Fellini Federico (1920-1993)

Federico Fellini naît le 20 janvier 1920 à Rimini, en Italie.
Son père est voyageur de commerce, sa mère élève ses enfants :son fils Riccardo et sa fille. Elève très moyen, il fréquente les internats religieux dont il gardera de très mauvais souvenirs.
Vers 17 ans, il aurait fugué un temps pour suivre la troupe d’un cirque ambulant et une autre en compagnie d’une fillette. Il est difficile de confirmer ses dires car il a raconté ses aventures de manières si réelles et comme il l’a admit, il adore « inventer sa vie ».
A partir de 17 ans, Federico est en compagnie d’un groupe de copains, promène son oisiveté dans les rues et les cafés de Rimini. A Florence il travaille dans un journal nommé le 420 qui lui commande des scénarios pour contes fantastiques.
Ensuite, il part vivre à Rome afin de collaborer au quotidien « Popolo di Roma » et à un hebdomadaire satirique : le « Marc Aurelio ». La guerre finie, Fellini profite de la présence de troupes américaines pour monter une petite industrie lucrative : « The Funny Face Shop ».
Le 30 octobre 1943, il se marie avec l’actrice Giulietta Masina (1921-1994) jusqu’à son décès le 31 octobre 1993. Ils eurent un enfant.
Il s’agit de petites boutiques où les soldats sont invités à se faire caricaturer pour quelques dollars. C’est à cette époque qu’il fait une rencontre décisive : celle de Roberto Rossellini. Il connaissait déjà un peu les milieux du cinéma mais sa vocation se cristallise. L’extraordinaire retentissement international de « La Dolce Vita » (1960) marque un tournant dans la carrière de Fellini.
L’ensemble des producteurs le considèrent comme un metteur en scène important. Dans leur esprit, cela signifie que c’est un génie qui vaut de l’or. Federico a toujours entretenu d’étranges rapports avec le monde financier du cinéma qui où la méfiance était de rigueur. Fidèle à son pays, il refusera systématiquement les propositions américaines.
Il tente également de repousser, ou tout au moins de différer, la réalisation de sujets monumentaux que les producteurs italiens lui demandent de traiter. Il biaise, hésite, promet, temporise, garde le contact avec son petit univers personnel.
Il effectue son baptême de la couleur avec le film « La Tentation Du Docteur Antonio ». Mais c’est surtout avec « Huit Et Demi » (1963) avec Marcello Mastroianni et Anouk Aimée qu’il réactive son génie créatif. C’est l’histoire, semi-vécue/semi-rêvée, d’un cinéaste dépressif qui tombe en panne d’inspiration et s’interroge sur son métier, ses amours, sa vie. Fait troublant, Fellini a réalisé ce film avant de connaître lui-même les affres de la dépression.
Ce mélange de réalité et de rêverie, d’imagination et de souvenirs se retrouve dans son film ultérieur au féminin : « Juliette Des Esprits » (1965) avec son épouse décrit les fantasmes vertigineux d’une femme ordinaire dans un style quasi-surréaliste.
A partir de cette époque, Federico Fellini est influencé par les conseilleurs, il s’oriente vers des réalisations grandioses. « Satyricon » ressuscite les fastes et les orgies de l’antiquité romaine à l’heure de la décadence. Quoi qu’il entreprenne, quelle que soit la nature de son contrat, il ressasse toujours les mêmes thèmes qu’il développe et approfondit d’un film à l’autre.
Le film « Roma » se présente comme un mélange d’époques et de genres qui brasse les éternelles hantises du cinéaste. Le film « Amarcord » (1973) est une évocation de l’Italie provinciale des années 30 : il se révèle être une analyse joviale en apparence mais avec un fond impitoyable d’un peuple prêt à accepter n’importe quelle autorité.
Ensuite, « Casanova » (1976) avec Donald Sutherland, aura demandé 3 ans de travail, est moins un film historique qu’une méditation amère sur la décadence des mœurs au XVIIe siècle, en même temps qu’une allégorie sur le chaos et le naufrage de la société d’aujourd’hui.

