Berry Jules (1883-1951)

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Jules Berry, de son vrai nom Jules Peaufichet, naît le 9 février 1883 à Poitiers, dans la Vienne.

De parents quincailliers, en 1888, la famille s’installe à Paris. Jules étudit au Lycée Louis le Grand où il rencontre Paul Géraldy, le futur auteur de « Toi et Moi ». Ensemble ils écrivent une pièce en vers qu’ils intitulent  »Le Biniou » et l’interpréteront au lycée.

S’intéressé par le dessin, le futur acteur fréquente l’Ecole des Beaux-Arts et se retrouve, à travailler pour un architecte en 1903. Un jour, celui-ci l’envoit dans le quartier de la Porte Saint-Denis où il s’abrite afin de se protéger du mauvais temps sous un porche où se trouvaient plusieurs personnes.

Tout d’un coup, il se rend compte qu’il s’agit de l’entrée : il suit les candidats sans avoir rien préparé, il déclame un poème et se trouve engagé !!! Ce coup du sort le décide à tout quitter pour la scène : il prend le pseudonyme de Berry et n’arrêtera plus de jouer la comédie en France et en Belgique.

Particulièrement élégant en smoking avec une certaine désinvolture et beau parleur, son jeu de mains lui le rend unique : la cigarette systématiquement entre ses doigts, ses mains ne restent jamais en place soulignant constamment ses paroles. Sur les planches, il triomphe au « Boulevard » dans des pièces telles que « Simone est comme ça «  (1921), « La Huitième Femme de Barbe Bleue » (1923) ou encore « La Vie est Belle  » (1928).

Plein de talent et de confiance en soit, Jules Berry assure le plus souvent lui-même les mises en scène. Cependant, possédé par la passion du jeu, il accepte toutes les propositions pour rembourser ses dettes et apparaît dans des films souvent inégaux. En 1935, il rencontre Jean Renoir et Jacques Prévert qui lui permettent d’incarner le personnage inoubliable de Batala, escroc et suborneur du très célèbre « Le Crime De M. Lange » (1935).

A ce moment là, l’acteur de théâtre a pratiquement abandonné les planches pour se consacrer au cinéma où il apparaît dans 37 films entre 1937 et 1941… Acteur aux facettes multiples, il incarne un réjouissant gentleman cambrioleur (« Arsène Lupin Détective »), un pianiste farfelu (« L’Habit Vert »), un impresario véreux (« Les Rois Du Sport ») ou encore un commissaire dans (« L’Homme A Abattre »).

Le réalisateur Marcel Carné avec l’intervention de Jacques Prévert que Jules joue avec brio le personnage de M. Valentin, un dresseur de chiens, face à Jean Gabin et Arletty dans « Le Jour Se Lève » qui vont lui permettre de faire la preuve de tout son talent.

Mais la guerre éclate et impose un frein à ses projets de carrière. Après l’armistice, il reprend sa carrière cinématographique interrompue avec divers films tels que « Etoile Sans Lumière » (1946), « Si Jeunesse Savait » (1947), « Portrait D’Un Assassin » (1949), « Histoires Extraordinaires » (1949) ou encore « Les Maitres Nageurs » (1950).

Poursuivi par le fisc, il vivait continuellement entre les tapis rouges et les champs de courses. L’âge venant, la maladie s’installe. Pourtant, il continue à tourner pour éponger ses dettes qui n’arrête pas. Il meurt ruiné.

Au cours de sa vie, il s’est marié à 3 reprises :

 - l’actrice Jane Marken (1895-1976) de 19?? jusqu’en 19??

 - l’actrice Suzy Prim (1895-1991) de 19?? jusqu’en 19??

 - l’actrice Joselline Gaël (1917-1995) de 19?? jusqu’en 19??. Ils eurent une fille.

Jules Berry est décédé le 23 avril 1951 d’une crise cardiaque à Paris.

