Fairbanks Douglas (1883-1939)

Douglas Fairbanks naît le 23 mai 1883 à Denver, dans le Colorado.
Fils d’une mère sudiste très catholique et d’un père d’origines juives ayant abandonné sa famille.
Le jeune Douglas tente très vite de se lancer au théâtre : il y réussit plus ou moins bien. Pris d’une soif de voyage alors qu’il n’a que 18 ans, il part au début des années 1900 avec quelques dollars en poche sur un cargo : le Georgian pour l’Angleterre.
Il travaille dans les mâtes du bateau. C’est très sale, très fatiguant, mais cela lui rapporte 50 dollars. Arrivé à Londres, il décharge des bateaux sur la Tamise. Il a envie de voir le continent par la suite, il s’embarque pour la Belgique et travaille dans les entrepots de bière. Il est poursuivit par un rêve et décide de connaitre enfin la Ville Lumière.
Douglas prend une place de 3ème classe sur un bac puis le train et arrive gare du Nord. Il erre dans les rue de Paris totalement fasciné. Bien qu’il ne parle pas un mot de Français, il dégotte un galetas rue Lamartine, qu’il partage pour 15 sous avec 2 autres jeunes gens aussi fauchés que lui.
Dès le lendemain, il part chercher du travail. Il en trouve sur les quais de la Seine, en la personne du contremaitre Marriet chargé de diriger des ouvriers pour réparer les ponts de la capitale.
La dureté du labeur ne lui fait pas peur : cet américain souriant à l’allure énergique, casquette sur les yeux, ne connait qu’un mot en Français « Travail ». Mais après quelques mois, Douglas Fairbanks ressent la nostalgie de New York. Il annonce à son contremaître qu’il va partir : tous 2 se quittent les larmes aux yeux.
Au cours de sa vie, Douglas Fairbanks conservera toujours un amour particulier pour la France et les français. Dans ses films, il va souvent jouer les camelots. Il en profite pour mêler à son texte des mots d’argot qu’il n’oubliera jamais, toutes ces expressions apprises avec Marriet.
De retour à New York, il décide de faire l’acteur avec sérieux. Il se lance à corps perdu, avec une suite de succès, d’échecs et de longues éclipses.
Il joue en tournée à Chicago, Boston et se marie avec Beth Sully, la fille d’un milliardaire du coton, qui veut que son gendre abandonne la carrière de « saltimbanque » pour la fabrication du savon.
C’est un désastre, Douglas n’est pas encore un homme d’affaire, sa vie c’est le cinéma. Et pourtant Douglas dédaigne l’écran. Il ignore totalement qu’on peut y gagner beaucoup d’argent.
Il reste dans le théatre et décroche un rôle à Broadway dans « The show Shop », où il se montre très brillant. Il se lance alors dans le cinéma et signe un contrat à Hollywood de 3 ans avec 2000 dollars hebdomadaires.
Il tourne de 1915 à 1916, 13 films héroïco-comiques. Il devient connu…
Mary Pickford, sa futur épouse ne peut alors s’empêcher de confier à Charlie Chaplin « Aucun homme n’a un sourire aussi irrésistible que Douglas Fairbanks… ».
Bientôt à Hollywood : ce n’est plus un secret pour personne, Mary et Doug sont tombés amoureux.
Leur seul probleme : tous les 2 sont mariés de leur côté, un divorce susciterai un scandale. Mary a épousé un jeune acteur du nom de Owen Moore… Mais la réussite fulgurante de la jeune femme les a éloigné l’un de l’autre.
Quant à Douglas, il est venu à Hollywood avec sa femme Beth et leur petit garçon de 5 ans, Douglas Fairbanks, Jr. Malgré tout son amour pour Douglas, Mary est inquiète, elle se confie comme toujours à son amie Chaplin, qui devient le grand « conseiller psychologique » du couple.

