Brooks Louise (1906-1985)

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Louise Brooks, de son vrai nom Mary Louise Brooks, naît le 14 novembre 1906 à Cherryvale, au Kansas.

Elle n’a aucun de parenté avec les actrices Phyllis, Jean et Leslie Brooks.

Ses parents sont très absents pendant sa vie. Ils lui donnent le goût des livres et de la musique (sa mère était une pianiste de talent), ils ne peuvent la protéger d’abus sexuels de la part d’un voisin. Cela aura une influence majeure sur sa vie et sa carrière, elle affirmera plus tard être incapable d’aimer vraiment.

A 15 ans, elle part à New York suivre les cours de danse de Ruth Saint-Denis et Ted Shawn. Elle pose dans la revue « Scandals » et « Ziegfeld Follies ». En 1925, elle signe un contrat de 5 ans à la Paramount.

Sa carrière sera très courte : 15 films entre 1925 et 1928 aux USA, puis 3 films en Europe dont le célèbre « Loulou » qui lui vaudra l’admiration passionnée des cinéphiles. Son retour à Hollywood où elle se plie mal aux exigences des grandes compagnies, passe inaperçu.

En juillet 1926, elle se marie avec Edward A. Sutherland (1895-1973) et divorcèrent en juin 1928. Ils n’eurent aucun enfant.

Elle trouve son meilleur rôle dans l’un des derniers films muets :  »Les Mendiants De La Vie » (1928) dans le rôle d’une fille de la campagne en fuite avec Wallace Beery qui interprètent des clochards qu’elle croise en route.

A cette période de sa vie, elle est au firmament. Elle est régulièrement invitée chez le milliardaire William Randolph Hearst. Sa coiffure unique et originale déclenche une nouvelle mode, et elle est bientôt imitée par de nombreuses femmes dans le monde entier.

Peu après le tournage du film, elle se tient soigneusement à l’écart du milieu hollywoodien, elle refuse d’enregistrer des paroles pour le film muet « The Canary Murder Case » et part en Europe.

« Loulou » (1929) lui apporte la consécration et l’immortalité. Elle incarne Loulou, une femme misérable aux prises avec Jack l’éventreur après une série d’escapades salaces. Ce film est renommé pour son traitement cru des mœurs sexuelles et présente la 1ère apparition à l’écran d’une lesbienne.

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Louise joue ensuite dans les sociodrames controversés que sont « Le Journal D’Une Fille Perdue » (1929) et « Prix De Beauté » (1930. Ces films sont largement censurés, leur côtés très « adultes » dans leur propos sont considérés comme choquants en raison de leur affichage de la sexualité, sans compter une critique acerbe de la société.

Bien que passés inaperçus à l’époque en raison du succès des films parlants, ces 3 films furent plus tard reconnus comme des pièces maîtresses du cinéma muet, son personnage de Loulou étant désormais mythique.

Le 10 octobre 1933, elle se remarie avec Deering Davis jusqu’en février 1938. Ils n’eurent aucun enfant.

En 1938, après avoir été humiliée, elle se retrouve à tourner dans des films de série B où les studios l’avaient casée pour lui faire regretter son dédain d’antan.

Elle tourne encore quelques films jusqu’à « Overland Stage Raiders » (1938) avec de John Wayne juste avant de tout arrêter.

Elle retourne vers l’Est et travaille pendant quelques années comme vendeuse dans un magasin Saks sur la 5ème Avenue à New York. Elle vit aux frais de divers hommes fortunés par la suite. Louise ayant toujours aimée l’alcool, elle y sombre bientôt dans l’alcolisme mais parvient à exorciser ses démons : c’est le début de sa seconde vie.

Louise a toujours été égocentrique, parfois d’un caractère difficile et n’hésitait pas à user de sa verve acidulée lorsque l’occasion s’en présentait. De plus, elle s’était promise de ne jamais sourire face à la caméra, sauf si elle y était obligée.

Elle était également dépensière, mais gentille et généreuse envers ses amis, presque à l’excès. Lorsqu’elle retourne à Hollywood, elle est sur liste noire et ne peut reconquérir son succès d’antan.

Des rumeurs propagées par les studios laissent entendre que sa voix n’ést pas adaptée aux films parlants, ce qui est faux.Elle paya très cher son goût de la liberté « source amère de désillusions », déclara-elle. Louise Brooks « l’anti-star » restera à jamais un des mythes le plus fascinants du cinéma muet.

