detail.php?id=255




On a raconté n’importe quoi sur elle. en fait je suis sure qu’elle était seule souvent et plutot frigide. le genre qui controle son image tout le temps et qui ne pense pas à vivre concrètement ! Physiquement elle a un look mais presque personne ne la connait. sauf ici.
Tout comme Michèle Morgan , elle avait été préssentie pour jouer le rôle de Nathalie , dans le film de Jean Delannoy , L ‘ ETERNEL RETOUR ( 1943) aux cotés de Jean Marais ( Patrice ) , c ‘ est finalement Madeleine Sologne qui fut choisie pour ce rôle.
Fascinante et troublante. elle balaye toutes les fausses belles de son époque. Très moderne. Quels yeux superbes ! Quel regard !
A propos de Garbo :
« C’est une énigme, remplie de mystère, à l’intérieur d’un secret ».
Winston Churchill, lors d’une croisière avec La Divine, invité par Onassis
sur le « Christina ».
Tres imperessionante en photos en tous cas !! tres mannequin jeune. De moins en moins feminine mais toujours tres belle et bien conservée physiquement. sa silhouette est toujours impeccable, même âgée !
Elle a déclaré ceci : JE N ‘ AI JAMAIS DIT QUE JE VOULAIS ËTRE SEULE J ‘ AI SEULEMENT DIT QU ON ME LAISSE TRANQUILLE . Elle tourna son dernier film en 1941 en ajoutant ce commentaire : J AI FAIT ASSEZ DE GRIMACES . Dommage qu ‘ elle ait arrêté sa carrière assez tôt , elle avait pourtant un long chemin devant elle , beaucoup d ‘ actrices , de sa génération comme MARLENE AVA MARYLIN et les autres ont pourtant continués elles . Pourquoi cet arrêt tout d ‘ un coup .
On n ‘ a toujours considéré LA DIVINE comme la rivale de MARLENE DIETRICH .
Elle continuera toujours à fasciner par sa beauté , elle est irremplaçable . C ‘ est Garbo et puis c ‘ est tout.
Elle ne fait plus parler d ‘ elle depuis quelques années plutôt délaissée et oubliée comme certains mythes . On ne délaisse pas LA DIVINE .
Vraiment trés discrète sur sa vie privée , ne se vendant pas du tout à son public pas de pataquès médiatique , n ‘ en fait pas des tonnes et des tonnes , c ‘ est çà que j ‘ apprécie beaucoup chez ces véritables mythes du septième art , on ne retrouve que rarement çà maintenant .
çà c ‘ est une star une vraie , la vraie , pas comme une de ces fausses stars que l ‘ on voit dans les journeaux peoples vendus partout dans tous les kiosques .
Un film lui a été consacré , je crois si je ne me trompe pas film intitulé DIVINE de DOMINIQUE DELOUCHE( 1974) avec Danielle Darrieux, ( 24 HEURES DE LA VIE D UNE FEMME ) . Je recherche 1 ou des ouvrages récents sur LA DIVINE GARBO , que ce soit biographies ou ouvrages de photos de la stars , pourrait-on m ‘ aider concernant ces recherches.
Qui pourrait me dire pourquoi LA DIVINE GARBO vivait-elle recluse , pendant prés d ‘ un demi siècle ? , quelqu ‘ un pourrait-il me donner une réponse à çà.
Je sais qu’il existe un coffret métal de Garbo mais je ne me rappelle plus si « La Rue Sans Joie » y est.
Autrement, le mieux à faire, c’est consulter ce qui se vend sur ebay et la fnac. Vous pourrez savoir si le film est disponible en dvd en France ou voir s’il faut le chercher plus loin.
La blogueuse en chef
bonsoir, j’ai lu avec avidité tout ce qu’il y a sur votre site! je recherche désespérement « la rue sans joie » de PABST, à télécharger ou en cassette. Ou en DVD . Pouvez vous me dire où me le procurer?
merci
Elle continuera à fasciner et fascinera toujours aprés sa mort , , mais quelle biographie tu as écrite sur elle , il y en a dit donc , la plus longue biographie de ce site , elle est aussi l ‘ archetype absolu de la star . Elle vivait pratiquement recluse , pendant prés d ‘ un demi siècle sans voir personne , mais quelle star vraiment .