Douglas Fairbanks Jr
Mary a de plus en plus l’idée de se séparer de son mari, Douglas par contre a des remords d’abandonner sa femme et son fils. Pourtant leurs états d’âmes seront de courtes durée. Ils en ont assez de rencontres fortuites, de se cacher dans les hôtels.
C’est lui qui va brusquer les choses et poser un ultimatum à Mary « Si tu ne viens pas me rejoindre tout de suite, je ne te reverrais jamais ». Affolée et se moquant des conséquences pour sa carrière, elle court le rejoindre dans le pavillon de chasse qu’il a acheté depuis sa simple séparation avec Beth.
Doug convoque un orchestre hawaien pour jouer de doux airs sous la fenêtre de leur chambre. Charlie Chaplin, croyant bien faire leur conseille, pour ne pas compliquer les choses de vivre simplement ensemble sans se marier. Les tourtereaux sont furieux et se fâchent avec Chaplin, hâtant leurs divorces respectifs.
Ils se marient le 28 mars 1920 mais divorceront le 10 janvier 1936. Ils n’auront aucun enfant.

Mary Pickford
Personne ne leur en veut, les Etats-Unis rentrent en guerre contre l’Allemagne du Kaiser et Mary devient « la petite fiancée du monde » et Douglas « le Don Juan international ».
Les cinéastes Hollywoodiens et les vedettes participent à l’effort de la nation. La guerre finie, Douglas Fairbanks est très riche, il fait construire et offre à Mary pour leur mariage en 1920, une somptueuse demeure de style anglais Tudor dans les collines de Bel Air. Un parc devenu ultra chic au-dessus de Sunset Boulevard et Beverly Hills. De la propriété, on voit de loin l’océan pacifique.
En découvrant cette merveille, Mary, folle de joie décide de le baptiser Pickfair, début de leur 2 noms. A pickfair, ils reçoivent des rois, des reines, le prince de Galles, le monde entier, toutes les célébrités de l’époque.
Mais les 2 amoureux continuent tout de même à travailler… Agacés de devoir obéir aux producteurs, Mary, Doug, Charlie Chaplin et David Wark Griffith fondent United Artists afin de devenir leur propre producteur.
Cette décision est très importante, car ils sont les premiers artistes à oser se révolter contre les studios. C’est ainsi que Douglas Fairbanks va tourner « Le Signe De Zorro » (1920), »Les Trois Mousquetaires » (1921), »Robin Des Bois » (1922), »Le Voleur De Bagdad » (1924) de Raoul Walsh. Mary enchaine « Dady Long Legs » (1919), »Le Petit Lord Fontleroy », »Petite Princesse » et »La Mégère Apprivoisée » qu’elle tournera avec son époux.
Mary et Douglas deviennent des superstars internationales. A Paris devant une foule de 100 000 personnes qui a envahi tout le quartier de la gare Saint-Lazare, les Champs Elysées, la Madeleine, la Place de la Concorde, Mary et Doug au balcon de l’hôtel Crillon, saluent comme des souverains de l’écran le peuple parisien.
Mais le temps passe, Mary vieillit, il va bientôt être difficile de jouer les adolescentes avec des anglaises et des sourires candides, emploi que va bientôt lui ravir une autre enfant vedette : Shirley Temple. Mary se sent fléchir et Doug la console comme il peut.
Pendant des années, le couple Pickford/Fairbanks a été inséparable, mais peu à peu, comme cela arrivera presque toujours à Hollywood, s’insinue entre Mary et Doug une fêlure. Douglas s’absente de plus en plus et Mary le soupçonne d’avoir une liaison.
Il part même en Angleterre rejoindre Lady Ashley. Mary fait la grosse erreur de se plaindre, sous « le sceau du secret » à sa bonne amie, la plus féroce commère de Hollywood : Louella Parsons.
Bien sûr, Louella jure à Mary une totale discrétion, mais la vipère ne pourra pas tenir sa langue plus de 6 semaines. Elle étale dans la presse du magnat Hearst le scandale. Mary Pickford n’est plus aux yeux du public, qu’une femme trompée.
Lord Ashley à Londres, veut tuer Douglas Fairbanks. Mary ne pardonnera jamais sa trahison à Louella Parsons. Elle demande le divorce qui sera effectif le 10 janiver 1936.
Il se remarie une dernière fois avec Sylvia Ashley le 7 mars 1939 jusqu’à son décès le 12 décembre 1936. Douglas revient parfois à Pickfair ; il reste assis à côté de Mary. Un jour très triste il murmure « Quelle erreur, Mary ».