Louise Brooks a publié quelques articles sur Garbo, Marlène Dietrich, Humphrey Bogart ou encore W.C. Fields. Elle rédige son autobiographie en 1982.

Louise Brooks est morte le 8 août 1985 d’une crise cardiaque dans sa maison de Rochester, dans l’Etat de New York, où elle vivait retirée depuis 1956.

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Pour plus d’informations, visitez :

http://www.cinememorial.com/Acteur_detail.php?id=710

Je recommande également ce site dédiée intégralement à l’actrice :

http://thedarkwoods.free.fr/menu.htm

Publié dans : ||le 22 mars, 2007 |28 Commentaires »

28 Commentaires

  1. le 20 juillet, 2010 à 9:40 marieeleo écrit:

    Les vieilles actrices sont souvent laides et peinturlurées et on tremble en voyant à quel point la plus éclatante des beautés peut déchoir… Mais Louise Brooks faisait exception. A 70 ans elle était très naturelle, le front dégagé et les cheveux gris longs, le visage ovale, la voix mélodieuse et magnifique, l’expression boudeuse mais tout cela incomparablement plus beau et naturel que le physique de la plupart des dames de son âge. C’était une belle vieille. Un modèle à suivre.

  2. le 28 juin, 2010 à 3:58 marieeleo écrit:

    Il faut voir les films avant de juger. Louise Brooks sur un écran était littéralement magique, lumineuse, palpitante, elle avait le jeu le plus naturel et le plus moderne du cinéma muet, et était une des plus grandes actrices de ce temps. Sa coupe de cheveux est restée très moderne et est souvent reprise dans des campagnes de pub en hommage à l’actrice.

  3. le 10 juin, 2010 à 22:38 charlotte écrit:

    Perso je la trouve ordinaire. Et sa coiffure de playmobile ça craint ! en même temps c’est ça son charme parceque autrement je vois pas trop.

  4. le 10 juin, 2010 à 7:49 hugongerard écrit:

    Pola Negri , Marieeleo , avait une coupe à la LOULOU dans la page sondage actrices séduisantes du muet , jètes un coup d ‘ oeil sur cette page , il y a une photo de Pola , ou elle est exactement coiffée comme Louise Brooks , même coupe comme dans le film LOULOU de Pabst .

  5. le 19 mai, 2010 à 5:38 marieeleo écrit:

    Heureusement Hugongérard, qu’elle n’a pas commencé sa carrière dans les années 40 !!! Nous aurions été privés de ces deux chef-d’oeuvres absolus du muet que sont « Loulou la boite de Pandore » et « Le Journal d’une fille perdue ». Sans compter d’autres films de qualité comme « Les mendiants de la vie » et « Prix de beauté ». Et puis il y a la coupe de cheveux de Louise, typique des années 20, qui est aussi sa marque d’identification et de fabrique, si je puis dire. Ce qu’il aurait fallu, c’est qu’elle continue sa carrière dans les années 30 voire 40, mais elle a saboté elle-même ses possibilités d’y parvenir. Amicalement

  6. le 8 mai, 2010 à 18:28 hugongerard écrit:

    Dommage qu ‘ elle n ait pas commençé sa carrière plus tard , je dirais dans les années 40 , 50 .

  7. le 5 mai, 2010 à 12:29 hugongerard écrit:

    Une de ses citations : UNE FEMME BIEN HABILLEE MËME AVEC UNE BOURSE DESESPEREMENT VIDE , PEUT CONQUERIR LE MONDE .

  8. le 5 avril, 2010 à 18:35 Gladys écrit:

    Le cinéma devait la rendre super magique ! Peut etre !! En ce qui me concerne moi elle ne me fait rien ! je la trouve ordinaire, mignonne mais il ne faut pas exagérer ! Comme Marilyn.

  9. le 4 janvier, 2010 à 16:50 hugongerard écrit:

    Etonnant et regrettable que LOULOU ( Louise Brooks) n ‘ ait pas tourné tourné de films plus récents que LOULOU de Pabst ou PRIX DE BEAUTE , ses films dates toujours de 1920 ou 1930 . Rappelons aussi un autre film qui sera diffusé dimanche prochain au CINEMA DE MINUIT de Patrick Brion , film intitulé LE JOURNAL D UNE FILLE PERDUE( 1929) de Georges Pabst son réalisateur fêtiche qui l ‘ avait dirigé dans LOULOU et PRIX DE BEAUTE à 0h . Hommage à l ‘ anti star d ‘ Hollywood : CYCLE LOUISE BROOKS .