Bonjour,
Je me suis toujours posé la question
« Comment diverses actrices se posaient vis-à-vis de Greta… ceci devait être difficile » !!!
Pourtant c’ était défendable… quoique… Greta, son genre, tout & tout était ( et elle est toujours ) la plus belle.
Ben oui.
Que dire à propos de Greta ???
Disons au début du parlant, ce remarquable film :
« Anna Christie »
Ce film, c’ est quasi du théâtre et Elle est probalemment la plus belle.
Bye.
Sur ebay.com, les portraits, les gros plans de Garbo « vintage » (c’est à dire d’époque), sont très chers (pas les reproductions ultérieures). A fortiori les photos avec le tampon du photographe derrière (comme Hurrell par exemple), hors de prix !! Les scènes de film sont beaucoup plus abordables. J’achète régulièrement des photos vintage sur eBay depuis longtemps (je ne fume pas et ne conduit pas, chacun ses dépenses !lol) et je n’ai q’un seul gros plan vintage d’elle qui m’a coûté la peau … (série avec la toque en fourrure) !
Il y a un message de Mario Uvence qui date du 11 Juillet 2008 qui demande le prix d’une photo de Garbo autographiée. Il existe très peu de photos autographiées par Garbo car celle-ci donnait rarement des autographes;il existe des sites spécialisés mais ces photos valent terriblement chères: étant donné la rareté de son autographe,c’est une des signatures les plus chère sur le marché.En revanche sur ebay.com, il y a de très belles photos de Garbo à des prix plus que raisonnables. Bien à vous Claude
A marieeleo Il a fait la même chose avec Marilyn dans LE MILLIARDAIRE… l’un des films où elle est la moins bien mise en valeur.
J’en veux beaucoup à Cuckor (que j’adore par ailleurs), pour « La femme aux deux visages », dont le scénario en lui-même n’est pourtant pas trop mal. Mais comment ce réalisateur si fin n’a-t-il pas vu que son film était en train de couler Garbo ? La pauvre elle-même n’arrêtait pas de répéter : « Ils sont en train de me tuer ! » Lui mettre une coiffure choucroute horrible au lieu de laisser ses cheveux retomber comme dans les films précédents, la faire danser alors qu’elle n’était pas douée pour cet exercice (cf. « Mata Hari), et, le pire de tout, la filmer en maillot de bain avec ses épaules larges et son buste plat comme celui d’un homme ! Anti-érotique ! Et pas un seul gros plan sur le visage de Garbo alors qu’il n’y avait rien de plus beau et aisé que de mettre ses yeux en valeur. N’importe quoi ! Le visionnage de ce film, il y a longtemps, m’a choquée !
Aujourd’hui 22 Août 2008,je viens de reçevoir le magnifique catalogue The Greta Garbo Collection de la Maison Sotheby’s de New York. C’est le livre de la vente aux enchères du 15 Novembre 1990, quelques mois après sa disparition; je l’ai acheté sur EBAY,un volume pour admirateurs de Miss Garbo ! P.S. Un beau bouquin à éditions limitées. Ton blog toujours aussi intéressant!
Bonjour,
Super blog, super article sur Garbo (et sur tant d’autres vedettes…). Sur le jeu de Garbo : il faut la voir en VO je pense pour comprendre à quel point elle jouait bien : la subtilité dans le phrasé, les intonations et puis cette incroyable expressivité du visage… Il faut faire confiance à ses contemporains qui, pour ceux qui les avaient vues sur scène, comparaient le jeu de Garbo à celui de Sarah Bernhardt et d’Eleonora Duse, deux actrices majeures du tournant du siècle…
je voudrais savoir quel est le prix d´une photo de greta garbo signe
sphinx
Je ne comprend pas trop ceux qui la présentent comme un shinx polaire antipathique. Avec elle, il faut savoir percevoir le feu sous la glace !! Ce feu est bien là et il se mérite. Je crois aussi que dans la vie, elle était tout simplement comme tout le monde !!Une petite citation : « c’était une femme douce, adorable, amicale, franche » Henry Fonda, « MA VIE ».