Fellini se transforme en un monument, une institution, une référence : ses œuvres sont de plus en plus attendues et controversées. On déteste ou on l’adore, mais il est indéniable que sa démarche de créateur est cohérente.
Ce dernier ayant reçu un accueil plutôt tiède, sauf sa cote commerciale paraît affectée. Le maestro fait peur aux producteurs, qui lui reprochent ses coûteux caprices de créateur. Le tournage de « Casanova » s’est éternisé : les interruptions et le budget prévu à l’origine a été plus que dépassé.
Comme pour démontrer qu’il est tout aussi capable de réaliser des films bon marché, Fellini accepte alors de signer, pour la télévision avec « Répétition D’Orchestre » (1978). En seulement 4 semaines de tournage dans un seul décor et sans vedette il présente une œuvre unanimement célébrée par la critique, qui ne diverge que sur un point, sa signification politique.
Un malentendu va se produire avec « La Cité Des Femmes » (1980) avec Marcello Mastroianni avec les organisations féministes qui y lisent un hymne au machisme alors que le cinéaste affirme y avoir exprimé son admiration et son amour des femmes. De plus, des incidents se sont produits en cours de tournage : Fellini s’est cassé un bras, Ettore Manni, l’acteur interprète du film s’est accidentellement tué en manipulant un revolver. Pour couronner le tout le film est un échec. Celui-ci inaugure la décennie 80 au plus bas : il doit vendre sa résidence 2ndaire et prendre un appartement plus modeste à Rome.
Les Américains lui proposent alors de réaliser un film à New York à la manière de son « Fellini Roma ». Le projet n’aboutit pas car le maestro ne veut pas travailler hors de l’Italie et c’est dans le studio 5 de Cinecittà que la presse a d’ailleurs rebaptisé Fellinopolis.
C’est là qu’il va édifier le décor de « Et Vogue Le Navire » (1983), le transatlantique d’une civilisation à la dérive. Le film reçoit un accueil triomphal qui venge le cinéaste de ses échecs. Puis il redonne la vedette à son épouse et Marcello Mastroianni dans le film « Ginger Et Fred » (1986). Dans cette évocation émue des grandes heures du music-hall et du couple légendaire Astaire-Rogers, Fellini règle son compte à la Télévision, responsable, à son avis, de la débâcle de l’industrie cinématographique italienne.
Au cours du tournage, Fellini est pris d’un malaise et est hospitalisé. Sa santé est atteinte, de même que son moral : hypertension et insomnies entretiennent ses doûtes. Et pourtant, les honneurs se multiplient : hommage au Lincoln Center à New York, Lion d’Or à Venise pour l’ensemble de son œuvre, triomphe de « Ginger Et Fred » au Festival de Berlin…
Nominé à 9 reprises pour l’Oscar, que se soit pour « La Strada » (1954) ou pour « La Dolce Vita » (1962), il se sera jamais récompensé malgré l’impact de ses chefs d’oeuvres.
Désireux de ne jamais s’arrêter de travailler, il va même jusqu’à tourner des spots publicitaires pour les marques Campari et Barilla !! Fellini renouvelle sa critique de la Télévision et condamne l’affairisme et le terrorisme qui gangrènent la société italienne mais aussi la belle époque du cinéma transalpin.
De novembre 1987 à septembre 1988 il tourne « La Voce Della Luna » est dans les limbes. Sans autre fil directeur que des visions et des rêves, le cinéaste, comme autrefois avec « 8 1/2″ ne sait même plus parfois, quel film il va faire et songe à tout abandonner. Néanmoins, le tournage commence en mars 1989 et se termine 2 mois plus tard, sans anicroches, comme en rêve…
Le 29 mars 1993, soit quelques mois après avoir reçu du tout-Hollywood, un Oscar récompensant l’ensemble de sa carrière, il nous quitte.
Federico Fellini est décédé le 31 octobre 1993 d’une crise cardiaque, à Rome, en Italie.
Giulietta Masina décède à son tour quelques mois plus tard le 23 mars 1994 suite à un cancer.
Quelque unes de ces citations :
« Il n’y a pas de fin. Il n’y a pas de commencement. Il y a une infinité de passions dans la vie »
« Dans le mythe du cinéma, l’Oscar est la récompense suprème »
« La censure est la publicité du gouverment »

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Dans LA DOLCE VITA ( 1960) , que je possède en dvd , je pensais que c ‘ était Anita Ekberg , l ‘ actrice principale du film au côté de Marcello Mastroianni , dommage , elle n ‘ apparaît que quelques minutes dans le film , la fameuse scène ou on la voit se baigner dans la fontaine de Trevise à Rome , belle et innoubliable scène culte du film , Anita méritait quand même d ‘ avoir un rôle important dans ce film , c ‘ est Anouk Aimée , l ‘ actrice principale de ce film .
Je ne possède pas de dictionnaire en italien et ne pratique pas cette langue , alors faites un effort , que signifie le mot STRADA ? .Quelqu ‘ un serait super sympa si ils ou elles me donnaient la réponse , il y a quand même des internautes bilingues ou multilingues sur ce site quand même.
J ‘ aimerais bien connaître la signification du mot STRADA , que ce signifie STRADA en italien .
Curieux , j ‘ avais ajouté un commentaire sur Fellini que je ne retrouve plus sur cette page , il s ‘ agissait du commentaire , concernant la musique de ce film signée Nino Rota ( Le Parrain) cette musique vous saisie aux tripes lorsque vous l ‘ écoutez en regardant en même temps . Voilà je remets ce commentaire sur cette page , j ‘ espère que cette fois çi il ne sera pas effaçer , Vargen s ‘ en rendra compte de toute manière , elle lit les messages pourtant.
Trés belle musique celle de LA SRADA signée NINO ROTA ( LE PARRAIN de FRANCIS FORD COPPOLA ) , mais quand vous l ‘ écoutez et que vous regardez le film en même temps , elle vous saisie aux tripes quand même .
Très intéressante biographie de ce réalisateur. Je ne peux guère en parler brièvement qu’en évoquant le seul film de lui que j’ai vu, mais que je n’oublierai jamais : « le Casanova de Fellini ». Il est important de préciser que c’est en effet celui de Fellini, et pas celui de quelqu’un d’autre, et même pas le Casanova des Mémoires ! Car c’est une caricature burlesque qui est faite d’un personnage historique réel, pour lequel le réalisateur semble avoir éprouvé un curieux mélange de fascination et de répulsion. Automate sexuel voué à la déchéance, ridicule déchet d’une société en décomposition, le Casanova de Fellini pousse si loin la décrépitude et le mauvais goût dans ses orgies qu’à chaque scène je pensais en moi-même : « Non, le réalisateur ne va pas oser faire ça ! », et si, à chaque fois, Fellini osait, dans des décors macabres aux couleurs bleuies, ou sur un lit enchâssé qui finit par se déplacer et cogner contre les murs tellement Casanova y va fort avec une prostituée aux mamelles énormes… Pour donner une idée de la curiosité des décors, la mer est représentée par du plastique noir qui gonfle et ondule légèrement. Deux personnes sont sorties de la salle au début du film ; j’étais assez mal à l’aise moi aussi, mais j’ai fini par m’y faire et je ne regrette pas, malgré la honte que j’éprouve pour Casanova après une telle trahison posthume !