  10. le 3 janvier, 2010 à 21:37 hugongerard écrit:

    Ne ratez pas ce soir LOULOU de Georges Pabst( 1928) avec Louise Brooks sur France 3 au CINEMA DE MINUIT de Patrick Brion à 0h25 dimanche , le film qui lança l ‘ anti star , Maurice Pialat en tira un remake , je crois si je ne me trompe pas d histoire avec Isabelle Huppert Gérard Depardieu et Guy Marchand. Bonne soirée , bon cinoche . Seul regret que le film ne soit plus récent que çà , 1928 , les débuts du parlant le film est sorti 1 an aprés le chanteur de jazz ( 1927) avec Al Jolson.

  11. le 27 décembre, 2009 à 23:18 Lydia écrit:

    Merci ! je reste quand meme sceptique car la sexualité des gens !! j’en ai vu et entendu des vertes et des pas mures ! des gens qui niaient meme vieux alors qu’on le savait tous ! Vraiment je trouve qu’elle a un look incroyable, unique. fraiche et sexy ! je ne sais pas si on peut dire qu’elle était très belle comme Greta Garbo mais elle a quelque chose qui traverse le temps et qui peut plaire aujourd’hui. super moderne ! on peut le dire aussi de Veronica Lake, tellement fine !! je trouve que les autres stars de cette époque font dépassé, limite préhistoire. Pour celles que j’ai vu on dirait qu’elles portent des tentures ou des habits taillés dans des rideaux ! et ces vieux châles et ces capuches! Vraiment ringard tout ça ! et puis elles sont presque toutes mal fichues !

  12. le 20 décembre, 2009 à 17:18 marieeleo écrit:

    A Lydia : Louise Brooks s’est défendue d’être lesbienne bien qu’elle ait « essayé » sans conviction, elle aurait notamment passé une nuit avec Garbo ! (cf. sa biographie très complète par Barry Paris). Sa meilleure amie, dont elle fait le portrait dans ses mémoires, était lesbienne et Louise Brooks vivait dans le climat des années folles, elle rendait beaucoup d’hommes et de femmes amoureux d’elle mais sans avoir de pulsions bisexuelles, pour sa part. En fait, on a souvent dit d’elle qu’elle était lesbienne car dans « Loulou » elle danse dans les bras d’une femme, qui incarna la première homosexuelle à l’écran. Louise Brooks, dans les années cinquante, fut très surprise lorsqu’un cinéphile lui affirma qu’elle était lesbienne et que tout le monde en Europe la croyait telle parce qu’elle était apparue ainsi à l’écran. Elle en déduisit que les gens avaient tendance à confondre le personnage d’une actrice avec sa véritable identité dans la vie de tous les jours.

  13. le 19 décembre, 2009 à 21:02 LYDIA écrit:

    j’ai lu qu’elle était lesbienne ! Si quelqu’un peut me renseigner !

  14. le 4 octobre, 2009 à 22:16 lydia écrit:

    Une collegue l’adore et c’est vrai qu’elle etait canon pour l’epoque et en avance sur son temps apparement niveau moeurs !! tres bien faite !! tres fraiche et naturelle.

  15. le 22 janvier, 2009 à 16:30 Pdouchet écrit:

    Il faut avoir vu dans l’émission « Cinémas,Cinémas » le reportage du retour en 1986 sur les lieux du tournage en extérieurs des Mendiants de la vie, de William Wellmann, avec en voix off les commentaires tirés de l’autobiographie de Louise Brooks pour comprendre la modernité de Louise dans son analyse de ses rapports avec les hommes dans le monde d’Hollywood et mesurer les causes du rejet qu’elle a provoqué. Trop géniale, trop moderne… Relire égalemnt son autobiographie. Indispensable.

  16. le 17 janvier, 2009 à 17:27 hugongerard écrit:

    LOUISE BROOKS surnommée LA MONA LISA DU CINEMA , L ANTI STAR D HOLLYWOOD .