Bonjour,
Garbo Greta (1905-1990)
En 2005, la chaîne allemande publique, ARD (disponible chez-nous sur le câble), a diffusé, « d’affilé » pendant 6 NUITS (en allemand)
- Anna Christie
- Mata-Hari
- Ninotchka
- Maria Waleska
- La Reine Christine
- Anna Karenine
Comme tout cela était en allemand, j’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois pour arriver à comprendre… c’est ainsi que je me suis rendu compte de toutes les qualité de Greta Garbo (et parfois, ses défauts).
Il y a eu aussi un hommage sur ARTE (avec Camille.
J’adore l’acrtrice ET le personnage.
Au revoir, de Belgique.
LUC.
Ps : d’un point de vue cinématograhique, il me semble que « Anna Christie »
… est une pièce maîtresse.
bonjour
inconditionnel de garbo j’ai vu tous ses films en vo, je ne m’en lasse pas. Je la dessine aussi, puisque je suis portraitiste , elle reste un mythe du cinema de ce que j’appelle la grande époque, celle qui est révolue, car à peu d’exceptions près tous ces acteurs sont décédés. Garbo restera pour moi et d’autres la Divine, l’irremplaçable, jamais remplacée, jamais oubliée…
Oui, d’accord, c’est un glaçon. Mais justement dans Ninochka je la trouve magnifique. Quant au mythe, c’est cette froideur et l’ »inaccessibilité » qui l’ont rendue un mythe. J’approuve ! une star ne doit pas être « à la portée » de tous. Il faut qu’elle fasse rêver les foules.
Les stars de jadis le pouvaient, pas les stars actuelles.
je déteste. un vrai glaçon. je crois qu’on exagere son mythe franchement elle est ridicule dans Ninotchka et pas belle. je deteste son nez et son rire !!!!
Il y a un livre que je déconseille aux admirateurs de Garbo; il s’agit du livre d’Antoni Gronowicz, ce livre est truffé d’erreurs.La biographie fouillée de Barry Paris a un chapitre consacré à ce supposé auteur et ami de Garbo… D’ailleurs Garbo et sa nièce ont entamé des poursuites dans les années 80 mais comme Garbo ne voulait se présentée à la cour et gardée son anonymat,elle abandonna les poursuites.La maison d’édition laissa tombé la publication du livre pour le sortir après le décès de Garbo… Bien à vous Claude
Je n’ai vu que peu de films de Greta Garbo ! Néanmoins j’appréciais ses différentes prestations !
Quel dommage qu’elle n’ait pas voulu avoir d’enfants, ils auraient peut-être hérité de sa beauté grave et de son magnifique regard !
Réponse à Marieeleo : merci d’avoir pensé à moi en voyant ce film lol.
Comme je l’ai dit, ce n’est pas que je n’aime pas les muets mais l’absence de sons est perturbant. Il y a certains films que j’aimerai bien voir mais je sais pertinnemment que je ne les regarderai qu’une seule fois pour les découvrir.
En ce qui concerne les stars du muet, je ne vois pas pourquoi j’aurai pu refuser leur apparition. Se sont des légendes de toute façon, que se soit Gloria Swanson (que j’aime beaucoup), Lilian Gish ou Rudolph Valentino. Ce n’est donc pas une question d’ouverture mais une reconnaissance envers ses véritables 1ères stars hollywoodiennes.
La blogueuse en chef
Chacun ses Garbo !! Il faut le dire: la plupart de ses films, en termes d’histoires, sont mauvais, ne tiennent pas la route; c’est la présence absolument magique de la Divine qui sublime l’indigence des scénarios qui, pour la plupart, fleurent bon la naphtaline… C’est tout simplement ça le miracle Garbo, cette capacité à transcender la médiocrité des choses, du réel, et hypnotiser le spectateur, le transporter ailleurs que dans la salle… A chacun ensuite de choisir ses films selon sa sensibilité; pour moi, elle n’est plus féminine vers la fin 30, est devenue anguleuse, hommasse et me laisse complètement indifférent; je ne la reconnais plus, moi qui l’adore totalement avant. Hormis les films de la fin, qui sont des non-sens pour moi, et pour beaucoup, par rapport au mythe, j’aime « à peu près » tous ses films, avec des préférences bien sûr.Il n’y a guère que « Camille » que j’ai trouvé très très insipide avec un Robert Taylor très mauvais, pas sevré et une Garbo qui rame avec élégance et panache; pour amateurs de beaux costumes , de beaux plans et de poses alanguies…Cukor à son plus mièvre !!
