Chaney Lon (1883-1930)

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Lon Chaney, de son vrai nom Leonidas Frank Chaney, naît le 1er avril 1883 à Colordo Springs, dans le Colorado.

De parents sourds-muets, il est le second d’un fratrie de 4 enfants, il est obligé de s’initier au langage des gestes et de la pantomime pour communiquer avec ses parents.

En 1895, il rejoint son frère à l’Opéra et travaille comme accessoiriste, machiniste et peintre de décors. Dès 1901, il devient acteur de compagnies de théâtre itinérantes.

En 1905, il se marie avec Frances Chaney (1889-1967) jusqu’en avril 1915. Ils eurent un fils : Lon Chaney Jr (1906-1973) qui tentera d’atteindre la gloire de son père. Lui-même aura 2 enfants de son 1er mariage.

Il faudra attendre 1913 pour débuter au cinéma avec le film « The Way Of Fate ». Pendant 4 ans, il tournera près de 80 films de courts et moyens métrages aux studios Universal. Acteur comique, bandit, aventurier, escroc ou jeune 1er amoureux, il acquiert une réputation de comédien à la très large palette grâce à un maquillage approprié qui lui permet d’incarner le personnage dont la compagnie a besoin…

Il écrit des scénarios en parallère. En 1915, il réalise 6 courts métrages. Il est remarqué pour une adaptation de « Maison De Poupée ». En 1918, il obtient sa 1ère chance grâce à William Hart qui lui propose un rôle de méchant face à lui dans « Le Vengeur » (1918).

En avri 1915, il se remarie avec Hazel Hastings en novembre 1915 jusqu’à son décès le 26 août 193. Ils n’eurent aucun enfant.

Universal lui avait refusé une augmentation de cachet, il le récupère car sa notoriété naissante commence à lui valoir d’alléchantes propositions.

2ème étape importante dans sa carrière : il est choisi pour interpreter le personage de “La Grenouille” dans un mélodrame appelé à une gloire retentissante :  »Le Miracle » (1919).

Lon personnifie un contorsionniste qui se sert de la crédulité des fidèles pour faire fortune en faisant croire à un miracle qui lui permet de remarcher après avoir simulé la paralysie…

On le remarque dans 2 rôles de pirates : « L’Ile Au Trésor » (1921) et « Twist ». Lon Chaney se distingue pour sa composition d’infirme amputé des 2 jambes dans « Satan » (1920), le 1er film qu’il ait tourné pour Samuel Goldwyn.

Une spécialité qui va très vite devenir sa marque de fabrique : il incarne à merveille les êtres défavorisés par la nature, les infirmes, les estropiés, les aveugles avec une prédilection pour le grimage pittoresque. C’est la raison pour laquelle Universal le choisit pour être Quasimodo dans une somptueuse adaptation de « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo.

Irving Thalberg était son agent de production à l’Universal l’engage comme l’acteur à la MGM. En 1925, Lon Chaney joue une dernière fois pour la compagnie Universal avec « Le Fantôme De L’Opéra ».

La même année, Chaney rencontre Tod Browning qui deviendra, en plus d’un ami, son réalisateur fétiche. Ensemble, ils tournent  »Le Club Des Trois » qui confirme le goût commun des 2 hommes pour la description des êtres en marge… Dès lors, il devient une vedette exclusive de la MGM.

Lon Chaney et Tod Browning s’associent maintenant pour une série de 7 films qui seront considérés comme parmi les plus intéressants et les plus caractéristiques de la carrière des 2 hommes : « L’Oiseau Noir », « La Route De Mandalay », « L’Inconnu », « Londres Après Minuit », « Le Loup De Soie Noire », « A L’Ouest De Zanzibar » et  »Loin Vers L’Est ».

Lon sera toujours l’homme délaissé par la femme qu’il aime en raison de son infirmité : personnage tordu, difforme, paralysé, borgne, sans bras et torturé moralement par les affres d’un amour impossible.

Mais dans tous ces rôles mélodramatiques, le comédien parvient toujours à rendre son personnage attachant et même parfois déchirant, par sa sincérité et sa puissance.

Mais l’arrivée du parlant menace sa carrière alors au sommet de sa gloire. Après plusieurs mois de réticences et d’hésitations, Lon Chaney accepte enfin de tourner son 1er film sonore (qui sera aussi le seul) :  »Le Club Des Trois » (1930).

Il joue le rôle d’un ventriloque qui s’exprime par 5 voix différentes dans le cours du film, confirmant qu’il voulait ajouter à son surnom fameux de l’Homme aux mille visages, celui tout aussi prestigieux de l’Homme aux mille voix.

De nombreux projets lui sont alors soumis. Tod Browning songe à lui pour le personnage de Dracula qu’il prépare mais se sera Bela Lugosi qui reprendra le flambeau. Mais le destin ne devait pas lui permettre de concrétiser ce projet. Peu après la sortie de son 1er film sonore, Lon Chaney tombe malade.

Lon Chaney déède le 26 août 1930 d’un cancer de la gorge qui lui fait perdre l’usage de la parole à Hollywood, en Californie.

Retrouvez son étoile au Walk of Fame au numéro 7046 sur Hollywood Boulevard

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Pour plus d’informations, visitez :

http://cinememorial.com/Acteur_detail.php?id=924

Publié dans : ||le 4 avril, 2007 |8 Commentaires »

8 Commentaires

  1. le 28 février, 2009 à 14:23 hugongerard écrit:

    L HOMME AUX MILLES VISAGES de JOSEPH PEVNEY avec JAMES CAGNEY dans le rôle de LON CHANEY .

