Bogarde Dirk (1921-1999)

Dirk Bogarde, de son vrai nom Derek Jules Gaspard Ulric Niven van den Bogaerde, naît le 28 mars 1921 à Hampstead, en Angleterre.
Son père d’origine hollandaise dirigeait le service artistique du Times et sa mère était comédienne.
Le jeune Dirk commence sa carrière dans le dessin et la décoration de scène. En 1939, dans un théâtre de la banlieue londonienne, il fait ses débuts de comédien interrompus par la guerre.
Enguagé dans l’armée, il ne participera pas aux combats mais il est affecté à l’état-major du général Montgomery dont il suit les campagnes. Il dessinet les batailles, le musée de la guerre britannique en a acquis 2 d’entre eux.
Après la guerre, il est de retour au pays où il joue avec succès la pièce « Power Without Glory ». En 1947, avec il signe un contrat avec la Rank Organisation avec laquelle il joue dans « Dancing With Crime » et « Esther Waters ».
En 1950, il débute véritablement sa carrière d’acteur de cinéma dans « Police Sans Armes » où il interprète un jeune gangster. Le film est le plus populaire de l’année en Angleterre. En 1952, avec « Rapt » que la carrière de l’acteur commence véritablement.
En 1954, il atteint les sommets du box-office avec « Toubib Or Not Toubib » avec Kay Kendall. Il s’agit d’une histoire d’étudiants en médecine et reste très populaire auprès du public. Dirk incarnera le Docteur Simon Sparrow à 4 au cinéma dans « Toubib Or Not Toubib » (1954), « Rendez-Vous A Rio » (1955), « Toubib En Liberté » (1957) et « Doctor In Distress » (1963).
1954 marque également aussi sa rencontre avec le réalisateur Joseph Losey pour le tournage du film « La Bête S’Eveille » avec Alexis Smith. En 1955 et 1957, il est consacré meilleur acteur anglais et il reçoit un prix pour son interprétation de « La Vallée De L’Or Noir » (1957).
Dirk se retrouve au sommet de la gloire mais reste insatisfait de sa carrière puisqu’il obtient de bonnes critiques dans des films moyens et des mauvaises dans de bons films, ce qu’il souhaite se sont de bons rôles dans de bons films.
Il lui faudra patienter jusqu’en 1963 pour que son souhait se réalise avec « The Servant » (1963) de Joseph Losey, et Dirk Bogarde reçoit le prix du meilleur acteur de la British Film Academy.
En 1965, il remporte à nouveau ce prix avec « Darling » juste après l’échec commercial de « Pour L’Exemple » (1964). Grâce à ces 3 films, le comédien trouve un public international et plus intellectuel.
De 1963 à 1967, les duos Losey/Bogarde sont associés comme une marque de qualité auprès des cinéphiles. Ils tournent ensemble 4 films en 4 ans et se pastichent avec élégance dans « Modesty Blaise », une satire du film d’espionnage.
Dirk Bogarde marque la plupart de ses créations de sa distinction naturelle héritée de ses antécédents familiaux aristocratiques.
Néanmoins, il ne se cloître pas dans les personnages troubles qu’il incarne entre le rôle du père de « Chaque Soir A Neuf Heures » (1967), le professeur d’Oxford perdu dans les ordinateurs dans « Les Filles Du Code Secret » (1968), de l’avocat idéaliste de « L’Homme De Kiev » ou encore de l’ancien tortionnaire nazi dans « Portier De Nuit » (1973).
Toujours en ascension, il a considéré comme une consécration d’avoir été choisi pour jouer dans « Providence » (1977). Après « Despair », Dirk Bogarde se retire des studios pendant 13 ans.
Il participera encore à certains documentaires et passera un peu à la télévision.
Parmi les autres films dans lesquels il se distingue, on peut citer « Le Bal Des Adieux » (1960) de Charles Vidor avec Capucine, « Les Mutinés Du Téméraire » (1962) avec Alex Guinness, « Accident » (1967), « Ah ! Que La Guerre Est Belle » (1968) ou encore « Le Serpent » (1973) d’Henri Verneuil avec Yul Brynner, Henry Fonda et Philippe Noiret.
En 1977, l’acteur a écrit son autobiographie intitulé A Postillon Struck By Lightning, parue en France sous le titre Une Enfance Rêvée.
En 1995, l’Empire Magazine le désigne comme le 78ème homme le plus sexy de la planète sur les 100 sélectionnés.
Il ne s’est jamais marié et n’eut aucun enfant.
Dirk Bogarde est décédé le 8 mai 1999 d’une crise cardiaque à Londres, en Angleterre.
Certaines de ces citations :
« J’aime la caméra et la caméra m’aime. Enfin, parfois pas trop. Mais nous sommes de très bons amis »
En parlant de Kay Kendall : « elle était incontestablement la meilleure actrice comique que l’Angleterre n’a jamais connue, mis à part quelqu’un comme Beatrice Lillie que votre public ne connait pas. Peut être aussi Cicely Courtneidge »
En parlant de Jessie Matthews : « elle est une meilleure danseuse que Ginger Rogers et je la trouve meilleure actrice »
Pour plus d’informations, visitez :




On ne repasse pas assez souvent ou du moins rarement , les films de ce grand acteur à la télé , les films de Joseph Losey , THE SERVEANT par exemple . Et pourtant il en a tournés d ‘ excellents pour ne citer que : L HOMME DE KIEV avec Alan Bates , MODESTY BLAISE , PORTIER DE NUIT , LES DAMNES de Visconti , MORT A VENISE , notamment celui là etc et bien d ‘ autres .
Il ne faut pas non oublier non plus dans sa filmographie le film de Bertrand Tavernier : DADDY NOSTALGY ou il avait pour partenaire Jane Birkin , il a aussi tourné un film basé sur la vie de l ‘ actrice Patricia Neal , dont j ‘ ai oublié le tître , c ‘ était Glenda Jackson qui campaît le rôle de Patricia Neal , Dirk y campaît le rôle lui de son Mari Ronald Dahl . Ce téléfilm avait été diffusé à la télé .
Qui pourrait me donner le ou les tîtres des oeuvres de Gustav Mahler , que l ‘ on entend dans MORT A VENISE de Luchino Visconti ? dans lequel il tenaît le rôle principal aux côtés de Silvana Mangano .
Une citation de lui : Le cinema , c ‘ est juste une forme de masturbation , un soulagement sexuel pour les frustrés .
Il est avec Stanley Baker , l ‘ un des acteurs fêtiches de Joseph Losey .