Chère Vargen,
J’ai pensé à vous l’autre soir en regardant « La lettre écarlate » de Sjostrom, film muet de 1926 avec une Lillian Gish superbe d’expressivité, l’oeuvre dure en tout et pour tout une heure et trois minutes, j’espère que vous aurez un jour l’occasion de la voir, même si pour l’heure elle n’est disponible qu’en téléchargement. J’espère aussi qu’un jour vous tomberez sur une oeuvre du muet qui vous charmera assez pour vous ouvrir tout cet univers, c’est si dommage de s’en passer ! En tous cas merci d’avoir quand même ouvert votre blog aux stars et réalisateurs du muet, dans un remarquable souci d’objectivité…
Réponse à Marieloo
Les muets me déstabilisent, on a tous grandit avec les films parlants (enfin je pense lol), le fait de n’avoir qu’un orchestre est désagréable. Sa m’embête de ne pas pouvoir entendre la douce voix de Lillian Gish et ce genre de films, je ne peux les vivre qu’une fois. C’est dommage parce que les histoires sont excellents.
Il y a qq mois, Arte a redifusée « Intolérance », je l’aurai volontiers regardée mais je me suis abstenue pour 2 raisons. La 1ère est que j’avais cours le lendemain et que le film durait près de 4h !! Un muet d’une heure maxi sa ira, pas aù-delà.
Voir Laurel & Hardy c’est un plaisir mais autrement je m’en passe.
La blogueuse en chef
A Michel : j’aimé aimé le « Anna Karénine » de Vivien Leigh, même si je l’ai trouvé un peu longuet ; il ne faut pas trop en vouloir à Vivien pour son jeu, le réalisateur lui donnait constamment des indications contraires à ce qu’elle voulait faire.
J’ai été, contrairement à vous, très déçue par « le droit d’aimer », dont on m’avait dit qu’il bénéficiait d’une vraie qualité artistique et d’une Garbo radieuse ; j’ai trouvé cela sans surprise et conventionnel. Dans le même genre je préfère encore « Intrigues ». Mes Garbo muets que j’adore sont les premiers, surtout lorsqu’elle joue les femmes fatales et les espionnes, beaucoup de critiques écrivent que les scénarios sont cul-cul mais je trouve que la mise en scène et la magie de Garbo les transcendent complètement.
Pour Vargen : je ne comprends pas pourquoi vous dites que les films muets sont sans musique. La plupart bénéficie d’une orchestration musicale parfois très belle (« Loulou », « Journal d’une fille perdue », la nouvelle version de « La belle ténébreuse »), même s’il m’est arrivé de tomber sur des films muets comme des pierres tombales, mais c’est rare.
Je m’excuse de n’avoir pas été très tendre avec Vivien Leigh ci-dessous, en Anna Karénine, mais je n’aime vraiment pas son interprétation (c’est le seul film de Vivien que je n’aime pas !!)
Mon « Garbo » préféré c’est « Le Droit D’Aimer » avec Nils Asther,suédois comme elle, film d’une modernité incroyable sur un amour impossible mais permanent, indestructible ;elle n’y est ni fatale ni mystérieuse mais d’une radieuse féminité très actuelle (elle y porte divinement le pantalon), très libérée; une sublime leçon d’amour. J’ai revu dernièrement « La Chair Et Le Diable »,son plus beau film muet pour moi, sur une amitié fraternelle brisée par une femmme (elle!)…L’alchimie érotique entre elle et J.Gilbert y est superbe (scène où il ramasse ses fleurs tombées,scène de l’allumette sur laquelle elle souffle ou du calice dans lequelle elle boit…)Les effets de lumière sont époustouflants(la cigarette, le duel,la main qui s’ouvre sur la vision des amants et se referme en poing), sans parler du bal filmé en surplomb…Assurément l’un des chefs d’oeuvre du Muet !! J’aime énormément « La Courtisane » (« Susan Lenox »), en prostituée de luxe malgré elle (Happy End pour une fois!!), le superbe « La Reine Christine » et surtout son « Anna Karénine » Avec F. March que je trouve très supérieur à celui de Duvivier.Elle y est radieuse et fascinante, parfaite en femme responsable, absolument consciente des risques,attaché à son fils; extraordinaire scène finale alors que celle avec V.Leigh n’en finit plus !!Cette dernière, dans sa version, nous joue sa vieille Scarlet neurasthénique névrosée (comment pourrait-elle séduire un jeunot !!! voir la scène du miroir-non merci)J’adore Garbo, mais celle des derniers films, j’ai beaucoup de mal, je ne la reconnais plus;où est passé le merveilleux visage qui, dans « La Saga De Gosta Berling » m’avait tout à coup ébloui (gros plan sublime de son visage ,sur le traineau poursuivi par les loups)…
Message pour Marieloo : Merci pour vos compliments sur cette page particulièrement fournie en informations lol.