  2. le 28 janvier, 2008 à 16:41 vargen57 écrit:

    Merci à vous pour ses informations mais ne vous inquiétez pas, Lon Chaney Jr est sur liste d’attente. Je suis en tran de la mettre au point, elle sera définitive d’ici les vacances de février.
    Avec mes examens, le travail ralentie sur internet donc je ne sais pas quand Lon Chaney Jr sera mis en ligne.
    C’est difficile de contenter tout le monde vous savez mais le BTS est prioritaire sur le site.

    Merci encore pour vos informations je piocherai dedans en temps voulu.

    La blogueuse en chef

  3. le 28 janvier, 2008 à 14:50 Buntaro-30-78 écrit:

    Bonjour la blogueuse et tout les autres,
    à ma surprise, Lon Chaney fils ne figure pas sur la liste, et pourtant il mérite bien citation. Te sachant en pleine prépa d’examen, je m’offre une petite liberté et un petit plaisir qui consiste à t’aider à compléter ta liste en t’envoyant les infos suivantes sur le dit fils, mais pricinpalement sur sa carrière, ce blog étant ton travail, je ne veux pas me l’approprier et te laisse la possibilité de compléter sur sa vie privée (rien d’extraordinaire du reste):
    son père ne voulait pas qu’il fasse du cinéma, aussi, après le décès prématuré de ce dernier, il tenta sa chance à travers une cinquantaine de films dans les années 30. C’est en 1940 qu’il se fit remarqué dans un rôle d’homme préhistorique (Tumak, fils de la jungle, 1940). Engagé par l’Universal, il s’offre une place au soleil hollywoodien chez les studios en question et où prônaient Karloff et Lugosi (en déclin) grâce au rôle de Larry Talbot (le loup-garou, 1941)auprès de Lugosi et Claude Rains, rôle qu’il reprit plusieurs fois. Il succéda à Karloff et Lugosi dans les rôles du monstre de Frankenstein et Dracula au cours de la décennie (« Le spectre de Frankenstein », 1942, « Le fils de Dracula », 1943) ou encore le rôle de la momie après Karloff là encore. Ces quatre monstres constituent sa principale panoplie de l’époque malgré d’autres oeuvres (L’échappe de la chaise électrique, 1941, série « Inner Sanctum »,…). La période Universal fini, il se tourna vers d’autres style avec quelques uns des plus grands d’alors: le western (« le train sifflera trois fois »,1952, avec Cooper, Grace Kelly, Lee Van Cleef, Lloyd Bridges, « La mission du commandant Lex », 1952, Cooper là encore, « Les tuniques écalrates », 1940, toujours Cooper, Paulette Goddard, Robert Preston, Akim Tamiroff, « La rivière de nos amours », 1955, avec Kirk Douglas). Mais aussi le genre gangster (« La peur au ventre », 1955, avec Jack Palance, Shelley Winters et Lee Marvin), i fit aussi quelques retours dans le fantastique (« Le mystère du château noir », avec Karloff en 1952, « La malédiction d’Arckham », en 63 avec Vincent Price, Debra Paget, Elisha Cook Jr. et Léo Gordon). Malgré un physique de plus en plus empâté à partir des années cinquante et de très sérieux problème d’alcool (on le faisait tourner souvent le matin pour être plus sûr de sa sobriété à ce qu’il parait), il prouva maintes fois sa valeur dans d’autres genres tout au long de sa carrière (Lennie dans « Des souris et des hommes » d’après Steinbeck, 1939, « la chaine », « Le brigand bien aimé », 1939, avec Tyron Power, Henry Fonda, John Carradine). Sa fin de vie et de carrière fut laborieuse, et son physique déclina au fil des ans sérieusement.
    Il joua auprès des plus grands et ses réalisateurs ne furent pas des moindre (André de Toth, Roger Corman, Don Sharp, Bert I. Gordon,…), mais il est malheureusement trop souvent injustement mis à l’écard, caché par l’ombre de son père. Il décède le 12/07/1973 à San Francisco (Californie).

  4. le 16 août, 2007 à 12:37 vargen57 écrit:

    Les films sont très certainement en vente en ligne sur internet et les affiches, vous devriez tester e-bay, il y a toujours des collectionneurs et des passionnés en ligne.

    La blogueuse en chef

  5. le 15 août, 2007 à 20:40 DORIAC écrit:

    Bonjour,
    Je découvre votre blog que je trouve très intéressant. J’aurais voulu savoir si vous savez où je peux me procurer des films de Lon Chaney ainsi que des affiches.

    Je vous remercie par avance

  6. le 11 juillet, 2007 à 15:26 Emiliano écrit:

    Check out his best films: The Ace of Hearts, The Penalty et surtout Laugh, Clown, Laugh, triste et superbe!!

  7. le 14 avril, 2007 à 21:01 vargen57 écrit:

    Merci de me l’avoir signalée !!

    La blogueuse en chef

  8. le 14 avril, 2007 à 18:26 Michel écrit:

    Bonjour,

    Très intéressant votre site ! Grand bravo ! Mais pourquoi avoir mis une photo de Lon Chaney Jn. en début de votre article qui est consacré à son père Lon Chaney (Sn.) ? Je débute moi-même dans le genre du blog et m’attache à parler des films et acteurs que j’aime. Je suis très série B, cinéma italien, bis…

    Cinéphilement,

    Michel