Fields W.C. (1880-1946)

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W.C. Fields, de son vrai nom William Claude Dukenfield , naît le 29 janvier 1880 à Darby en Pennsylvanie.

Fils d’un marchand de fruits et légumes.

Le jeune homme connaît une jeunesse turbulente et quitte ses parents à l’âge de 11 ans après une violente dispute avec son père. Une fois vagabond, il apprend à jongler puis s’essaie à divers emplois : marchand de journaux, employé de grand magasin, livreur de glace, garçon dans une académie de billard.

Le 8 août 1900, il épouse Harriet Hugues jusqu’à son décès le 25 décembre 1946. Ils eurent un fils : Ronald Fields.

Dès 1914, il s’est déjà fait une réputation de jongleur remarquable dans la troupe de Jim Fulton et parcourt les États-Unis : il devient W.C. Fields.

Devenu vedette de music-hall en 1898 et son numéro, au cours duquel il jongle avec 75 boites de cigares, ravit les foules puis se sont les tournées internationales. Il est alors la vedette des Folies Bergère à Paris en 1905 et restera de 1915 à 1995 l’une des têtes d’affiche des Ziegfeld Follies.

Il ne s’intéresse au cinéma qu’à l’âge de 46 ans. De 1926 à 1928, il fait surtout des compositions dans des reconstitutions historiques et apparaît dans 8 films. Son style et sa personnalité ne se dégagent pas suffisamment.

C’est en 1930 qu’il s’installe à Hollywood pour se consacrer au cinéma. Sans doûte parce que son art burlesque si particulier ne pouvait se concevoir sans la parole… contrairement à Laurel & Hardy

Parallèlement à son comique cynique et dévastateur, il continue d’apparaître jusqu’à la fin de sa vie dans des films à costumes : « Alice Au Pays Des Merveilles » (1933) avec Cary Grant, où son apparence semble issue du monde de l’autre côté du miroir ou des revues de music-hall filmées : « Hollywood Parade, Hollywood Mélodie ».

Dans les années 30, W.C. Fields est à l’orée d’une décennie qui va lui permettre de conquérir une popularité très étendue aux Etats-Unis.Il signe en 1932 un contrat d’exclusivité avec la société Paramount qui produira 14 longs métrages jusqu’en 1938. En même temps il collabore à des émissions de radio en compagnie du ventriloque Edgar Bergen qui obtiennent une grande audience. Son cachet est alors de 6 500 dollars… par semaine !

Ses comédies familiales dans lesquelles il tente vainement de cacher à ses femmes possessives et acariâtres son penchant inconsidéré pour les boissons fortes portent à son apogée sa prodigieuse popularité. Ce penchant, il n’avait d’ailleurs aucune peine à le faire admettre dans son personnage de cinéma puisqu’il était alcoolique également dans la réalité.

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Coïncidence ou non, il était ami avec l’acteur John Barrymore qui était aussi alcoolique.

Les ivresses de Fields à Hollywood sont demeurées légendaires… « L’entre-deux vins » était en quelque sorte son état naturel qui donnait sa plénitude à sa forme d’humour si particulière… Sa devise : « La manière la plus drôle de faire une chose, c’est… de ne pas la faire ».

Au cours de sa vie, il a tourné avec les meilleurs : Grégory La Cava en 1926 et en 1927, Ernst Lubitsch en 1932, Norman Z. McLeod en 1933 et 1934, Léo Mc Carey en 1934 et George Cukor en 1935.

Il tournera également avec de grands comédiens : Charles Boyer, Rita Hayworth, Ginger Rogers, Henry Fonda, Edaward G. Robinson, Rolnad Young, Gail Patrick, Dorothy Lamour, Lionnel Barrymore, Gary Cooper et Mary Brian.

Mélange détonnant de cynisme, de méfiance, de caractère agressif et d’esprit de contradiction. Malgré les apparences, sa vie ne fut pas tellement différente de ses rôles à l’écran : une continuelle épreuve de force contre le mauvais sort, sa femme et la maladie.

En 1936, il tombe malade et passe plusieurs mois dans une maison de santé : il arrête même de boire durant un an !! Mais il son foie est déjà trop endommagé. Les dernières années de sa vie, il les passera la plupart du temps allongé sur un lit d’hôpital, apparaissant sporadiquement dans des films où il n’est plus qu’une silhouette, l’ombre d’une gloire déchue : triste fin.

Il meurt le 25 décembre 1946 à Pasadena, en Californie d’une hémorragie de l’estomac.

Sa fortune est évaluée à un million de dollars mais elle sera dilapidée en quelques années par sa veuve qui conteste la teneur de son testament. Fields avait en effet dans ses dernières volontés émis le souhait que l’essentiel de son argent soit utilisé à la fondation d’un collège pour orphelins « où aucune religion quelle qu’elle soit ne serait enseignée ».

En 1976, Arthur Hiller tourne « W.C. And Me » avec Rod Steiger dans le rôle de Fields.

Quelque unes de ces citations :

« Le meilleur traitement pour l’insomnie est de beaucoup dormir »

Sur Chaplin :  »Il est le meilleur danseur de ballet dans le monde »

« Hollywood est le chapeau sur une dent en or qui devrait avoir été retirée il y a des années »

« Un homme riche n’est rien sauf un pauvre homme avec de l’argent »

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Retrouvez son étoile au Walk of Fame au numéro 7000 sur Hollywood Boulevard

Pour plus d’informations, visitez :

http://www.cinememorial.com/Acteur_detail.php?id=597

Publié dans : ||le 8 novembre, 2006 |4 Commentaires »

4 Commentaires

  1. le 31 mars, 2008 à 12:29 vargen57 écrit:

    Je ne vois pas quoi vous répondre, désolée.

    La blogueuse en chef

  2. le 30 mars, 2008 à 17:21 pascal écrit:

    bonjour
    Jai une carte postale de l’affiche du film la foule
    avec le titre folies bergere
    avez vous une explication?

    merci
    pascal penard
    paris 18

  3. le 25 décembre, 2007 à 18:07 socanayo écrit:

    Citations :
    - mais, Monsieur Fields, avez- vous vraiment soif ?
    - Non, je ne laisse jamais les choses aller jusque là

    Je ne bois jamais rien de plus fort que le gin avant le petit déjeuner

    Une homme qui déteste les enfants et les chiens ne peut pas être foncièrement mauvais

    J’ai été poussé à boire par une femme, et je n’ai pas eu la gratitude de l’en remercier

  4. le 20 juin, 2007 à 23:05 philippe écrit:

    vrai fan de wc fields je suis le seul francais a faire parti du fan club au etats unis
    je vous recommande de lire son livre quil a ecrit VOTEZ POUR MOI! editions champ libre

    dont voici un extraits du plan fields pour regler les conflits de generations

    1 question (intervenant a l âge de 4 ans, vers 2 h du matin)
    Papa, je peux avoir un verre d eau ?
    Réponse : certainement mon petit gars, si tu m en apportes un par la même occasion.

    2 question (a 10 ans) ; papa pourquoi embrassais-tu la bonne hier soir ?
    Réponse ; fichaise! en fait elle m avait pris pour le plombier.

    question (a 18 ans, la veille d un grand match de football)
    CHER PÈRE STOP SUIS COINCE PEUT TU CÂBLER CINQ CENTS DOLLARS
    reponse;PERE STOP INCONNU A. CETTE ADRESSE

    Aussi une biographie de ROBERT LEWIS TAYLOR édition jc lattes pour tout savoir sur l acteur titre L. EXTRAVAGANT WC FIELDS :