  17. le 15 novembre, 2008 à 15:50 Luc écrit:

    Brooks Louise (1906-1985)
    Voici une personne, MAIS c’ est tellement difficile de la saisir… on y arrive :

    Titre Français : Das Tagebuch einer Verloren
    Année : 1929. Durée : 95 mn
    Ma note :
    Genres: Drame
    Réalisateurs: Georg Wilhelm Pabst
    Scénaristes: Rudolph Leonhardt
    Acteurs: Louise Brooks, Arnold Korff (Le Comte Osdorff), André Roanne (Son neveu), Andrews Engelmann (Le directeur), Valeska Gert (Sa femme), Edith Meinhard (Erika), Francisca Kinz (Meta), Sybille Schmitz (La gouvernante), Josef Rovensky, Fritz Rasp

    Debut: 0438
    Fin: 0252
    Custom list1: [Vhs]
    Disque #: 905

    L’itineraire d’une jeune fille brisee par les hommes, meme par ceux qui l’aiment.

    C’ est tellement difficile de capter ceci !!!

    Voilà.

  18. le 30 mai, 2008 à 11:27 pascal écrit:

    Moi,je me souviens d’un dimanche après midi à Nancy,il pleuvait et au cinéma d’art et d’essai de l’époque,c’était en 74 75 il diffusait »journal d’une fille perdue  » et je peux vous dire qu’il m’enr reste un souvenir imperrissable…

    Ambiance

    Salut
    LOULOU,je t’aime….

  19. le 22 avril, 2008 à 11:56 Michel écrit:

    Sujet fleuve marieeleo !! Je partage vos arguments pour « Le Journal… ». Personnellement, j’aurais préféré la fin prévue au départ avec une Louise Brooks en heureuse propriétaire de son propre bordel, mais c’est vrai que, dans ce cas, Pabst aurait totalement cautionné une certaine décadence allemande de l’entre-deux guerres (cupidité et luxure) qu’il cherche à dénoncer TOUT EN forçant le trait avec une JUBILATION évidente !!! Et un bonheur cinématographique époustouflant !! Je trouve aussi que ce film est plus composite, plus hétérogène, dans sa technique, mêlant expressionisme (séquences à l’école par ex), réalisme(la pharmacie par ex), voire naturalisme sordide, ce qui n’est pas le cas dans « Loulou », joyau plus pur dans son style, avec un personnage « irrécupérablement » immoral et amoral… Louise y est d’un bloc (de soufre !)épargnée par toute idée de rédemption.(Personnelement, j’ai beaucoup de mal avec les fins très moralisatrices.Je viens de revoir « Le secret magnifique » de Sirk. Je déteste la fin et tout le film finalement !!! Reste le style, sublime. Mais je m’égare …)Ce que doit certainement adorer un public féminin dans « Le Journal… »,et que j’aime beaucoup, c’est cette camaraderie féminine très forte face à une masculinité (à deux exceptions) détestable. Un film très féministe, je trouve. A+

  20. le 18 avril, 2008 à 14:36 marieeleo écrit:

    En ce qui me concerne j’aime peut-être plus « le Journal d’une fille perdue » que « Loulou ». Ce dernier est certes une oeuvre nocturne avec des images d’une beauté époustouflante – l’un des noirs et blancs les plus somptueux du cinéma, soyeux, argenté – et contient nombre de scènes fameuses, comme celle de la mansarde. Superbe bande-son. Louise, actrice-danseuse, y est incomparable. Mais je trouve la narration parfois un peu longue et chaotique. « Journal d’une fille perdue » est le pendant diurne de ce film. J’adore aussi la bande son, qui rythme la chorégraphie amoureuse de la scène de bordel dans laquelle Louise découvre le champagne et s’évanouit en dansant dans les bras de l’homme qui la porte… Et la scène du dortoir avec l’orgasme sadique de Valeska Gert comiquement mis en danse militaire ! Certes, l’oeuvre est un mélodrame, ce qui le rend sans doute moins fascinant et plus conventionnel que « Loulou », d’autant plus que la fin « réformiste », un peu mièvre, a été imposée par la censure à Pabst. Mais, sans que je puisse exprimer pourquoi au juste, « Loulou » est pour moi un film plus difficile qui met plus le spectateur à distance. Dommage que ces deux chef-d’oeuvres, malgré la réédition du somptueux coffret « Louise Brooks » en 3 DVD, ne soient connus que d’une poignée de gens, car leur visionnage procure des plaisirs si intenses, parce que raffinés, qu’on aimerait bien les savoir partagés !