Garbo demeure un mystère pour les cinéphiles, les biographes et même pour sa famille je pense. Voilà bientôt 18 ans qu’elle nous a quitté déjà, le temps passe si vite…
Je vois bien que vous aimez ce site, il doit bien y avoir une 50aine de messages de votre que je lis à chaque fois.
Je peux donc vous rassurer, je ne supprimerai en aucune raison ce blog. « On ne change pas une équipe qui gagne » comme on dit alors pourquoi privez des internautes de se retrouvez partager leur passion et rechercher des informations.
Et puis, le temps demande tellement de travail, pourquoi tout enlever ? C’est ridicule.
En revanche, lorsque le site sera arrivé au maximum les commentaires seront désactivés page après page car je souhaiterai crée un nouveau blog sur un autre sujet. Que je vous rassure à nouveau, vu la liste d’attente, j’ai bien un an de travail minimum…
La blogueuse en chef
Pour Garbo, je ne me souviens plus au juste où j’ai puisé mes informations, je sais qu’il y a la biographie de Barry Paris qui est sans doute la meilleure, je lis aussi des ouvrages comme ceux de Patrick Brion ou des commentaires de luxueux recueils de photographies. Du coup, je ne me souviens plus l’origine exacte de telle ou telle anecdote. Je pense, tout comme vous, que le biographe qui vous sert de référence ne ment pas, mais sur une star comme Garbo, comme pour les stars en général, il n’est pas toujours facile de connaître la vérité exacte, plusieurs versions peuvent circuler et ça ne rend pas le travail plus facile. Ceci dit, je ne remets pas en cause votre biographie de Garbo qui est excellente.
J’espère que vous pourrez continuer à entretenir ce site pendant de nombreuses années, c’est le premier blog auquel je m’attache et j’ai trop vu, à mon grand désespoir, beaucoup de sites de photographies excellents – sur Elizabeth Taylor notamment – disparaître, pour ne pas m’inquiéter de la disparition éventuelle du vôtre.
Amicalement
Je ne fais que reprendre les points de sa biographie. Je ne fais que retranscrire ce que dis l’auteur, je doûte qu’il mente personnellement…
Si vous avez un lien internet qui confirme ce que vous me dites, faites le moi parvenir par commentaire et je m’y rendrais.
La blogueuse en chef
Pour en revenir aux films préférés de Greta Garbo, je suis étonnée de lire qu’elle ait aimé son rôle de ballarine dans Grand Hotel. Selon moi son jeu y est outré et elle s’y caricature. J’ai bien lu, aussi, de source sûre, que le rôle qu’elle avait préféré était Anna Christie, mais attention ! Anna Christie version allemande, par Feyder, version hélas peu diffusée mais qui est parait-il excellente. Garbo aurait cité aussi comme un de ses rôles – pas film – préféré Anna Karénine version parlante ; du moins lui donna-t-il satisfaction. Quant à son interprétation dans La Reine Christine, elle la résuma d’une phrase lapidaire : « J’ai essayé d’être une Suédoise. »
J’ai eu, très tôt, une sorte de culte pour Garbo, dès le premier film d’elle que j’ai visionné, « La Reine Christine ». Je n’étais pas encore assez rodée au jeu des actrices pour voir ce qu’il y avait de magistral dans son interprétation. Elle me laissa une impression favorable, mais inaboutie. Rien de saillant, pas de révélation comme j’en avais eu en voyant Lauren Bacall porter au plus haut point l’intelligence du jeu cinématographique, ou la simplicité de Louise Brooks irradier l’écran ; mais un attachement ténu, souterrain. Je n’avais pas tout vu, tout cerné, tout attrapé ; il y avait chez Garbo une aura que je n’avais fait qu’entrevoir, et je voulais connaître ce mystère, en découvrant d’autres films d’elle. C’est en regardant « La Tentatrice », son deuxième film américain, un petit mélodrame très bien fait, que j’ai trouvé Garbo magique. Elle y est une énigme d’une grande sensualité. De façon générale, je trouve que ses films muets font mieux ressortir cette magie de l’actrice, même si ses films parlants l’ont consacré au point de vue du talent. Il n’y a que dans « La femme aux deux visages » que je l’ai trouvé méconnaissable et mauvaise, au point d’en être horrifiée.