Douglas Fairbanks par arrêt cardiaque le 12 décembre 1939 à Santa Monica, en Californie.
La mort de Douglas, affecte terriblement Mary. A partir de ce jour, pour apaiser sa douleur, la perte du seul homme qu’elle ait vraiment aimé, Mary se met à boire. Elle s’est pourtant remariée mais ne peut se résoudre à oublier Douglas.
Le public a complêtement oublié Mary Pickford et le vit très mal. On vient lui soumettre des projets de films dont certains seront des succès comme « Sunset Boulevard ». Avec opiniâtreté, Mary entretiendra le mythe Pickford.
Ses vieux films passent dans les cinémathèques, elle reçoit des prix, donne des conférences, des soirées à Pickfair comme à l’époque de Douglas Fairbanks. Peu à peu, Mary Pickford s’enlise dans le passé, elle ne reçoit plus que des anciens du cinéma muet.
Comme un rêve éveillé, elle essaie en vain de retrouver dans les yeux de ses invités, l’image de la petite fille aux cheveux bouclés que le public adorait.
En dépit de cette nostalgie, elle poursuit sa carrière de productrice et ne cesse de livrer de nouveaux scénarios. Au début des années 60 elle ne sort presque plus.
Elle s’enferme dans sa tour d’ivoire, elle regarde sans cesse les photos de ses triomphes et ne peut admettre que Hollywood soit si cruel. Mary Pickford ne refera jamais son come-back.
Le 25 mari 1979, elle se sent mal ; transportée d’urgence à l’hôpîtal de Santa Monica, la « petite fiancée de l’Amérique » y meurt 2 jours plus tard à l’âge de 83 ans d’une hémorragie cérébrale.
Howard W.Koch, président de l’Academie du cinéma lui rendra ce bel hommage : « Mary Pickford n’était pas seulement, comme Douglas Faibanks, une légende vivante. Elle était également une très grande artiste …«
Pickfair resta vide pendant de nombreuses années…
A Hollywood on chuchotait que les fantômes de Mary et de Douglas hantaient la nuit les corridors de leur demeure maintenant vide de tout habitant.
Retrouvez son étoile au Walk of Fame au numéro 7020 sur Hollywood Boulevard




Patrick Dewaere , a campé le rôle de Douglas Fairbanks , dans F COMME FAIRBANKS de Maurice Dugowson .
Peu de gens ici dû au peu d’accès aux films le mettant en vedette, et aussi parce que ses films ont peut-être vieillis un peu plus que d’autres de l’époque – bien qu’ils soient toujours fun c’est indéniable.
Un film très surprenant cependant dans la filmographie de l’homme : The Mystery of the Leaping Fish, l’une de ses courtes comédies au début de sa carrière, où il incarne une parodie de Sherlock Holmes accro à la cocaïne. L’humour est déjanté, surréaliste par moments, c’est vraiment excellent.
Quoi???????????
Personne sur la page de Douglas Fairbanks!!!!
MON HEROS !!! MON PREFERE !!!!
Super blog par ailleurs avec de superbes photos et des vidéos géniales!!!
Enfin un bon site en français, quand même!
FELICITATIONS!!!!
Meme si je trouve qu’il manque quelques légendes comme françois truffaut et howard hughes…
a+