  21. le 16 avril, 2008 à 22:07 Michel écrit:

    Je viens de revoir « Le journal d’une fille perdue ». J’aime moins que « Loulou » en terme de moralité car je ne sais pas trop la cadrer, pas trop où Pabst se situe … Une merveille de technique cinématographique cependant, avec une Louise Brooks toujours aussi érotique; il faut la voir en heureuse résidente d’un bordel! Je tiens à le redire car c’est un exploit: elle est sexuelle sans être vulgaire car elle a une sorte de grâce aérienne qui transcende tout prosaïsme racoleur, toute vile contingence… Il n’y a pas que la pureté de ses traits mais aussi et surtout la gestuelle. On peut bien sûr préférer l’érotisme froid, distant (pour aller vite) de Garbo ou l’assouvissement charnel offert par Joan Crawford ou clara Bow. Je n’ai pas de préférence mais une chose est sûr: Brooks était plus que toute autre habitée par le génie…

  22. le 13 avril, 2008 à 10:58 Michel écrit:

    Il y a peu de commentaires sur elle car elle n’est pas très populaire, au sens étymologique du mot, toujours cantonnée à une élite cinéphile. Peu de gens passent à l’achat d’un de ses films comme s’il fallait des clés de lecture pour les apprécier !! Loulou reste l’une de mes anti-héroïnes préférées, pas du tout une vamp, mais une victime de sa liberté animale, de son innocence amorale. TOUT A ETE DIT SUR ELLE, et je n’apporterais rien d’original et serais encore trop long !!! J’ai donc revu récemment « loulou » que je n’avais pas revu depuis une quinzaine d’années !! Ce film, assez claustophobique finalement, et dont j’adore tout particulièrement les éclairages expressionistes et la composition experte n’a pas pris une ride… Louise Brooks, pour moi, est l’incarnation irresistible de ce culte forcené de la jeunesse auquel se vouait l’ère du jazz. Il y avait là comme une volonté de défier le temps, et je crois que Louise restera dans l’imaginaire collectif ( ne serait-ce que par ses photos ou posters), continuera à fasciner dans tout l’éclat de sa beauté intemporelle quand la plupart des stars d’aujourd’hui seront oubliées !

  23. le 23 mars, 2008 à 11:31 nrk écrit:

    J’adore. Un peu surestimée…mais une grande danseuse et bonne ecrivain. Une femme aux compétences diverses qui était bonne à beaucoup de choses. « Lulu in Hollywood » est fascinant.

  24. le 3 janvier, 2008 à 13:18 marieeleo écrit:

    Malgré les quatre grands films muets que la carrière de Louise Brooks nous a laissés, et où elle est superbe, il manquera à jamais une Louise Brooks star du cinéma parlant, à l’égal sans doute de Garbo. Après avoir accepté en 1930 des petits rôles dans des films minables lors de son retour à Hollywood, elle finit par refuser, au motif qu’un amoureux l’attendait dans une autre ville, le premier rôle féminin de « L’ennemi public » de Wellman. Rôle qui fit ensuite connaitre Jean Harlow. Louise avait une voix merveilleuse – il suffit de l’entendre dans le documentaire « Looking for Lulu », à soixante-dix ans, parler de façon dense et mélodieuse – et avec sa photogénie et son talent, elle aurait pu devenir davantage que ce que l’on connait d’elle aujourd’hui, mais son goût de l’autodestruction a eu raison de sa carrière. On reste confondu devant un tel gâchis…

  25. le 11 septembre, 2007 à 15:37 marieeleo écrit:

    Je considère Louise Brooks comme la plus grande actrice du cinéma muet, au-dessus de Lillian Gish et Greta Garbo. Son jeu, qui fut incompris et critiqué dans les années 20, est d’une modernité extraordinaire ; rien d’outré, mais le plus grand naturel, la plus grande fluidité. Sa démarche était une danse. De plus elle a le plus beau sourire de l’histoire du cinéma. Et ce qui la rend fascinante c’est aussi le fait qu’elle était une intellectuelle, un écrivain véritable.

  26. le 19 juillet, 2007 à 8:34 G.PHILIPPEnancy54 écrit:

    les producteurs ne lui pardonnerent jamais son attitude
    « peu cooperative » lors de l avenement du cinema parlant;
    elle fut en effet,la seule actrice a se « mettre en greve » pour que les droits et la dignite des acteurs soient respectes.

  27. le 11 juillet, 2007 à 15:20 Emiliano écrit:

    Il faut absolument voir le film Diary of a lost Girl!!!

  28. le 30 mai, 2007 à 13:27 dark woods écrit:

    Si vous ètes interessés par cette actrice, allez sur http://www.pandorasbox.com ou lbs.proboards24.com … et puis le mien !

    Sur les actrices/acteurs des années 1920-30 en général, une adresse: http://1920-1930.forumactif.fr/

    à bientot !