Merci Philippe !!
Reprends toutes infos dont tu aurais besoin pour ton site.
Tu es un amour !!
Je t’adore
La blogueuse en chef
salut la blogueuse
Je viens te saluer et te dire que ta page sur Garbo est le joyau de ton site c’est vraiment très bien écris et les photos vidéos sont exceptionnel
Encore bravo
Ton ami Phil
Les meilleurs livres sur Garbo sont: Greta Garbo par Barry Paris,Garbo par Alexander Walker,Garbo par John Bainbridge,Garbo:A life apart par Karen Swenson,Garbo: A cinematic legacy par Mark A Viera et Garbo:Portraits for a private collections par Scott Reisfield et Robert Dance entres autres. Il y a tellement de livres sur la Divine,mais les livres mentionnés sont de grandes qualités,en particulier le livre de Barry Paris une somme de recherche; Il a écrit deux autres remarquables biographies: une sur Louise Brooks et l’autre sur Audrey Hepburn. Pour les admirateurs de Garbo Claude Fan depuis trente ans! P.S. Votre site est de plus en plus beau!
Désolée de vous contredire mais toutes mes infos viennent de mes notes sur un livre entièrement consacrée à elle. Elle disait bel et bien, que son film favori était celui « Anna Christie » et la danseuse de « Grand Hôtel ».
Elle a beaucoup aimée ces autres films mais se ne sont pas ses favoris.
Je vais passer sur ce site dès que possible, j’y metterai peut être un lien s’il me parait interessant.
La blogueuse en chef
Le film préféré de Garbo était Le roman de Marguerite Gauthier et elle avait aussi un faible pour Ninotchka.Pour Françoise Rey il y a le site http://www.garboforever.de.vu,un site très complet sur Garbo! P.S. Pour moi son meilleur film muet reste La rue sans joie de Pabst,grand film du réalisme allemand des années vingts. Bien à vous Claude
Fantastique, je resterai en contact avec votre blog.
Bon w-e
Françoise
J’ai des photos d’elle de son exil grâce à mon livre mais mon scanner ne marche pas bien pour l’instant.
Si c’est possible, elles seront mises en lignes car j’en aurai besooin pour la suite de la biographie.
Je ne m’en occuperai que lorsque l’écriture sera achevée.
La blogueuse en chef
Bonjour,
Félicitations pour votre blog.
Je cherche une des dernières photos de Garbo, c’est à dire celles justement qui à l’époque de sa « disparition » étaient publiées quand un paparazzi arrivait à la photographier dans les rues de N.Y. avec un grand chapeau et des lunettes.
Je sais qu’il en existe mais je n’en ai trouvé aucune.
Merci d’avance,
Cordialement,
Françoise Rey
bonjour,
moi j’ai trouve un poster de garbo, celui en noir et blanc avec la main sur la tempe, et il me suit partout. Dans tout mes voyages, dans toutes les villes du monde.
Je l’ai trouve sur ebay a peut-etre 20 euros. Je pense qu;on peut en trouver assez facilement sur ce site.
Mais contactez moi pour me dire jusaqu a combien vous pourriez mettre pour ce poster.
Un petit mot pour Greta qui est, a mon point de vue, l’excellence, le charme, la grace incarnee
Je verrai pendant mes vacances, j’essairai de la joindre. En attendant, ce n’est pas mon boulot de faire ça.
La blogueuse en chef
Bjr et merci bcp pour ta réponse. Le msg de Nadège datant de septembre j’ai peur qu’elle ne lise pas le mien ou pas avant un moment… peux tu lui envoyer un msg de ma part sur son mail ? .. Ne publie pas cette réponse.. elle n’a rien à voir avec ton blog et Greta !!