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Pour plus d’informations, visitez :

http://www.cinememorial.com/Acteur_detail.php?id=63

Publié dans : ||le 8 juillet, 2009 |9 Commentaires »

9 Commentaires

  1. le 3 septembre, 2010 à 10:28 hugongerard écrit:

    Certains ne connaissent pas trés bien leur géographie , d ‘ aprés ce que j ‘ ai lu concernant le lieu de naissançe , nôtre chère blogueuse se trompe en disant que Poitiers , la ville natale de Jules Berry se trouve dans la Vienne , c ‘ est totalement faux , Poitiers se trouve dans le chef-lieu de la région Poitou-Charente .

  2. le 3 juin, 2010 à 12:25 hugongerard écrit:

    Jules Berry a aussi joué dans ETOILES SANS LUMIERE de Marcel Blistène ( 1946) aux côtés de la grande Edith Piaf et Yves Montand , dont c ‘ était son tout premier grand rôle au cinéma : L histoire d ‘ une petite bonne à la voix prenante engagée pour être doublure pour le chant . Jules Berry y campaît le rôle de Billy Daniel . Parmi les autres interprètes de ce film mélo dramatique musical : Serge Reggiani , Mila Parely ( Stella Dora) Marcel Herrand ( Marney) et Philippe Lemaire .

  3. le 6 février, 2010 à 18:57 SAÏDI ROGER écrit:

    JUSTEMENT,ON PARLE DANS CE SITE DE PIERRE LARQOEY,MAIS JE NE LE VOIS PAS Y FIGURER.

  4. le 10 novembre, 2009 à 13:35 hugongerard écrit:

    Ne ratez pas ce soir le film de Jean Renoir , LE CRIME DE MR LANGE avec Jules Berry ( MR LANGE ) à 0h50 sur France 2 . le film qui lança Jules Berry .

  5. le 19 septembre, 2009 à 12:41 hugongerard écrit:

    Richard Berry ( LA BALANCE LE GRAND PARDON L UNION SACREE ) a t-il un lien de parenté avec Jules Berry ? . Qui peut répondre ? .

  6. le 1 septembre, 2009 à 12:09 hugongerard écrit:

    Certains affirment que c ‘ est René Lefèvre qui aurait tenu le rôle de MONSIEUR LANGE dans le film de Jean Renoir , et bien c ‘ est faux , c ‘ est Jules Berry lui même qui obtient le rôle de MONSIEUR LANGE et non René Lefèvre . Erreur commise dans un dictionnaire du cinéma des comédiens disparus par Yvan Foucart.

  7. le 30 août, 2009 à 10:04 hugongerard écrit:

    Films clés dans sa carrière .
    LE CRIME DE MR LANGE de JEAN RENOIR ( 1937) .
    LES VISITEURS DU SOIR de MARCEL CARNE ( 1942) RÖLE DU DIABLE .

  8. le 21 juillet, 2009 à 14:56 Francis ROGER écrit:

    Pour moi Jules Berry fait parti des acteurs mythiques du début des années 30, imposant un certain style de jeu (très bien décrit par la bloggeuse) au même titre qu’un Louis Jouvet, un Raimu ou un Michel Simon. Il est vrai qu’au début du parlant tout était à inventer et beaucoup d’acteurs se sont imposés par une personnalité à chaque fois différente, que ce soit dans le phrasé, la voix ou l’accent, la gestuelle, les mimiques, les tics…
    C’est ainsi que même les seconds rôles y trouvaient leur compte pour le peu qu’ils aient trouvé un ‘style’ (Jean Tissier, Julien Carette, Pierre Larquey, Noël Roquevert…). Une catégorie en voie de disparition semble-t’il !

  9. le 10 juillet, 2009 à 9:23 hugongerard écrit:

    Innoubliable dans le rôle du diable dans LES VISITEURS DU SOIR de MARCEL CARNE ( 1942) avec ARLETTY et ALAIN CUNY . Un chef-d ‘ oeuvre du cinéma de nôtre patrimoine français .