)
Bonne continuation
Sylvia
Je suis désolée mais je ne suis pas dans mon droit de te donner cette information. Je laisse ton commentaire sur cette page et si elle réagit à son tour et me demande ton adresse vous pourrez vous l’échanger.
Encore une fois je suis sincèrement désolée.
La blogueuse en chef
Bonjour, mon msg est un peu particulier.. en fait je cherche à joindre Nadège Boutourlinsky qui est une très bonne amie et que j’ai perdu de vue.. je pense que c’est elle qui a laissé un msg sur le blog en septembre. Peux tu me donner ses coordonnées mail ou lui laisser les miens stp ? Je ne vois ausun autre moyen pour la contacter et c qqu’un je j’aimerais vraiment bcp revoir. Je te remercie. Sylvia
En effet, « Ninotchka » demeure le seul film où on la voit rire !! C’est autre rôle, disons qu’ils étaient très politiques et historiques : une reine ne peut rire à tous bouts de champs… lol
C’est dommage qu’elle se soit arrêtée en si bon chemin, mais qu’est-elle devenue ?
La blogueuse en chef
Lors de la sortie de « Ninotcka » les affiches portaient toutes la phrase « Garbo rit !! » en effet, les spectateurs étaient plutôt habitués à voir la Divine avec un visage impassible ou triste et à entendre la phrase que les scénaristes lui imposaient dans tous ses films : « je veux rester seule »… « qu’on me laisse seule ». Et dans Ninotcka… elle rit… et tout le monde a été séduit.
Je ne porte aucun jugement, je travaille avec les renseignements qu’on me donne !! Je ne suis pas au courant de tout, notamment en ce qui concerne les prix décernés au cinéma.
Peu importe qui elle devait épouser et sa vie, je ne m’occupe pas de ça !!
Je te contacterai ce week end
La blogueuse en chef
Je ne suis absolument pas d’accord avec le jugement que vous portez sur le jeu de Garbo. Elle a reçue deux fois le New york critic award pour Le Roman de Marguerite Gautier et Anna Karénine et fût mise plusieurs fois en nomination aux oscars!Il existe entre autre trois documentaires dont la narration est faites un par Glenn Close l’autre par Lauren Bacall et un dernier par Julie Christie qui ne sont pas des comédiennes de second plan! Quant à sa beauté c’est une question de goût!Il existe plusieurs biographies sur Garbo mais il y en a beaucoup qui sont très superficielles. Les meilleurs sont celles de Barry Paris,de Karen Swensen,d’Alexander Walker de John Bainbridge et de Mark Viera une étude sur ses films.Le musée d’Art Moderne de New York lui a déjà fait une grande rétospective!Quant à son mariage avec Gilbert nous n’étions pas là et elle aimait les femmes alors elle a peut-être paniquée? Gilbert était alcoolique et John Gilbert fût rayé de la MGM. Garbo a exigé d’avoir John Gilbert dans la Reine Christine pour l’aider: Je crois que c’est de la classe! Gilbert est mort miné par l’alcool à 39 ans. Nadège pour des photos de Garbo vas sur ebay ou amazone. Je sais de quelle photo tu parles je la possède dans mes archives. Tu peux me contacter si tu veux! Tu feras scanné les photos par des amis. Sans rancune la blogueuse en chef! Bien à vous Claude
Je n’ai pas encore pu trouver de posters ou un simple portrait de l’actrice alors que j’en cherche un !! Pour le moment, les firms publient davantage James Dean, Marylin Monroe, Laurel et Hardy et maintenant Audrey Hepburn et quelques affiches de cinéma mais sa restent très limités.
Tu peux aussi contacter un artiste peintre ou un dessinateur artistique avec le portrait en question mais là je n’ai aucune connaissance des tarifs.
Sinon, il ne te reste plus qu’à être patiente !!
La blogueuse en chef
Bonjour,
Je suis une admiratrice de Greta Garbo et j’aimerai avec un poster d’une des photos sur laquelle elle a les cheveux tirés en arrière avec la main sur la tempe, la tête légèrement inclinée vers le bas et avec un jeu d’ombres.
Si vous savez où est ce que je peux me procurer ça. Merci de me tenir informée.
A bientôt
Nadège